CH°OH
CHCOO-R’
| OH GHSO:LEO Choline
(R étant un radical d’acide gras saturé)
rte
a son action empêchée par l’augmentation de la teneur du sang en cholestérol.
Le venin de vipère a sa toxicité diminuée aussi par un excès de cholestérol. Il en est de même du pouvoir hémolysant, même à très faible dose, de la saponine.
Les stérols peuvent être aussi considérés comme les supports de la vitamine anti-rachitique D : les travaux de Tanret, sur l’ergostérol, en font foi, de même que plus loin nous montrerons que la peau humaine (qui contient du cholestérol) soumise à l’action des rayons ultra-violets, permet d'éviter le rachilisme chez des rats carencés en vitamine D, nourris avec cette peau.
Le cholestérol se trouve donc dans l’organisme humain. Sa recherche et son dosage dans le sang est une aide précieuse pour le clinicien moderne, surtout du point de vue pronostic et traitement.
Pendant trop longtemps, à notre avis, on ne se préoccupait pas assez de savoir le taux de ce corps dans le sang de nos malades. Depuis quelques années, on a reconnu l'utilité de le connaître dans certaines maladies, comme la tuberculose en particulier ; dans cette maladie, en effet, en connaissance de sa valeur, ainsi que nous le verrons plus loin, on indiquera le choix d’une thérapeutique. A l’état normal, d’après les moyennes fournies par Gumersindo Sayago et Ygnacio J. del Vilar (de Cordoba), le taux du cholestérol dans le sang varie de 1 gr. 200 à 1 gr. 800 par litre ; au-dessous de 1 gr. 200 pour mille, on peut parler d’hypocholestérolémie, au-dessus de 1 gr. 800 pour mille, d’'hypercholestérolémie. Les taux fournis par ces auteurs seraient essentiellement variables.
Ceux fournis par François Leuret et Dutrénit varient pour la normale de 1 gr. 30 à 1 gr. 80 pour mille: mais pour ces derniers auteurs, le taux de cholestérolémie est fixe, et ses variations physiologiques sont insignifiantes. Cependant, il est à considérer que chez les biliaires, ainsi que l’a montré Parturier, l’orage et la dépression barométrique
ES; (re
aménent un abaissement d’abord, puis une élévation de la cholestérolémie. On trouve de même certaines variations par rapport à la vie sexuelle de la femme.
Nous empruntons le graphique ci-dessous au travail si intéressant de Fr. Leuret et J. Dutrénit, montrant que pendant les règles, le taux du cholestérol dans le sang varie suivant la période menstruelle : augmentation du quatrième et troisième jours avant les règles; léger abaissement le deuxième jour, sans toutefois atteindre le retour à la normale; augmentation nouvelle le premier jour de l'écoulement, puis chûte graduelle vers la normale jus-
qu'au deuxième jour, après les règles.
Courbe de la Cholestérolemue pendant la période menstruelle
(d’après Fr. LEURET et J. DurrèniT)
De même, pendant la grossesse, Chauffargget Grigault ont montré qu'il existait chez la femme une hypercholestérolémie, surtout marquée vers la fin de la grossesse et pouvant s'élever, les deux derniers mois, jusqu’au taux de 2 gr. 45 pour mille.
Cependant, certains auteurs ont montré qu’il existait aussi des variations du taux du cholestérol dans le sang, selon les différents moments de la journée. C’est ainsi que pour eux, on trouve une poussée d’hypercholestérolémie pendant la digestion.
1 TN Quelles sont les sources du cholestérol ?
Elles sont de deux sortes : nous allons les étudier en fai-
sant le Métabolisme du cholestérol.
Origine. — Elle peut être exogène ou endogène.
1° Origine endogène.
Le cholestérol peut être formé par synthèse dans lorganisme aux dépens de tous aliments et surtout des graisses. Il faut donc des organes formateurs qui sont vraisemblablement, en même temps, des organes de dépot. Parmi ces organes, les surrénales et le corps Jaune de lPovaire semblent jouer le principal rôle, mais, pour bon nombre d’auteurs, la rate et le pancréas semblent aussi être producteurs de cholestérol. Et il faut bien que le cholestérol ait une origine endogène, car comment expliquerait-on le fait que chez l’enfant la quantité de cholestérol excrétée soit plus grande que celle absorbée (cf. Delanauy, « Cours de chimie biologique »); et de même, comment expliquerait-on les expériences de Mac Callon qui soumettait une poule à un régime absolument privé de cholestérol et trouait que les œufs pondus par cette poule contenaient toujours la même quantité de cholestérol dans le jaune.
2° Origine exogène où alimentaire.
