HU
Sol et productions
Le #1 du Manitoba et du Nord-Ouest est extrément riche. C'est une terre noixâtré argileuse ; le sous sol est composé d’une argile compacte variant en profodeur de cinq à ving' cinq pieds. Il &ffit d’un labour d’environ trois poucé& pour y cultiver le blé, et le.
fumier si ütile en notre province est considéré là&bas comme nuisible. Le fait est qu'on ne pourrait guère s’en servir. avec prout. Avec cette terre d’une richésse incomparable, l’engrais n’a pas sa raison d'être ; le seul emploi qu'on pourrait en faire serait de l’épan-
Dares
L v pis Ge ae SR nt RS
gr
dre dans la prairie qu’on voudrait cultiver avec profit. Mais il s’ééoulera des aunées avant que le besoin de la culture du foin se fasse sentir, bien que cette herbe des prairies soit bien inférieure en qualité au mil et au trèfle de ne;
champs cultivés.
L’abondance de cette herbe sufit aux besoins actuels, mais il vienira un temps où il faudra s’approvisiorner comme on le fait ici, et ce foin excdlent sur pied, perdra de ses qualités, uye fois engrangé. IL importe donc dès mainte-
nant de ne pas s’illusionner/sur sa qui qualité qui esttrès inférieure, gioiqu'on fait en dise. Sa tige est très œurte, et Man n’était des ondulations de tgrrain, on anal se croirait dans une de nçs prairies rich fauchées depuis trois ou quatre semai- suffi nes. On n’y voit ni trèfié, ni mil,ni
- aucune de ces herbes dont nos bes- Pota tiaux sont si friands. Si le bufile a pu Sou y trouver son compte, c'est par l’abon- Acid dance plutôt que par la qualité de la Cha:
nourriture.
L'analyse du sol qui a été faite par un chimiste distingué de l’Université de Kiel, Holstein, en Allemagne, nous démontre jusqu’à l'évidence sa richesse ei aussi sa fertilité Ses principaux éléments nutritifs sont l'azote, la potasse et \l’acide phosphorique ; mais ce qui est l’une importance toute particulière c'est\la présence de la chaux, qui par ses combinaisons multiples, met en liberté l'azote dont les végétaux ont absolument besoin pour leur croissance. C’est là un des grands phénomènes de la végétation, qui perd de son activité là où l’azote fait défaut. Une analyse du sol du Manitoba mise en regard d’une autre analyse du sol d’un des terrains le plus riches d'Allemagne, donnera une preuve suffisante de ce que je viens de dire :
Manitoba Holstein
Potasse..…................228.7 30 :
SOU... soso 39 8 20 Acide phosphorique.. 69.4 40 Chaux.............…....….682 6 130 Magnésie............... 16.1 10
Azote.......…. 486.1
Us PT SE 7e Eye RE SR 2 FES : = = - = … = rs me Lim == RSS ET -—
mr nt laremeeres TE = =
D NE me ac” -[ D mt mir = RAT EE" SPRE RREES
D ren rt cmrmnem su
tout le territoire occidental. Si on n° cultive pas en grand le houblon, c’e parce que le besoin ne s’en fait Les encore sentir. Il est certain que la cülture de toutes les céréales comme des arbres forestiers y est facile ; la nafure du sol ne sera jamais un obstacle À ces divers genres de productions. /
et l'orge viennent parfaitement bien nt
Mäis ce qui devra constituer d'ici à quelques années la grande forfune du Manitoba et du Nord-Ouest, c'est l’élevage des bestiaux. La grande abondance d'herbe dans la prairie, l'immense étendue des terrains inoccupés.les pâturages en hiver, l'absence d’épidémies, rendent
très facile l’engraissement du bétail. Il
n’est pas un paysau monde où l’on puisse garder des troupeaux de bêtes à cornes à aussi bon marché. Le Minnesota ne saurait même soutenir la comparaison à cet égard. y
Les rapports officiels relativement à la
L'avoine,le seigle,les pommes de terre /
moy Min
Wis( Pen 0 Mass
Lé du M
| Mani
Minn flino Ohio.
Penn:
À D autres racine merve gnent
terre | dans n n°
ce
€." a .cül- Le Âes
afure À ces
d'ici à ne du l'éledance e étenrages endent ail. Il puisse brnes à 16 SAUison à
nt à la
production du blé nous apportent encore une preuve de la supériorité du
sol canadien sur celui des Etats-Unis.
