‹ États-Unis de l'Amérique du NordChapitre 29 sur 42 · IO.I · texte numérisé non relu

IO.I

Huiles d’olive.

Gants de peau.

Ce tableau est intéressant à étudier. Il montre que, pour un grand nombre d’articles tels que les peaux de chèvres, les cotonnades teintes, les jouets, les lainages, les papiers, les ciments et autres, la France n’a paslaproportion qu’elle devrait avoir; la concurrence se fait sentir de plus en plus, et les commerçants français devraient suivre l’exemple de leurs rivaux allemands et anglais, qui inondent le pays de leurs voyageurs, se créent sur place des relations, correspondent dans la langue du pays, et en adoptent les usages et les habitudes commerciales.

D’ailleurs, une étude détaillée de l’importation française à Philadelphie n’offrirait qu’une importance secondaire, la très grosse partie des articles français consommés à k Philadelphie venant par voie de New-York, ce qui les grève de frais supplémentaires. Par exemple, les quantités portées sur ce tableau pour les cognacs, les vins en bouteille, les gants, ies plumes et fleurs, les dentelles, les livres, des rubans, ne représentent pas le dixième au maximum de la quantité consommée par Philadelphie et les marchés qui en dépendent, et sont souvent inférieures aux importations d’une seule maison de la place.

Le reste vient de New-York par voie ferrée, ayant de ce fait à supporter des frais de manipulation, de brokerage, sans compter le fret qui, comme je l’ai déjà fait observer dans mon rapport de l’année dernière, est plus lourd, pour

PORT DE PHILADELPHIE

certains produits, de New-York à Philadelphie que de Liverpool* à New-York.

Je ne puis que recommander encore Vurgence et la possibilité de Vétablissement d'une ligne de steamers directs , pour fret et passagers , entre ce port et un port de France autre que Le Havre. La (( Pennsylvania Railroad Company », dont on aurait pu craindre l’opposition, est prête à favoriser cette entreprise, ainsi que la Trades League, qui comprend plus de deux mille maisons de commerce et qui a promis son formel appui à l’exécution de ce projet, laquelle aurait un excellent effet tant pour la prospérité du port de Philadelphie que dans l’intérêt de notre commerce d’exportation. Cette question importante, que je ne ferai qu'effleurer ici, fera d’ailleurs l’objet d’un rapport spécial.

NAVIGATION ET MOUVEMENT DU PORT DE PHILADELPHIE

En 1894, il est rentré à Philadelphie 863 navires: 154 voiliers et 709 vapeurs, représentant un fret de 1.183.467 tx. dont 10,494 sous pavillon français, moins de un pourcent. En 1893, I e nombre des navires entrés avait été de 992, et en 1892 de 1.217, ce qui indique une décroissance qui correspond à la décroissance des importations.

Sous pavillon américain, il y a 297 navires à l’entrée, 229 voiliers et 68 vapeurs, avec un fret de 246.084 t., ce qui donne un mouvement total de navigation à l’entrée du port de Philadelphie de 1.429.551 t.

Quant aux sorties, elles ont été, pour les navires étrangers de tous pavillons, 775 navires : 176 voiliers et 599 vapeurs, avec un tonnage de 1.026.730 tx, et pour les navires américains de 267 : 212 voiliers et 55 vapeurs, avec un tonnage de 254.370 tonnes, ce qui représente un mouvement

total, à la sortie, de 1.281.100, soit l’entrée et la sortie sous tous pavillons, y compris celui des États-Unis, 2.710.65 itx.

Le nombre de navires expédiés de ce port et de Wilmington par le vice-consultat de France a été, en 1894, de 135 navires dirigés vers les ports français, dont 117 étrangers et 18 français. En 1892, ce chiffre était de 130 navires, dont 12 fiançais, et en 1893 de 156 dont 141 étrangers et 15 français. Le nombre des transports sous pavillon français augmente régulièrement, mais non dans des proportions qu’on serait en droit d’espérer, surtout au moment où Philadelphie devient, à peu près exclusivement, Je port d’exportation des pétroles bruts destinés à la ralfinerie française.

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