partie l’assisterait suivant la propor
tion de ses forces. Les Délawares s’engagérent à donner passage sur leur
rritoire aux troupes des États-Unis ui iraient attaquer les postes et les orts possédés par les Anglais sur la rive des grands lacs du nord et des fleuves de l’ouest : ils promirent de leur donner des guides pour y arriver par les chemins les plus sûrs, de leur céder.
des grains, des chevaux , d’autres objets d’approvisionnement, et de se joindre à eux avec un certain nombre de leurs guerriers les meilleurs et les plus expérimentés.
Afin de donner un abri plus assuré aux vieillards, aux femmes, aux enfants de leur nation, tandis que leurs guerriers marcheraient contre l’ennemi, il fut convenu que les États- Unis construiraient un fort dans le pays des Délawares, et qu'ils y entretiendraient une garnison.
On promit de part et d’autre la punition des coupables qui commettraient des actes de violence ou d’autres infractions à la paix; et les États-Unis consentirent à fournir aux Délawares, par l’établissement d'un commerce ré-
ulier et dirigé vers le bien mutuel, es articles d’habillement, les ustensiles, les armes, toutes les marchandises propres à leurs usages.
Comme on avait cherché à persuader aux Indiens que le projet du gouvernement fédéral était de les extirper et de prendre possession de leur pays, les
tats-Unis, voulant écarter une telle opinion, s’engageaient à garantir aux Délawares et à teurs descendants tous leurs droits territoriaux de la manière ja plus complète et la plus absolue, et tels qu'ils avaient été reconnus par les derniers traités, aussi longtemps que leurs tribus habiteraient cette contrée, et maintiendraient la chaîne d’amitié qui venait de se former.
Îl était enfin convenu entre les parties contractartes (si à l’avenir on le jugeait utile à leurs intérêts mutuels), d'inviter d’autres tribus amies à se joindre à la présente confédération, et
former un État à la tête duquel serait la nation déiawere, et qui aurait un représentant au congrès
Dans ce traité d’alliance, les droits des Indiens, comme nations souve.
raines et indépendantes, étaient for.
mellement reconnus; maisaucuneautre convention ne leur conserva les mêmes priviléges; et lorsque les traités de
aix, Conclus en 1783 entre l’Angle.
rre et l'Amérique, eurent déclaré que le territoire de la nouvelle puissañcæ s’étendrait jusqu’au Mississipi, le États-Unis ne regardèrent plus les r6.
gions occupées par les Indiens dans cet immense intervalle que comme des en.
claves comprises dans leurs limites,
Alors un nouveau droit des gens 56 tablit à leur égard. Ces peuples n.
taient plus considérés comme indé.
pendants, et ils étaient mis sous protection et la tutelle du gouverne.
ment fédéral; ils ne pouvaient aliéne leurs terres qu’en, sa faveur où ave son autorisation : on cherchait par de nouveaux traités à resserrer leurs ca.
tonnements, et chacune des cession que l’on obtenait d'eux paraissait ache tée par quelques indemnités en argent ou eu marchandises, mais elle dimi nuait progressivement leurs moyex d'existence.
Ainsi, dans une convention faite 22 octobre 1784 avec les Iroquois, m les reçut sous la protection du gouver.
nement fédéral, on traça les limites de leur territoire après l'avoir restreint, et on leur remit quelques présents,
Un traité conclu, le 21 janvier sui.
vant, avec les Délawares, les Wian dots, les Chippewais et les Ottowais, déclara que ces nations se reconnais saient placées sous la protection du États-Unis. La région que les deu
remieres devaient occuper le long du ac Érié fut bornée à l’orient par k
rivière Cayahoga, à l’ouest par la Mar À
mée, au sud par une ligne tracée d'e rient en occident, depuis le Muskingun jusqu'aux sources du Miami. Touts es terres situées entre ces limites fr.
rent aliouées aux Wiandots et aux Dé lawares pour y vivre et y chasser ; mai les États-Unis se réservèrent sur leur territoire plusieurs arrondissement, grès des rives de ia Maumée et du Sürr
usky, et ils.obtinrent sur la ligne da
ces de Ottows confirn nouvea tres na les Po ce trait nouvea ment p vernel
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ue ces deux
nds lacs d’autres concessions, autour des postes fortifiés de Détroit et de Michillimakinac.