- Manitoba, blé du printemps, récolte
moyenne,
Minnesota... 17 Wisconsin. .......... 14 Pennsylvannie..... 15 Massachussetts...…. 16
cé
20 boisseaux par acre.
Le poids du blé est aussi en faveur
du Manitoba.
Manitoba, blé du printemps 63 à 66 lbs.
Minnesota... ‘© 6 Illinois... ce Le CAMID cisco des ce 6e Pennsylvannie. ‘ ‘
ce
À part la culture du froment et des autres céréales, il y a encore celle des racines et des légumes qui réussit à merveille. Les pommes de terre atteignent une grosseur prodigieuse ; à la
à Sac
serres Le PSS Ê FAST CRE Es
€ Fe “ LA PR
dernière exposition internationale tenue à Philadelphie, on pouvait voir des spécimens dn précieux tubercule pesant de 24 à 34 livres.
En résumé, le sol de cette contrée est d'une richesse incomparable, et les productions sont aussi variées qu'abon-
ÿ = = += — —- EE —— - û —
= RE a En =
dantes.
La Compagnie du chemin de fer St-F canadien du Pacifique a fait distribuer Ste.
récemment un état de la récolte du ets Manitoba et du Nord-Ouest. Ce rapport nous démontre qu'elle est extrêmement abondante, et qu’il y a environ 300,000 Ca acres de terre en culture, dont la moitié ‘merc
est exclusivement consacrée à la pro- Lorsc duction du blé. Nord Villes et paroisses Comp
gouve
On conçoit que dans un pays né Winn d'hier les villes n’y soient pas très nom- que 7 breuses. Winnipeg est déjà une grande True ; ville : Brandon, Portage la Prairie, KE nul. A
tenue ir des pesant
rée est es pro- ’abon-
de fer tribuer ite du rapport ement 300,000 moitié la pro-
ays né s nomcrande Prairie.
Emerson, Niverviile, et St-Boniface seront avant dix ans des centres très importants.
Les paroisses qui offrent le plus d'intérêt sont: Baie St-Paul, située sur l’Assiboine, à 30 milles environ de Winnipeg ; Selkirk, à 24 milles au nord de cette dernière. ville, sur la rivière Rouge; St-Albert, St-Norbert, St-François-Xavier, St-Vital, St-Charles, Ste-Agathe, (Emerson et West Lynne) et St-Jean-Baptiste.
Winnipeg
Capitale du Manitoba et centre com-
mercial et politique du Nord-Ouest.
Lorsque le territoire du Manitoba et du Nord-Ouest fut vendu en 1870 par la Compagnie de la Baie d'Hudson au gouvernement fédéral, la ville de Winnipeg, (le Fort Garry) ne comptait que 700 âmes, et n'avait qu’une seule rue ; le commerce y était à peu près nul. Aujourd’hui Winnipeg est une très jolie ville, superbement bâtie ; les rues
sont larges ; les maisons sont construites en pierre, en briques et en bois.
On y voit de superbes magasins où sont étalées les marchandises les plus variées. Plusieurs Canadiers français ont eu l’heureuse idée de se fixer dans la capitale du Manitoba, et tous n’ont paru être en excellente voie de réussite.
Les maisons Thibaudeau et I'rères, Toussaint et Ratté, Richard et Cie, sont à la tête du commerce et font de bonnes affaires. Plusieurs aes nôtres ont des emplois dans les bureaux du gouvernement et du Pacifique, et ont des salaires enviables. J’ai compris que
tous ceux qui se sont fixés dans cet
endroit n'avaient rien à nous envier, et que leur avenir était parfaitement assuré. La plupart d’entre eux sont des jeunes gens, mais ils ont de l'ambition de parvenir et d'améliorer leur sort ; il y en a même qui essaient de faire fortune et ils réussiront.
La ville s'agrandit avec une rapidité qui laisse en arrière les villes les plus
consbois.
1 sont plus inçais r dans n’ont ussite.
‘rères, le, SON ont de
florissantes des Etats-Unis. Ainsi on est actuellement occupé à construire sur la ‘ Main street ” les édifices suivants :
Canada Pacific Hôtel, coût : $450,000 ; M. Fortune, $35,000 ; J. H. Rogers, $36.- 000 ; Mr Hargroves $45,000 ; Dundee Block, $24,000 ; M. McNee, $15,000 ; J J. Carruthers, $23,000 ; M. Ferd. Osnaburgh, $3,500 ; Snyver & Anderson, $8,000 ; Bertrand & Chevrier, $18,000 ;
Occidental Hôtel, $12,000 ; St-John'’s Hôtel, $13,000 ; M. Fortune, $5,000 ; Fenton & Scott, $2,500 ; Toronto Hôtel, 85,000; M: R.B. Watson, $400 ; Tecumseh Hôtel, $20,500 ; The Planing Mills, $8,000 ; Donoch, McCool & Oliver, $150.
