‹ États-Unis d'AmériqueChapitre 18 sur 29 · SUR LES GRAVURES JOINTES AU TEXTE DE CETTE HISTOIRE · texte numérisé non relu

SUR LES GRAVURES JOINTES AU TEXTE DE CETTE HISTOIRE

Les lecteurs de cet ouvrage auront pu juger que notre *but ayant été de composer une histoire des Etats-Unis d'Amérique, c'est à cet objet que nous avons dû constamment nous attacher.

Nous avons eu souvent à reconnaître , avec une juste défiance de nos forces , combien était vaste la carrière que nous nous étions proposé de suivre.

L'histoire d'un peuple n'est pas seulement celle des événements qui se sont succédé dans son pays, et des actes du dehors, auxquels il a pu prendre part. Pour le représenter complètement, il faut peindre les progrès qu'il a faits dans les arts, dans l'industrie, dans toutes les disciplines de la vie sociale.

Ici le concours des dessins devient utile. Il est des spectacles que les yeux seuls peuvent saisir : une description ne les ferait point assez comprendre; et nous avons dû éviter de donner à ces parties accessoires de notre texte une disproportion qui aurait pu nuire à l'ensemble de l'ouvrage, et détourner du sujet principal l'attention du lecteur.

Les mœurs des indigènes , tels qu'ils apparurent aux Européens du seizième siècle , pouvaient exiger à la fois des relations et des images : ces doubles explications s'éclaircissent l'une par l'autre ; et la même re:iiarque s'applique à quelques merveilles de la nature , qui excitent l'admiration, et qui surpassent en majesté et en grandeur tout ce que les voyageurs avaient rencontré jusqu'alors.

Mais l'historien n'a plus à s'occuper des tableaux d'un ordre inférieur, dont on retrouve l'analogie dans d'autres régions : tout ce qu'ils ont de gracieux , de varié, de pittoresque, doit être abandonné aux soins de l'artiste : c'est à son talent seul à faire ressortir les beautés des sites champêtres , à peindre leur végétation , leurs rochers , les eaux paisibles ou tumultueuses qui les animent, le luxe ou le désordre de la nature sauvage , et le brillant spectacle des travaux de la culture. Si nous avons dû faire entrer dans nos récits quelques

observations de ce genre, c'est à de simples indications que nous nous sommes bornés.

La gravure de quelques monuments remarquables nous a également paru plus propre qu'une description , à faire connaître les vestiges de l'antiquité et l'état actuel de l'art , dans différentes parties du territoire américain.

Nous avons joint à notre texte vingt gravures, anciennement faites par Théodore de Bry, sur les mœurs des Indiens de la Floride et de la Virginie : les dessins avaient été recueillis sur les lieux mêmes, par deux artistes attachés aux premières expéditions des Européens.

Nous devons un même nombre de dessins à l'obligeance et au crayon facile et spirituel de M. Milbert, qui a bienvoulu nous ouvrir son portefeuille, et dont on connaît le bel ouvrage, publié sous le titre de Voyage pittoresque des rives de l'Hudson. Le nom de M. Milbert se trouve indiqué au-dessous des gravures dont le sujet lui appartient.

On a consulté , pour les autres planches, un grand nombre de dessins qui ornent différents ouvrages , déjà publiés sur les États-Unis ; et enfin M. Lemaître a terminé et perfectionné quelques esquisses, faites sur les lieux mêmes , et qui avaient besoin de recevoir de lui la touche et l'expression.

Plusieurs scènes de l'histoire américaine ont été peintes par des artistes estimables ; et , pour mieux consacrer le souvenir de ces grands événements, nous avons cru devoir enrichir notre ouvrage d'une partie des dessins qui les rappellent.

En recueillant ainsi les gravures qui pouvaient accompagner nos observations , nous avons eu en vue de mieux faire connaître un pays si propre à nous intéresser. La nature et les hommes y ont offert à nos méditations de nombreux sujets d'études ; et , après avoir longtemps servi notre patrie , nous déposons avec respect devant elle ce dernier tribut de nos travaux.

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TABLE DES MATIÈRES

INTRODUCTION. i

Origine des Élats-Unis. ibid.

Expéditions anlérieures à l'établissement des colonies anglaises. ibid.

Voyages faits sur les côtes orientales de Floride par Ponce de Léon et par Vasquez de Aillon. ibid.

Pamphile Narvaëz découvre la baie de Pensacola. 2

Expédition de Ferdinand de Soto. 3

Il étend ses découvertes depuis les Apalaclies jusqu'au Texas. ibid.

Expédition de Tristan de Luna. 4

Différents noms donnés aux mêmes lieux par les premiers voyageurs. ibid.

Relations de Luna avec les naturels du pays. 5

Il donne des secours aux Indiens de Coosa contre les Natchèz. ibid.

Leur manière de déclarer et de faire la guerre. ibid.

Luna est rappelé au Mexique. 7

Établissements français projetés par

l'amiral de Coligny. 8

Expédition de Jean Ribaut au nord de la Floride orientale. ibid.

Il érige un fort dans la baie de Port- Royal , y laisse quelques troupes et revient en France. 9

Relations amicales avec le cacique Andusta. ibid.

Malheurs de la colonie, dont les débris sont ramenés à Dieppe. ibid.

Expédition de Laudonnière, 10

[l érige le fort Caroline, au nord de la Floride. 11

Saturiova, chef d'une confédération d'Indiens. ibid.

Outina, chef d'une autre confédération, ibid.

Laudonnière envoie des secours à Outina contre ses ennemis. 12

Troubles de la colonie, indiscipline des troupes, guerres avec les Indiens. 14

Seconde expédition de Jean Ribaut. ibid.

Arrivée de Ménendez en Floride. i6

Il y construit le fort Saint-Augustin, ibid.

Il s'empare du fort Caroline, et ne fait épargner que les femmes et les enfants.

Fin tragique de Ribaut et des hommes de son escadre.

Expédition faite par Dominique de Gourgues pour venger leur mort.

Il reprend le fort Caroline et ne fait aucun quartier.

Il revient en France, et les projets de colonies formés par Coligny sont abandonnés.

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