INDUSTRIE
L’industrie se développe chaque jour: on compte, actuellement, dans le comté de Philadelphie, plus de 23,000 établissements industriels occupant 217.000 ouvriers et 122,000 ouvrières, dont le salaire moyen est de 320 dollars par an pour les femmes et de 460 dollars pour les hommes, soit une moyenne de 5 fr. 20 par jour pour les unes et 7 fr. 50 pour les autres, dimanches non compris. On évalue la production des articles textiles manufacturés à Philadelphie aux chiffres suivants ;
Dollars
Étoffes et tissus de laine.
Étoffes et tissus de coton.
Étoffes et tissus de soie.
Parmi les plus grandes industries on voit en première ligne le « Baldwin Locomotive Works », le plus grand établissement du monde en son genre, la fabrique de scies d’H. Disston et C°, faubourg de Bridesburg; enfin, les chantiers de construction navale de Charles Cramp et Sons, établis sur le Delaware, et d’où sont sortis les plus beaux croiseurs de la marine de guerre américaine. En présence
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de ces progrès si marqués et afin de lutter contre une concurrence étrangère chaque jour plus envahissante, la création d’une ligne française, analogue à la ligne d’Anvers, entre un port de France et Philadelphie, s’impose comme étant d’une nécessité absolue. Quand donc finira-t-on par le comprendre, et par prendre les seules mesures de nature à empêcher notre commerce d’exportation de décliner chaque jour davantage quand augmente parallèlement, celui de nos voisins ?
Le mouvement commercial du port pour l’année 1893 a été de $ 182,287,141, savoir :
Importation : $ 58,870,186 dollars;
Exportation : $43,416,955 dollars; c’est-à-dire offrant une diminution considérable sur l’année précédente, où le mouvement commercial avait été de $ 123,551,805. La diminution porte surtout sur les exportations qui ont diminué de près de 17 millions de dollars, celle sur les importations étant d’un peu plus de 4 millions de dollars. Cet état de choses regrettable à vivement ému le monde commercial de ce port : il est dû à diverses raisons que l’on verra plus loin, et un comité a été charge par la « Trades League » de chercher les moyens d’y remédier.
Une moins grande demande de cereales, résultant de l’état satisfaisant des récoltes en Europe, a été, d’ailleurs, la principale cause de la diminution des exportations.
EXPORTATION GÉNÉRALE
Le total des exportations du port, tel qu’il est accusé par le service des douanes, s’élève donc, au change moyen du dollar pour l’année, à 225,768,166 fr. Le tableau suivant
PORT DE PHILADELPHIE
donne le détail, exprimé en milliers de francs, et par ordre d’importance, des vingt principaux articles exportés de ce port en 1893. Afin de permettre la comparaison, nous avons placé en regard les chiffres pour ces mêmes vingt articles en 1892 :
Valeurs en milliers de francs
Principaux articles exportés
Augm.
Dimin.
Pétrole raffiné..
Farine de blé.
Blé..
Lard.
Pétrole brut.
Maïs.
Feuilles de tabac.
Bétail sur pied ... . r . .»
Saindoux..
Coton ( 25,086 balles)..
Jambon.
Huile de graissage....
Houille.
Paraffine.