Certains aliments apportent une grosse quantité de stérols, et les aliments les plus riches en cholestérol sont : — la cervelle qui peut en contenir 20 gr. par kilo; — le jaune d'œuf; — le beurre et tous les aliments gras (4 gr. par kilo): — le thymus et le rognon de veau; — les foies gras; — Je lait.
Par contre, les aliments tels que légumes, salades, céréales, viandes rôties, lait écrémé sont pauvres en cholestérol.
Op
En résumé, plus un aliment est riche en lécithine, plus il est producteur en cholestérol.
Unsheïin a montré que l'introduction dans l'organisme par voie digestive ou par voie parentérale de graisses privées de cholestérine, amène une augmentation régulière du taux du cholestérol sanguin. Done, la source eXOgene du cholestérol se trouve non seulement dans les aliments riches en cholestérine, mais aussi dans tous les aliments gras, dans tous les lipides, car n'oublions pas que le cholestérol n’est qu’un lipide et plus justement un stéride, c’est-à-dire un esther formé de l’action d’un alcool (stérol) sur un acide gras.
Il est du plus haut intérêt, à notre avis, de voir si laugmentation du cholestérol alimentaire, c’est-à-dire des aliments fournisseurs de cholestérol, amène une augmenta- Hon parallèle du cholestérol sanguin.
Tous les auteurs sont d'accord sur ce point : laugmentaüon de la nourriture en produits riches en cholestérol amène une augmentation du taux de la cholestérolémie, mais cette augmentation n’est que pasagère, et le taux revient ‘apidement, en quelques heures, à la normale.
Le cholestérol alimentaire ne peut pas être absorbé sous la forme cholestérine brute par l'intestin, car cette cholestérine serait rejetée par les deux voies principales d’excrélion du cholestérol : la bile qui en excrète de 0 gr. 15 à 3 gr. 55 par litre et les matières fécales, sous forme de coprostérol.
Il faut done, pour être absorbée, qu’elle soit transformée en cholestérine « humaine »; c’est ce qu’ont montré Fraser et Gardner à propos de l'absorption de la phytostérine vé-
On a essayé, d’autre part, à augmenter le taux de la cholestérolémie en faisant absorber à un sujet du cholestérol sous la forme «< cholestérol ». On s’est aperçu que le taux de la cholestérolémie augmentait, mais qu’il revenait rapi-
deiment à la normale. De nombreux auteurs ont été conduits, pour amener l’élévation de ce taux, à donner à l’organisme un Corps voisin du point de vue chimique, puisque c’est un lipide complexe : la choline ou hydrate de triméthyl-oxv-éthyl-ammonium. Ce corps étant une base ne semble utilisable que par ses sels. Nous étudierons plus loin cette base, ses sels et leur action par augmentation de la défense de Porganisme, principalement par élévation
du taux cholestérolémique.
La Cholestérolémie en Pathologie
Au cours des infections aiguës el principalement en période d'hyperthermie, on observe toujours une baisse du cholestérol sanguin.
On à pu dire que dans l'infection aiguë, la courbe de cholestérolémie était en sens inverse de la courbe de température ; c’est à la température la plus haute que correspond la plus faible teneur du sang en cholestérol.
Immunité.
La présence de ce corps joue un grand rôle dans lPimmunité. Ainsi que nous lPavons vu déjà : à propos de Pac- Lion hémolvsante de Ja saponine et du venin de cobra, par exemple.
Paludisme.
A toutes Îles périodes de cette maladie, nous trouvons un abaissement du taux du cholestérol sanguin. Il en est de même dans les complications paludéennes, dans les cas de fièvre bilieuse hémoglobinurique, où d’ailleurs la choline est utilisée.
Syphilis
L'’abaissement du taux de la cholestérolémie varie avec
les périodes. D’après certains auteurs Comme Chauffard et
Grigault, Phypercholestérolémie serait de règle à la troisième période de cette maladie. Doit-on considérer cette valeur comme une ultime défense de l'organisme semblable au phénomène que nous étudierons plus loin pour la tuberculose? Cela se peut; à moins que les auteurs précités n'aient pas tenu compte du fait que le taux du cholestérol sanguin augmentait avec l’âge. Il est, en effet, normal que les individus subissant des atteintes de la troisième période de la syphilis soient des gens âgés. Peyrot et Boisseron ont montré qu’on ne trouve pas de différence entre tes variaüons du cholestérol chez les svphilitiques et chez les individus sains du même âge. Cela tenterait à confirmer notre hypothèse.
Ulcères gastro-duodénaux.
Roumaillac (de Captieux, Gironde), a montré que le taux de la cholestérolémie est un facteur important de la vitalité de la muqueuse digestive : peut-être même, la condi- Uonne-t-il. EU il base un traitement des ulcères de cette nature sur une augmentation du taux du cholestérol sanguin.
Rachitisme.