Les limites du pays des Chérokees furent établies par une convention du 21 novembre 1785 : on leur abandonna pour leurs chasses les contrées situées a l'occident des montagnes Occonées; et le droit de régler leur commerce avec les États-Unis fut réservé au con-
La mêmes principes furent suivis dans un traité conclu, le 8 janvier 1786,
avec toutes les nations chocktaws : elles
reconnurent leurs tribus, leurs habitations, et les terres qui leur étaient assignées pour y vivre et y chasser, comme placées sous la protection des États-Unis. On désigna les bornes de jeur territoire, en retenant pour l’établissement des postes de commerce trois cantons de six milles carrés chaeun, et en laissant au congrès le choix des lieux où ils seraient placés.
Le 10 du même mois, on convint avec les Chikasaws d’un arrangement semblable, et l’on fixa leurs limites entre le Ténessée, le Mississipi, et les terres des Chocktaws, des Creeks et des Chérokees. Un poste commercial sur les rives du Ténessée, près du Muscle-Shoal, était réservé aux États- Unis.
Les Shawanèses conclurent, le 31 janvier, une convention par laquelle ils reconnaissaient les États-Unis comme seuls et absolus souverains de leur territoire : ceux-ci leur promettaient de les protéger; ils leur laissaient, pour
vivre et y chasser, le territoire situé à l'ouest des Wiandots et des Délawares, entre le cours de la Maumée et celui du Wabash.
Les sine pris en 1785 par
ernières nations, et par les Ottowais et les Chippewais, furent confirmés, le 9 janvier 1789, par un nouveau traité : on y comprit deux autres nations du nord-ouest, les Sacs et les Potawatamis; tous les articles de ce traité leur furent applicables , et ces nouveaux peuples se trouvèrent également placés sus la protection du gouverncment fédéral, qui étendait de
proche en proche l'exercice de sa puis-.
sance.
Le résumé que nous venons de faire de ces différents traités nous montre qu’ils furent tous conformes aux mêmes.
pain Les États-Unis resserraient
abituellement le territoire occupé par.
les Indiens, et ils cherchaïient à les enclaver au milieu de leurs possessions, en formant au loin de nouveaux établissements sur les rives du Mississipi, sur celles du Wabash et de l'Illinois.
Les Français y avaient autrefois placé plusieurs colonies, et les États-Unis.
se fondaient avec raison sur ces titres.
d'occupation primitive, pour faire reprendre possession des mêmes territoires par les familles auxquelles ils avaient appartenu.
Une longue plaine, dont la largeur varie de trois à quatre milles, s'étend.
au nord de Kaskaskia, entre la rive orientale du Mississipi et une chaîne.
de hauteurs souvent escarpées. La.
beauté du pays et sa fertilité y appelaient de nombreux cultivateurs, et l’on y avait formé, du midi au nord, les établissements de Kaskaskia, de la Prairie-au-Rocher, du foït de Chartres, de Saint-Philippe et de Cahokia.
D’autres postes avaient été occupés par les Français sur la rive de l'Illinois; d’autres l’avaient été sur le Wabash, et de ce nombre était celui de Vincennes, qui avait été le plus important de tous par l’activité de son commerce et les progrès de sa culture.
La plupart de ces territoires ayant été ravagés pendant la guerre, les anciens possesseurs avaient disparu ; mais les droits de leurs héritiers subsistaient encore, et le gouvernement américain voulut les reconnaître, et remettre en valeur ces différentes plantations. Dans cette vue, le congrès prit, le 20 juin 1788. la résolution de rétablir toutes les cultures abandonnées, et, lorsqu'il fit mettre en vente les propriétés publiques situées dans cette région, ii retint pour les anciens colons plusieurs.
cantonnements autour des lieux qu’ils avaient habités: il agrandit même leurs possessions premières, pour les dédommager des pertes que la guerre et.
l'éloignement leur avaient fait éprouver: et ces mesures, qui furent adoptées vers le Mississipi 4 furent ensuite près du Wabash et dans le pays des Illinois.
