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et dirigés vers les ports suivants: le Havre, 16 navires ; Rouen, i 3 ; Dunkerque, 8 Calais, 7 ; les Sables, 5 , Saint- Loubès, 5 ; Dieppe, 3 ; Marseille, 3 ; Cette, 2 ; Blaye, 2 ; la Rochelle, 2 ; Tunis, 2; Ajaccio, 1 ; Bastia, 1, on voit de quel fret considérable notre marine marchande est privée ; à la liste précédente, il faut ajouter les envois de ceieales, plus de 20 navires chargés de blé.
Le mouvement du port à la sortie a compris : 293 voiliers et 479 steamers étrangers et 288 voiliers et 42 steamers américains, la même proportion qu’à l’entrée existant entre les divers pavillons.
L’émigration est faible à Philadelphie, la grande majorité des émigrants arrivant par New-York. Le total des émigrants a été, à ce port, de 28,163 personnes, sur lesquelles la France ne compte que pour 95. Les pays formant la majorité des émigrants sont en première ligne l’Allemagne, 6,466 ; puis l’Irlande, 4,992 ; l’Angleterre, 3,762; la Russie, surtout des juifs expulsés, 3.576 ; la Pologne, 2,446 ; la Suède, 2,4s 3. Ajoutons que les diverses lignes à vapeur d’Anvers et de Liverpool ont amené, en 1891, 1,835 passagers de première classe et que, si la ligne française dont le commerce américain réclame la création existait, les passagers ne lui manqueraient pas, les voyageurs du Maryland, du Delaware, de la Pensylvanie et du New-Jersey n’allant s’embarquer âNew-York que faute d’une ligne à Philadelphie.
PORT DE PHILADELPHIE
Le rapport de la Chambre de liquidation « Clearing House », de Philadelphie pour 1891, donne les chiffres suivants :