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appétits de plus de cent voyageurs que.
le bon sir de la prairie a rendus aussi voraces que. des Sioux. Le. Cependant il:
était écrit que nôus ne ‘devrions pas souffrir de la faim et encore moins de - lasoif. Attaché au train était un char - de frét, où J'on avait installé une quantité prodigieuse de bonnes et même . d'excellentes choses. dJ'énurnère : du champagne, du claret, du lager beer, du
derniérs articles sont indispensables en voyage, —des cigares, des gigareltes, biscuits, fromage, viandes cônservées - ef fumées, etc., etc. Je serais parti pour la chasse aux buflles avec un semblable assortiment, au risque mèmé de traverser les Montagnes Rocheuses, et d'aller rejoindre le chemin du Pacifique du côté de la Colombie britanique.
1l est 5 heures du matin, et mon
compagnon de lit et moi-même, assis à .
l'arrière du train, sommes occupés à méditer sur la brièveté de la vie, je me trompe,—sur la longueur du chemin
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qui nous reste à parcourir pour voir le bout du C. P.R.,—carles Anglais n’appellent jamais le Pacifique autrement que le C. PÈR;, ça va plus vite ! Après deux heures de méditation, le sifflet de
la locomotive nous avertit que l’on va enfin s'arrêter. Il était temps, car depuis Brandon, nous n’avioris pas encore fait d'arrêt. Nous regardons avec la plus:
grande curiosité pour nous informer du ____ nom de la ville qui s’offre à nos regards. L C'est Broadview, nous dit-on. Quelle.
P, ville immense! quelques tentes, un wigwam de Sioux à une certaine dis-
- tance, et dominent la -scène, deux grands édifices en toile qui doivent nousservir d'abri durantle déjeuner qui s'apprête, et pour ledinerquidevraavoir
lieu le même jour, à 9 heures du soir.
Telle est la ville de Broadview, qui ne renfermait pas alors ‘une seule maison. Après un somptueux déjeuner, notre.
train s'ébranle en route pour Regina, “le Chicago de l'avenir” J’ai déjà eu
. Occasion d’en donner une description
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qui était loin d’être flatteuse pour la capitale d’une provinee. Si on en croît certains journaux, il y a déjà plus de 1,000 citoyens ; lors de notre passage il y en avait à.peu près 300.
Nous poussous nos investigations plus loin, car ndus brûlons du désir, bien légitime, de vair poser le dernier rail. Il nous fait parcourir encore 16 milles. ,Plus on avance dans l’ouest; plus la route devient mauvaise. On est
ballotté de mème que sur un vaisseau durant la tempète, ou comme lorsque nous faisons le tfäjet en calèche ‘entre la-gare du Palais et là rue St-Joseph.
Enfin nous touchons au terminus du chemin de fer du Pacifique, le:29 août :
1882, vers les quatre heures de l’après- midi. Le tempsest superbe, etla prairie est inondée des rayons les plus ardents et les plus éblouissants d'un soleil ma-.
jestueux. À peine le convoi est-il arrèté, que nous sautons à terre.et prenons notre, course vers l'endroit où sont les travailleurs, la plupart des Norvégiens
“het Ds rot Te ,
et des Suédois ; il y à cependant plusieurs Canadiens-français.
Les travaux sont poussés avec une grande rapidité. Les entrepreneurs emploient deux millechevaux et quatre
“mille hommes pour faire le terrassement et poser les rails. Îls paient par .
mois $230,000.à $300,000 de:gages ; ces, gages pour chaque ouvrier sont assez variables, de 82.25 et.plus. Sur la ligne se trouvent des chars qui servent de
dorioirs, de cuisines et de réfectoires ; ils sont à deux étages et construits très solidement. C'est dans .ces maisons :
ambulantés que les travailleurs trouvent ieur pension et leur gîte. On conçoit facilement que ces pauvres ouvriers nauraient pu coucher à. la belle étoile, surtout par des nuits-froi- ‘des comme 11 en arrive sisouvent dans le Nord-Ouest, même durant la saison d'été. ‘ Deux petits incidents du voyage.que j'allais oublier. Ce sont deux baptèmes, l'un d’une ville, l'autre d'un petit Cris
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né le jour même du mariage d'un Cris avec une Crise. La ville est, ‘ou plutôt sera celle de Pense, et. Yenfant s’appeliera M. Climie-‘Pense.
Les deux cérémonies ont été imposantes. .
Pense est une ville considérable ; tous les édifices sont construits en bois inais cet édifice se réduit à une trave ge de :chemin de fer. éSuivant l'antique coutume, on à cassé la bouteille de,
< Champagne en lui donnant une poussée vers la traverse. Sans la présence de “cette pièce de bois et de cette bou- -. teille, ls-baptème de la ville aurait été - illicite éf invalide à la fois. - —. C'esbainsi que Penseville fut fondée du nom du Président de l'Association de la Presse, et et rédacteur du “ Kingston : Whig,” M. Peñse. = M. Climie Pense & eu. pour parrains MM. Pense et Climie ; ce dernier est secrétaire de V'Association.
” {n'y aplus que660 milles à parcourir pour arriver aux Montagnes Rocheu-
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ses, mais comme ‘‘ les ombres descendent‘dans la plaine” et que notre locomotive se refuserait peut-être-à aller’ plus loin, nous préférons d'un commun :
accord virer de bord, et retourner vers les pays de l'Orient. |
Nous prenons la directions de Broadview, arrêtant toutefois à Troy où notre ami Duchesnay doit nous rejoindre. La ‘ nuit est déjà venue, et l'on nous annonce que le diner n'aura lieu qu'à minuit.”
Et voilà comment cette fois, la seule, l’on . n’a pas Su mesurer à temps la profon… deur de nos estomacs. Mais en atténdant :
nous arrosons le terrain, au cas où il . serait trop sec, pour faire une plus facile” digpstion Enfin nous voilà rendus et “mous nous faufilons sous la tente-réfectoire; nous rapprochant autant que possible de la cuisine, d’où s'échappent des émanations qui chatouillent très agréablement la membrane olfactive de mon ami B. Casgrain.. Levasseur, Du- ‘’chesnay et Pelletier se sentent aussi .
: très émus en face de cel appareil culi-