Total, $733,550.
M. Cauchon, $130,000 ; M. McArthur, $30,000 ; Hon. A. G. B. Bannatyne, $30.- 000; M. Richardson, $25,000; Bird Block, $65,000 ; Clement’s Block, $30.- 000 ; McDonald & Vickers, $,9000 ; Ed.
Doidge, $20,000 ; Albion Hôtel, $7,000 ; Mansion House, $5,000 ; Mrs Drosdowith, $450 ; Turf Wine Hall, $6,000 ;
Caledonia Hôtel, $4,000 ; Mr Ceorge Founds. $16,000. Total, $777,450.
Sur la rue Assiniboine et sur d’autres rues importantes, le coût des nouvelles constructions s’élèvera à un montant d’au moins $200,000.
La ville fut incorporée en 1873 et divisée en quatre quartiers pour les fins municipales. Il y a plusieurs banques et caisses d'économie. Les hôtels sont nombreux et très bien tenus. Il y a plusieurs églises dont les principales sont l’église catholique de Ste-Marie, les églises preshbytériennes, méthsdisles et baptistes. La brigade du feu est tenue sur un excellent pied et possède deux pompes à vapeur. La presse est représentée par le Times (conservateur), le Free Press (libéral), et le Sun (indépendant).
Le Fort Garry n'existe malheureusement plus. Ca été une erreur de livrer ainsi à la destruction ce monument qui aurait fait de Winnipeg une ville à
souvenirs historiques. Il reste encore
le Fort de pierre à queiques milles au nord de la capitale, qui est fort intéressant à visiter.
La Compagnie de la Baie d'Hudson y possède de vastes entrepôts de marchandises ; mais le canon a cessé de gronder depuis longtemps dans ces parages où la guerre intestine régnait autrefois en souveraine.
hs, X] Winnipeg et St- Boniface
Il y aurait encore beaucoup à dire sur la capitale du Manitoba,de même quesur St-Boniface.Situé sur la rive de la rivière Rouge,en face deWinnipeg, St-Boniface prend beaucoup d'importance depuis quelque temps. On y remarque plusieurs édifices en voie de construction. M. le shérif Quesnel, d’Arthabaskaville, y fait ériger actuellement une immense maison, à peu de distance de la cathédrale
Gette paroisse fut fondée en 1818 par le révérend M. J. N. Provencher, qui vint y établir une mission, à la demande de Lord Selkirk. La première chapelle
fut construite en 1819, et remplacée en 1883 par une église en pierre. (Cette dernière devint la proie de l'incendie en 1860, et la cathédrale actuelle fut érigée par Sa Grandeur Mgr Taché. St- Boniface est le siége du Métropolitain de l’Egiise catholique de la province, et possède un splendide collège (nous en avons déjà parlé), un couvent,un hôpital et un orphelinat ; les trois derniers établissements sont piacés sousles soins des sœurs de la charité, dont la supérieure est la :vérende Sœur Hamel.
Les rues sont tracées en différentes directions, mais elles sont toutes bien alignées, Il y a des hôtels bien tenus, des mägasins, des moulins. Le premier journal publié dans ces régions a été le ‘ Métis, ” et c’est à St-Boniface qu’il a vu le jour. Il a changé de nom devuis quelques mois et s'appelle le ‘ Manitoba. Il appartient à l'honorable M. LaRivière et est redigé par M. Prendergast, jeune avoçat de talent, qui n’a quitté Québec que depuis un an. L'organe des populations françaises du Manitoba et
2e en Cette ndie e fut . Stitain ce, et 1s en jpital 5 éla- 1s des ieure
entes
bien enus, ermier été le w’il a lepuis Mani- LeRirgast, quitté 1e des ba et
du Nord-Ouest a rendu d'immenses.
services à notre religion et à notre race, et il est appelé à jouer encore un grand rôle. À propos de journaux, j'ai pris la paine de faire le dénombrement de ceux qui existent aujourd’hui dans le Manitoba et le Nord-Ouest, et le voici aussi exact que possible. Dans tous les cas, il.
n’y'en a pas moins de seize.