SUR LES GRAVURES JOINTES AU TEXTE DE CETTE HISTOIRE
Les lecteurs de cet ouvrage auront pu juger que notre “hut ayant été de composer une histoire des Etats-Unis d'A , C'est à cet objet que nous avons dû constamment nous attacher.
Nous avons eu souvent à reconnaître, avec une juste défiance de nos forces, combien était vaste la carrière que nous nous étions proposé de suivre.
L'histoire d’un peuple n’est pas seulement celle des événements qui se sont succédé dans son pays, et des actes du dehors, auxquels il a pu prendre part. Pour le représenter complétement, il faut peindre les pi rès qu’il a faits dans les arts, dans l’industrie, dans toutes les disciplines de la vie sociale.
Ici le concours des dessins devient utile. Il est des spectacles que les yeux seuls peuvent saisir : une description ne les ferait point assez comprendre ; et nous avons dû éviter de donner à ces parties accessoires de notre texte une disproportion qui aurait pu nuire à l’ensemble de l'ouvrage, et détourner du sujet principal l'attention du lecteur.
Les mœurs des indigènes , tels qu’ils apparurent aux Européens du seizième siècle , pouvaient exiger à la fois des relations et des images : ces doubles explications s’éclaircissent l’une par l’autre ; et la même remarque s’applique à quelques merveilles de la nature, qui excitent l’admiration, et qui surpassent en majesté et en grandeur tout ce que les voyageurs avaient rencontré jusqu'alors.
Mais l’historien n’a plus à s’occuper des tableaux d’un ordre inférieur, dont on retrouve l’analogie dans d’autres régions : tout ce qu’ils ont de gracieux, de varié, de pittoresque, doit étre abandonné aux soins de l'artiste : c’est à son talent seul à faire ressortir les beautés des sites champêtres, à peindre leur végétation , leurs rochers , les eaux paisibles ou tumultueuses qui les animent, le luxe ou le désordre de la nature sauvage, et le brillant spectacle des travaux de la culture. Si nous avons dû faire entrer dans nos récits quelques
observations de ce genre, c'est à de simples indications que nous nous sommes bornés. .
La gravüre de quelques monuments remarquables nous a également pary plus propre qu'une description , à faire connaître les vestiges de l'antiquité et l’état actuel de l’art, dans différentes parties du territoire américain.
Nous avons joint à notretexte vin Eh nb gl 8 à
ore de Bry, sur les mœurs des In-
.diens de la Floride et de la Virginie :
les dessins avaient été recueillis sur les lieux mêmes, par deux artistes at.
tachés aux premières expéditions des Européens.
Nous devons un même nombre de dessins à l’obligeance et au crayon fa.
cile et spirituel de M. Milbert, quila
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et dont on connaît le bel ouvrage, pu.
blié sous le titre de Voyage pittoresque
des rives de l’Hudson. Le nom de
M. Milbert se trouve indiqué au-des-
sous des gravures dont le sujet lui apartient.
On a consulté, pour les autres plan.
ches, un grand nombre de dessins qui ornent différents ouvrages , déjà publiés sur les États-Unis ; et enfin M. Le maître a terminé et perfectionné quelques esquisses, faites sur les lieux mêmes, et qui avaient besoin de re.
cevoir de lui la touche et l’expression.
Plusieurs scènes de l’histoire américaine ont été peintes par des artistes estimables ; et, pour mieux consacrer le souvenir de ces grands événements, nous avons cru devoir enrichir notre ouvrage d’une partie des dessins qui les rappellent.
En recueillant ainsi les gravures qui pouvaient accompagner nos; observations, nous avons eu en vue de mieux faire connaître un pays si propre à nous intéresser. La nature et les hommes} ont offert à nos méditations de nombreux sujets d’études ; et, après avoir longtemps servi notre patrie , nous dé.
posons avec respect devant elle ce dernier tribut de nos travaux.
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TABLE DES MATIÈRES
INTRODUETION..
Origine des États-Unis.
Expéditions antérieures à l'établissement des colonies anglaises:
Voyages faits sur les côtes orientales
e Floride par Ponce de Léon et
par Vasquez ‘de Aillon.
Pamphile Narvaëz découvre la baie de Pensacola.
Expédition de Ferdinand de Soto.
Il étend ses découvertes depuis les sptatts jusqu'au Texas.
Expédition de Tristan de Luna.
Différents noms donnés aux mêmes lieux par les premiers voyageurs.
Relations de Luna avec les naturels du
ll Din des secours aux Indiens de Coosa contre les Natchez.
Pages.
ibid.
ibi ibid.
ibid
ibid.
ibid.
Leur manière de déclarer et de faire la "
guerre.
Luna est rappelé au Mexique.
Établissements français projetés par l'amiral de Coligny.
Fpediuen de Jean a Floride orientale,
il érige un fort dans la baie de Port- Royal, y laisse quelques troupes et revient en France.
ibid.
ibaut au nord de ;
ibid.
Relations amicales avec le cacique An-
dusta.
Malheurs de la colonie, dont les débris
sont ramenés à Dieppe.
Expédition de Laudonnière.
ll érige le fort Caroline, au nord de la Floride. È
Saturiova, chef d’une confédération d'Indiens.
Outina, chef d'une autre confédération,
Laudonnière envoie des secours à Outina contre ses ennemis.
Troubles de la colonie, indiscipline des troupes, guerres avec les Indiens.
Seconde expédition de Jean Ribaut.
Arrivée de Ménendez en Floride.
li y. construit le fort Saint-Augustin.
ibid.
ibid.
Il s'empare du fort Caroline, et ne fait éparguer que les femmes et les enfants. *
Fin tragique de Ribaut et des hommes de son escadre,
Expédition faite par Dominique de
ourgues pour venger leur mort.
Il reprend le fort Caroline et ne fait aucun quartier.
Il revient en France, et les projets de colonies formés par Coliguy sont abandonnés.