En relevant ainsi les établissements formés sur la rive des grands fleuves de l’ouest, le congrès des États-Unis s’assurait la libre jouissance de leur navigation, et il ouvrait un vaste éroulement aux richesses des régions baignées par les eaux du Mississipi et de ses nombreux affluents. Les terres qu’il s’était réservées, dans les contrées mêmes dont les Indiens gardaient la jouissance, lui donnaient aussi les moyens de multiplier les entrepôts du commerce, d’ériger des forts pour ie protéger, de donner de nouveaux centres d'activité aux constructions navales , à l'exploitation du sol, à l’industrie manufacturière; on s'était d’ailleurs assuré le droit d'ouvrir des routes de communication à travers des pays ercore sauvages, et l’on commençait à tracer et à croiser en plusieurs sens les premières lignes d'un vaste réseau qui devait un jour envelopper toutes ces régions occidentales,
Pour mieux nous rendre compte de la situation des Indiens qui les occupurs nous rappellerons que la civiisation et la culture s’étendaient incessaniment autour d'eux, et que les lignes de démarcation tracées entre leurs possessions et les établissements européens n'étaient ni assez précises , ni assez à l’abri des invasions, pour ne pas étre souvent en litige. L’habitude de la chasse multipliait les occasions de passer d’un territoire à l’autre :
en poursuivant le gibier on franchissait les limites; et la misère, l’indiscipline, donnaient lieu à des agressions, à des larcins, qui amenaient ensuite des représailles individuelles et des vengeances nationales.
L’instabilité d’un ordre de choses
ui n’offrait qu’une fréquente alternative d’attaques imprévues et de trêves vassagères, dut frapper le nouveau gouvernement des États-Unis; et il parut nécessaire de modifier lesystème
politique observé jusqu'alors envers
les Indiens, si l’on voulait établir avec eux desrapportset desliens plus assurés.
Comme la durée de l’état sauvare accroissait leur misère, et rendait jeurs hostilités plus barbares et plus redoutables, c’était en essayant de chan leurs habitudes qu’on pouvait adoucir leurs mœurs et leur situation. Moins la chasse leur laissait de ressources, plus il devenait nécessaire de les attirer vers l’agriculture, et de développer «n eux ce premier germe de civilisation, Des hommes pieux avaient autrefois tenté de les réunir à l’aide des idées religieuses; mais des opinions abstrai.
tes pouvaient avoir sur eux moins d'as.
cencant que la voix impérieuse de l nécessité. Il fallait de nouveaux moyens de subsistance à toutes ces nations ressées par le besoin; et pour les ob.
enir elles devaient se résigner au|tra.
vail, et mêler aux chances aventu.
reuses de leurs chasses les occupations
d'une vie plus sédentaire. Quelques :
défrichements étaient déjà commencé:
mais il était nécessaire de les multi.
lier et de les rendre plus faciles par es procédés du labourage; et l’art de la culture était trop peu connu des In.
diens pour leur assurer quelque bien.
étre. Washington entreprit de le leur procurer; et ce projet bienveillant est sans doute un de ceux qui honorèrent le plus son administration. Nous trou.
vons la preuve de ses vues philanthropiques dans les différentes conventions que furent faites avec les Indiens pen-
ant la durée de sa présidence. Les traités sont les actes solennels qui assurent le mieux la gloire d’un vain.
queur, lorsque, en les concluant avec
les faibles , il ne tire point avantagede à
sa force pour les accahler ; et, s’il peut favoriser les progrès des peuples qui sont encore dans l’enfance, il attache à ses victoires un nouveau genre d'il.
iustration, il devient le bienfaiteur de l'humanité.
Cette mission de civilisateur des In diens, que Washington avait généreusement entreprise, nous conduit à rappeler plusieurs clauses de ses traités
avec les Creeks et avec d’autres nations |
indigènes.
