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d'œil admirable, et les habitants m'ont
paru très à l'aise. IL y 2 plusieurs : |
Canadiens-fransais établis ici depuis plusieurs années, et qui sont contents de leur sort.
Le commerce est en général très
——florissant.
Niverville . n
Cette ville est située à 4 milles au nord d’Emerson, sur la rivière Rouge, et sa fondation ne date que. de 1879. Il s'y fait un commerce de grains desplus considérables: C'est là que ‘les Métis, les Mennonites apportent les produits de leurs fermes, dont la culture dépasse
- 15,000 acres en étendue. Elle renferme * un élévateur pour les grains qui-peut contenir 30,000 boisseaux.
West Lynne
Jolie ville, située sur la rive occidentale de. la rivière Rouge, vis-à-vis Emerson. Son importance est. bien moindre que cette dernière ville. On y
‘ voit cependant de jolies constructions et
le commerce est. florissant. La Compä-
gnie de la baie d'Hudson y tient des -comptoirs dignes de mention.
” Portage du Rat
Petite; ville située à 150 milles à l'est de Winnipeg, ‘sur le bord-du-lac des
__Bois..Il ya nn hôtel magnifiqée, le
- Rideout, un journal et des magasins. On -croit généralement que cet endroit est . destiné à s'agrandir d’une manière notable, à cause de ses immenses pouvoirs
d’eau et parce que le- blé- du Nord-Ouest | ; y sera transporté plus tard pour être :
converti en farine. La culture du. blé et ‘des céréales, m'a-ton dit, est possible
‘ dans cette région. surtout en gagnant :
l'est, près du lac à la Pluie. Il y a dans
le voisinage du Portage du Rat de
magnifiques-scieries, qui emploient un grand nombre de personues, dont plu- sieurs sont d'extraction canadienne ‘française. Les Indiens Chippewas sont nombreux dans cette localité.
Paroisses françaises Les. plus marquantes sont Notre- Dame de Lorette, Ste-Anne des Chènes, :
St-Albert, Saint-Charles, Saint-François- Xavier, St-Norbert, St-Vital, Baie St-
Paul et St-Jean-Baptiste.
N.-D. de Lorette est située sur la Seine, entre St-Boñiface et Ste-Anne des Chênes, et fut colonisée pour la première fois en 1860.
Ste-Anne des Ghènes fut fondée en 1862 par le R. P. Lefloch, O.M. L aujourd'hui à l'église de St-Sauveur, Québec.
St-Albert est une paroisse assez considérable, située dans l'extrême ouest à 890 milles de Winnipeg, et à neuf milles à l’ouest d’'Edmonton. Sa popu-" lation de 1000 âmes n’est composée à peu près que de Métis et de Canadiens français. C'est la résidence de Sa Grandeur
Mgr Grandin. Il y 2 un couvent dirigé.
par les Sœurs de la Charité. Le sol est extrêmement fertile dans cet endroit.
. St-Charles, sur l’Assiniboine, à neuf milles de Winnipeg fut fondé en 1854
Ti
par Mgr Laflèche, évêque des Trois “Rivières.
StFrançois-Xavier, à 25 milles à l’ouest de Winnipeg, sur l'Assiniboïne, renferme une population de plus de 2,000 :
âmes. -Cest—une-des-plus-anciennes paroisses de l'endroit, cär elle date de
1824 Il y a un couvent, une très jolie église catholique ; c'est là que siège la cour du comté de Marquette-Est.
St-Norbert établi en 1856 par le KR. P.
Lestang, O. M. L.,est aujourd'hui dirigé ‘ par M. labbé Ritchot, qui à joué un grand et beau rôle lors des difficultés .
survenues entre le gouvernement fédéral et les Métis.
St-Vital, au sud de St-Boniface, fut :
fondé en 1860, et n’a pas une grande importance.
Baie St-Paul, située sur l’Assiniboine,
à 30 milles de Winmpeg, -est une paroisse florissante, et renferme une.
population de 1,500 âmes. Elle fut fondée en 1832 par M. l'abbé G. À. Belcourt.
