dollars
Clearing, total 1891...
Balance au 3 i décembre 1891...
La ville s’embellit de jour en jour, la gare du Reading Railroad est presque terminée ; la ligne de ceinture et le chemin de fer élevé sont en bonne voie, et Ton peut prédire à Philadelphie une ère de prospérité nouvelle pour laquelle la « Trade’s League » aura été un puissant facteur.
Le mouvement commercial du port de Philadelphie pour l’année 1892, comparé aux deux années précédentes, a été le suivant:
Dollars Dollars Dollars
Importations...... 56 .057.011 62.438.219 63.277.781
Exportations. 30 .462.951 42.845.7 24 Oo. 27/1.024
Les importations n’ont présenté, on le voit, qu’une faible augmentation de 839,562 dollars sur 1891, au lieu que la différence entre 1890 et 1891 avait été de plus de six millions de dollars. Il semble donc que les importations diminuent, mais ce résultat, comme je l’ai dit dans mes rapports antérieurs, n’est qu’apparent, le chiffre des importations inscrit à la douane de Philadelphie ne représente qu’une faible partie des marchandises étrangères importées en ce port plus des 7/10 passant par New-York pour être transportées par rail. Il en sera ainsi tant que le nombre des lignes directes entre ce port et l’Europe n’aura pas été augmenté. Un service de quinzaine établi par une ligne française aurait un vaste champ d’entreprise ouvert devant lui. Le Mac Kinley Bill a également contribué à cet état de choses.
Les exportations ont au contraire augmenté dans une
PORT DE PHILADELPHIE
proportion énorme. Elles ont été de 60,274,024 dollars, en augmentation de 17,428,300 dollars sur Tannée précédente où elles n’avaient été que de 42,845,724 dollars. On verra» dans le tableau suivant, le détail, exprimé en milliers de francs, des vingt principaux articles exportés de ce port en 1892. E11 regard, nous avons placé les mêmes articles avec le montant exporté en 1891, ce qui permet de juger d’un coup d’œil quelles ont été les augmentations et les diminutions:
Valeur en milliers de francs
Articles exportés
Augment.
Diminut.
Maïs.
Farine de blé.
Blé.
Pétrole raffiné.
Pétrole brut.
Bétail sur pied.
Lard.
Tabac en feuilles.....
Paraffine ...
Houille..
Viande de bœuf fraîche.
Coton-17 (222 balles)..
Huiles de graissage....
Saindoux.
Bœuf en boîte.
Tourteaux.
Glucose.
Cuirs.
Suifs.
Locomotives.
Ainsi, sauf sur deux articles, pris parmi les vingt premiers et les plus importants, partout l’exportation présente une augmentation. Sur le seul maïs, il y a une augmentation de plus de 43 millions de francs, et sur la farine de blé de plus de 18 millions. L’exportation du bétail a presque doublé; celle du pétrole raffiné est restée stationnaire, mais
mouvement commercial en 1892
le pétrole brut présente une augmentation de près de 3 millions 1/2 de francs. Les saindoux, sucre de raisin, les cuirs, le bœuf en conserve, ont été exportés en quantités doubles de celles de l’année précédente.
Il n’est pas sans intérêt de considérer maintenant quels sont les divers pays entre lesquels se répartit cette exportation totale de plus de 313,425,000 fr. Les douze premiers par ordre d’importance, sont les suivants;
ÎPays acheteurs
En milliers de francs
Angleterre.
France .
Ecosse.
Allemagne.
Belgique.
Irlande.
Hollande.
Cuba.
Danemark.
Italie.
Japon.
Espagne.
La France vient au second rang, représentant 6.80 0/0, à peu près le même chiffre que l’Allemagne.
Les deux principaux articles d’exportation sont les céréales otle pétrole, les céréales représentant un total de 144,145,000 se décomposant ainsi :
Maïs. 52.446«ooo
Farine de blé. 47 - 287.000
Blé. 44 * 4 I2 .°oo
Il y a une grande augmentation sur 189.1,011 l’exportation totale n’avait été que de 75,575,000 fr.
Quant au pétrole, l’exportation, qui représentait 55 millions 046,000 fr. en 1891, a passé à 58,610,000, soit une
PORT DE PHILADELPHIE
augmentation de 3,564,000 fr., portant presque exclusivement sur le pétrole brut.
Les exportations de Philadelphie en France ont diminué de 1,730,000 fr., comparées à celles de 1891. En voici le détail par ordre d’importance des articles:
Articles
Valeur en
Quantités milliers de francs
Pétrole brut.