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En 1790 , les Creeks étaient en guerre avec la Géorgie; Mac-Gillivray, fils d'un Irlandais et d’une Indienne, était à leur tête, et ils réclamaient la restitution d’un territoire situé près de teurs frontières. Ces débats furent terminés le 7 août, par un traité de paix où l'on inséra cet article remarquable :
«Afin que les Creeks puissent être “amenés à un pue grand degré de ci- « vilisation, et devenir pasteurs et cul- «tivateurs, au lieu de rester dans «l'état de chasseurs, les États-Unis «leur fourniront de temps en temps «et gratuitement des animaux domes- «tiques, et les instruments de labou- “rage qui leur seront utiles; et de «plus, pour les assister dans une mar- «che progressive si désirable, et pour « établir un moyen assuré de commu- «nication avec eux, les États-Unis «enverront, pour résider au milieu de seette nation, plusieurs agents qui «auront le caractère ei les fonctions «d'interprètes. Des terres leur seront
::nées par les Creexs, pour être ::".6es par eux et par ceux qui suc-
-’:ront à leurs emplois. »
Les mêmes principes furent observés dans les conventions que Washington fit successivement négocier avec d’autres peuplades. Tous ses actes avaient our but de prévenir des collisions ha- Fituelles entre les États-Unis et les Indiens, en traçant une plus exacte demarcation de territoire, d'assurer la punition des actes de violence qui seraient commis de part et d’autre, d’attirer les sauvages vers l’agriculture, et de favoriser leurs progrès. Washington egardait le devoir d'améliorer le sort des Indiens comme inséparable du droit de les protéger, et il avait pris à tâche de modifier sans secousses et par d’uiles encouragements les usages qui enaient à leur vie errante et sauvage.
Une convention faite, en 1791, avec Des Chérokees fut conforme au même jystème : elle leur accorda des secours annuels, en dédommagement des terres Qu'ils avaient cédées aux États-Unis.
Ces arrangements avec les Creeks et vec les Chérokees assuraient la paix les États méridionaux : ils furent par-
ticulièrement utiles à la Caroline du Sud, à la Géorgie, et aux territoires du Kentucky et du Ténessée, qui ne pouvaient accroître qu’à l'abri de ia paix leur population et leur culture; mais les vastes régions situées à l’occident de la Pensylvanie restaient exosées à de continuelles incursions, et
’on craignait aussi que la guerre ne se rallumât sur les rives du Mohawk. Ce fut dans ces circonstances que plusieurs chefs de la nation des Sénécas se rendirent à Philadelphie pour exposer à Washington leurs griefs.
« Quand votre armée, lui dirent-ils, « a pénétré sur notre territoire, nous « vous avons nommé le destructeur « des peuples : nos femmes se sont en- « fuies la pâleur sur le front, et nos « enfants ont embrassé avec effroi le « cou de leurs mères. Nos sachems, nos « guerriers qui sont hommes, ne peu- « vent trembler ; mais les pleurs de nos « femmes et de nos enfants affligent « leurs cœurs, et ils désirent que la « hache soit profondément ensevelie.
« Avant de prendre les armes contre « votre ancien roi qui réside au delà « des grandes eaux, vous allumiez vos « treize feux séparément et sans for- «mer une même nation; vous nous « aviez dit que nous étions vos frères, « que ce roi était notre père commun, « que sa puissance était irrésistible, et « que sa vertu brillait comme lastre « du jour. Entraînés par vos conseils, «nous avions promis de lui obéir :
«notre promesse fut accomplie, et « nous assistâmes notre père.
« La guerre nous a été funeste : vous « avez été vainqueurs, et vous nous « avez demandé un vaste territoire pour « prix de la paix que vous nous offriez.
« Mais quand vous avez exigé ce sacri- « fice, toutes nos nations n’ont pas été « consultées : vous étiez encore irrités « contre nous; nos principaux guer- « riers avaient succombé, et nous n’a- « vons fait que céder à la force. Ren- « dez-nous une partie de nos contrées :
«les nations qui vivent vers l’ouest « nous les redemandent; les Chippe- « wais et d’autres tribus nous disent :
« Qù est la place que vous nous avez
Dot
« réservée pour y reposer en paix? Ils « nous le disent, et nous rougissons « de n'avoir rien à leur répondre.
