LE ST-PAUL, MINNEAPOLIS ET MANITORA
a 310 milles de long et nous conduit à St-Vincent sur la frontière, àtravers la vallée de la Rivière Roge ; plusieurs
des membres du Syndicat du Pacifique
—font partie de 14 direction de cette com-
” pagnie. Jusqu'à Glyndon où passe le « Northern Pacific,” la route gagne l’ouest, mais de là elle prend la direction du sud au nord jusqu’au terminus.
Les principales villes qu’elle traverse sont St-Cloud, Barnesville, Glyndon, Crookston et Hallock) où se publie us journal, depuis quelques mois seulement. Le propriétaire, M. Wallace,
. na présenté le premier numéro de son
journal, lors de notre passage à ‘cet
% endroit.
“%. Cette ligne prend une impbrtance de
lus en plus croissante. Ainsi lerevenu
ne
‘ «lante de 1881. Les contrées si fertiles
qu’elle sillonne en tous sens, en feront bientôt un des chemins de fer qui paient les plus forts dividendes. Sa jonction avec le Pacifique n'aura pas certainement l'effet d’être préjudiciable à ses intérêts. .
Enfin voilà que nous touchons au
Vi-PACIFIQUE CANADIEN. ?
‘C’est d’abord uu embranchement qui conduit de St-Vincent à Winnipeg, :
silonnant la vallée de la Rivière Rouge, sur un parcours de 68 milles, puis uu deuxième embranchement, de la capi-" iale du Manitoba à Selkirk, qui à 23 milles de long.
. La section ouest du chemin de fer
- canadien du Pacifique. est é6mplétée
jusqu'à quelqües milles à l’ouest de Regina, capitale de la province dite ‘“ Qu’Appelle,” à 400 et quelques milles
-de Winnipeg. Sur son parcours on voit
‘les villes de Portage la Prairie et de
Brandon. Il y à ensuite l'endroit appelé
# Fort Qu'appelle ” situé à {7 milles de la voie ferrée. A l’est de Winnipeg, le
chemin est complété jusqu'à la Baie du Tonnerre, sur les bords du lac Supé-
rieur. Les villes sont très peu communes
dans ces parages. A part le ‘‘ Portage du Rat” qui n'est autre chose qu’un village, on ne voit par ci parlà que
quelques habitations isolées, ou des:
scieries pour le boïs. Les traîns circu= lent régulièrement, à travers cette contrée prodigieuse par le grand nombre de lacs qui l'arrosent. On a dù conper en maints endroits des rochers de granit le plus pur, pour frayer la route ; et
. ailleurs on à construit des ponts d'une hauteur et d’une longueur telles, qu'il
- faut voir pour croire. La structure en . est tellement légère, en apparence du moins, que plus d’un d’entre nous a Cru voir approcher sa fin dernière en se voyant ainsi suspendu entre Ja terre et le ciel. Que d'obstacles il a fallu vaincre
É ochers et lacs !
pour construire une voie ferrée à travers | Sun pays où on ne voit que montägnes,
Cette petite esquisse historique des
- chemins de fer que j'ai parcourus étant
terminée, j'en arrive maintenant au sujet principal :
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