Dans cette affection si fréquente, surtout autrefois où on ne CONnaissait pas, ou tout au moins où on n'employait pas les radiations ultra-violettes, on trouve une cholestérolémie basse. Les rayons ultra-violets agissent sur la cholestérine des téguments. Déjà, en 1919, Drummond écrivait que : « L'exposition de la peau aux U.-V. détermine, aux dépens de la cholestérine des téguments, la synthèse de la vitamine antirachitique D. »
Dans leur laboratoire, Heis et Weinstock, étudiant le rachitisme sur des rats, montrent que l’avitaminose D n’apparait pas chez leurs animaux en observation lorsqu'ils les nourrissaient avec de Ja peau humaine ir ‘adiée, peau riche, par conséquent, en cholestérine.
Dans l’Anaphylaxie.
Les travaux de Clevers, en 1933, montrent que chez le chien, auquel on injecte par voie veineuse de la peptone de Witte, il se produit un choc anaphylactique. Sous l’action de ce choc, le taux de la cholestérolémie baisse d’abord, puis remonte au bout de dix minutes, pour devenir normal en une heure.
Les recherches de A. Lumière, sur des cobaves rendus hypercholestérolémiques par des injections répétées de solution à 2 % de cholestérol dans l'huile d’œillette, montrent que les cobayes cholestérolés ne réagissent que faiblement au choc anaphylactique produit par linjection d’une dilution au cinquantième de sérum de cheval, trois semaines après une injection préparante de cette même
solufon.
Dans les Néoplasmes.
Dans les néoplasmes, 1e taux de la cholestérolémie est toujours très élevé. Roffo, de Buenos-Ayres, a montré qu'une tumeur maligne est toujours très riche en cholestérol ; le même auteur, avec Corréa, démontre que le traitement des néoplasies malignes par la Rœntgenthérapie, n’est possible que par la destruction par les rayon X de la cholesiérine du sang, phénomène se produisant, d’après
eux, par oxydation.
Dans le Diabète.
Il y a toujours hypercholestérolémie dans le diabète.
Dans la Tuberculose.
Le taux du cholestérol dans le sang est d'autant plus abaissé que la forme de la bacillose est plus évolutive.
Fr. Leuret et J. Dutrénit posent la question de la cholestérolémie dans la tuberculose et pensent qu'il est « logique d'envisager ce taux comme un élément d'appréciation du
pre
bon fonctionnement endocrinien, de la résistance à l’intoxication et de l’évolution de la poussée bacillémique. »
Ces auteurs font du taux cholestérolémique un test permettant de prévoir si un malade est sur le point ou non de faire une poussée évolutive.
Cependant, le Professeur E. Leuret, Caussimon et Vitte sont, semble-t-il, d’un avis contraire, puisque, d’après leurs travaux, le taux du cholestérol dans le sang des tuberculeux, à la période terminale de la maladie, augmente régulièrement.
Les mêmes faits ont été démontrés par Gumersindo Sayago et Ignacio J. Del Vilar (de Cordoba, République Argentine). Ces derniers auteurs ont montré l’augmenta- Hion lente et progressive du taux de la cholestérolémie à partir de quarante-cinq jours avant la mort du sujet.
Pour Fr. Leuret, cette contradiction n’est qu’apparente, puisque, dit-il, « les périodes terminales de la vie chez les malades présentent des réactions physiologiques tout à fait particulières et qui semblent exprimer le dernier sursaut de l’organisme dans ses réactions de défense ou bien linhibition de ses processus régulateurs. De même, on voit le sucre disparaître dans les urines des diabétiques, ou l’urée sanguine revenir à un taux normal et même au-dessous chez les azotémiques, on voit chez le tuberculeux, au moment Où son organisme va être vaincu, le témoin de sa défense s’accumuler dans le sang comme si le dernier effort, hélas infructueux, était tenté. »
Stirpe montre, lui aussi, la chûte du cholestérol sanguin dans les états tuberculeux et le relèvement du taux cholestérolémique avec la guérison du malade. Il écrit, en citet en octobre 1930, dans « Tuberculosis » :
« Ayant moi-même fait des dosages du cholestérol dans le sang de sujets atteints de tuberculose pulmonaire, avant et après le traitement, par le pneumothorax artificiel thérapeutique mono et bilatéral, j'ai constaté une augmenta- Uon très nette du taux cholestérolémique après le pneumo-
thorax, mais cette augmentation était très nette et plus sensible dans le cas de pneumothorax bilatéral. »
Ces faits ont été confirmés par Zuccola, puis par différents auteurs, Comme Andréoni, Barbara, Chaufard, Giani, Hènes, Manarsi, etc.
Etudions maintenant un corps dont l'administration sous forme de sels est assez employé en médecine : la choline.
La Choline - Ses Sels
La choline ou hvdrate de triméthyl-hydroxy-éthylène ammonium, de formule