« Vous prétendez que le ro:, votre «ancien chef, a cédé notre pays aux « treize feux ; mais avait-il le droit d’en « disposer? (es terres ne lui apparte- « naïent poir ‘; ce sont celles des six « nations : nus pères les avaient re- «ques; ils nous les ont transmises «pour nos enfants, et nous ne pou- « vons les abandonner.
« Le grand esprit envoyait autrefois « dans nos forêts d'innombrables ani- «maux pour notre nourriture, et, « puisqu'il les éloigne de nous, il « veut sans doute que mous cultivions « la terre avec la charrue, comme les «hommes blancs; mais faites-nous « connaître si votre intention est de « nous laisser, à nous et à nos enfants, « quelque terre à cultiver.
« Nous savons que vous êtes forts :
«nous avons entendu dire que vous «étiez sages, et nous espérons ap- « prendre par votre réponse que vous « êtes justes. »
La négociation dont nous venons d’indiquer l’objet dura plus d'un mois; et les explications données par Washington aux chefs des Sénécas, purent enfin les satisfaire. Il leur représenta que leur ration ne pouvait revenir sur les cessions qu’elle avait faites aux
tats-Unis en 1784, et qu’elle avait confirmées depuis par d’autres traités :
il les pria de persévérer dans les efforts que avaient faits, pour inspirer aux
ndiens de l’Ouest des vues de conciliation ; et il leur fit connaître qu'il désirait concourir à leur prospérité, en étendant chez eux l’usage des animaux domestiques, du labourage et de la culture du blé.
Le nom de Corn-plant, ou planteur de grain, était alors celui du premier chef : ce guerrier entrait dans les vues de Washington sur l'avantage d’éclairer les Indiens ; et il ne quitta le foyer de son nouvel ami qu'après avoir rétabli la paix entre les deux nations. Les Sénécas exprimèrent de nouveau le désir d'apprendre à cultiver la terre : ils espéralent recevoir bientôt un agent,
chargé de protéger leur commerce: LT Es pilrgo
et ils se proposaient d'env: ei dans les villes quelques jeunes Iuders, pour qu’ils pussent y recevoir leur éducation, et en rapporter les avantages dans leur pays. Washington crut leur rendre un meilleur office, en plaçant dans leur pays même quelques moyens d'instruction : il promit de leur en.
voyer un précepteur pour les enfants, et des ouvriers qui enseignassent aux hommes les pratiques du labourage, La sage prévoyance de Washington arvint ainsi à réconcilier les États.
nis avec les six nations ; et celles-ci, ne pouvant recouvrer tout leur ancien territoire, cherchèrent dans les proès de la culture un supplément à eurs premiers moyens de subsistance, Les malheurs de la dernière guerre
leur rendaient plus désirable la con. |
servation de la paix; mais les natjons occidentales, qui avaient moins souf:
fert, et qui chopalens pouvoir compter encore sur que
tèrent à tous les conseils de pacification. Les Délawares, les Wiandots, les Shawanèses , les Miamis , se voyant sans cesse rejetés vers les grands lacs et vers les contrées du nord-ouest, réunissaient de nouveau leurs efforts pour lutter contre cette inévitable destinée; et la guerre se trouvait alors Se dans les pays situés entre l'Ohio et le lac Érié. Un corps de quinze cents hommes y fut envoyé, en 1791, sous les ordres du général Her mer. Il devait se porter sur les bords du Scioto, y détruire les habitations des Indiens, et poursuivre jusqu'au Wabash son expédition; mais il morcela ses forces: il s’épuisa dans des combats partiels, et chacun des détachements qu’il fit agir fut attaqué et détruit séparément. Les sauvages, encouragés par de premiers succès, éterdirent Jeurs ravages sur les frontières du Kentucky et de la Pensylvanie; et le congrès ordonna un nouvel arme ment contre eux. Le commandement en fut remis au général Arthur Saint- Clair, qui était alors gouverneur du territoire de l'Ohio. C'etait c: même
officier qui avait été chargé, en 1.77,
ques auxiliaires , sésis. }