C'est l'endroit oi se tient le bureau
& entégistrement pour | le comté de Mar- .
quette-Est:
: Paroisses ‘anglaises
Elles woffrent rien de bien remarquable. Sur les rives de la rivière
Rouge il y a Kildonan, la plus ancienne de toutes, et fut colonisée par lord Selkirk en 1814 ; St-André, à 16 milles au nord de Winnipeg ; St-Clément, à 22 milles, et St-Paul, où il y a beaucoup * d'Ecossais.
| Sur les bords de l’Assiniboine, les
endroits les plus considérables sont Headingly, High Bluff et Poplar Point.
. Après avoir donné ces courtes et impaffaites notions sur les pays de l'Ouest j'ai eu le plaisir et l'avantage d'étudiér un peu, je ne crôirais pas avoir rehdu complète justice aux organisa-:
tehrs de l’excursion,commeauxcitoyens d$s lieux où l’on a fait des réceptions aux membres de l'Association de la presse, si je ne passais en revue les faits les plus saillants du voyage.
De Québec à Toronto
Nous partons de Québec dimanche, 20 août, à 4 heures p. m. munis de nos papiers, c’est-à-dire de billets pour -loronto, où nous devons rencontrer les
——jourualistes d'Ontario, et prendre pas-
sage dans les “chars-Pullman qui nous sun destinés, moyennant là somme de 2,00, aller et retour. Le moment d'un dénat pour une contrée aussi éloignée ne manque pas de solennité, surtout quand plusieurs de vos amis el parents viennent vous serrer la main-et vous souhaiter un voyage heureux.
Nous ne partons donc pas sans éprouver quelque émotion. Et bientôt les-conversations commencèrent à s’échauffer ; mon ami Pelletier nous raconta - quelques unes de ces bonnes histoires dont il possède un si.vaste répertoire.
- Bref, le trajet sur.le chemin de fer -entre Québec à Montréal ne fut marqué
- par aucunincident bien remarquable. A
10 heures le train entrait en gare à “Hochelaga, et un quart d'heure après
nous serrions la main du brave propriétaire de l'hôtel Richelieu. L'Rôtel était rempli de voÿageurs; force nos fut d’accepter l’un des salons de l'hôtel où l'on - installa des lits pour la nuit. Imaginezvous-buit-écoliers-qui-se-trouvent-ainsi— réunis sans surveillance, dans un dorftoir commun ! Levasseur et Demers se Jcroyant encore au collège, à l'abri de ‘ l'œil du maitre, fontu h vacarure épouvantable et nous, empéchent de dormir.
Départ sde “Moûtréal le matin -du 21, par*uñ temps magnifique; Pas un journalisté de la grande métropole commerciale ne nous accompagne. A la Minerve, on nous ditque M. Joseph Tassé M. P.
rejoindra notre groupe à Brockville.
En effet quelques heures plus tard nous avions le plaisir de. serrer la main à notre ami, qui n'a.pas peu contribué par - da position importante qu’il:occupe däns la politique et là presse, à rendre notre “voyage agréable. C'est un:compagnon
charmant; ainsi du reste que tous ceux de Québec ; t] mat de plaintes à porter
/ | u l si
que contre ceux-là] qui nous ont-fait passer des nuits blanches; ils ne congaissaient pas encore l'importance du
sommeil, surtout au moment d’entre. -*
prendre un voyag long. et: pénible,
/—mais ils l'ont bien lcomprise plus tard.
Quel voyage assommant que celui de Montréal à Toronto|! À part la vue d’une camjagne qui m'a paru fertile, on ne voit sur tout le parcours que de villes . assez peu importantes, telles que Prescott, Brockville, Cornwall. La ville de . Kingston est la es qui offre quelque intérêt pour le touriste. Son pénitencier, son canal- Rideau! 7 et sa position géographique lui donnent la supériorité sur toutes les autres - villes de la province d’Ontario, Toronto toutefois excepté.
A 1.20, nous sommes installés dags le Queen's Hotel à/Toronto, bien décidés à prendre un sommeil réparateur. Nous n'avions pas encore pris de repos depuis notre départ d de Québec.