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V. — CAS EXCEPTIONNELS

Jusqu'à présent, j'ai laissé de côté les corps qui font exception à la loi de proportionnalité entre le coefficient critique et le pouvoir réfringent moléculaire. Il importe de les passer scrupuleusement en revue et de voir jusqu’à quel point cette loi est infirmée.

Un premier groupe d’exceptions est constitué par les gaz les plus diflicilement liquéfiables, oxygène, azote, oxyde de carbone; elles sont consignées dans le Tableau VIII.

7 TaBLEau VIII.

[Les réfractions moléculaires sont empruntées au Mémoire de M. Brükl qui les a calculées au moyen des données de Regnault et de M. Mascart.]

Observa- M.R.

Corps. 279 +0. x. Le teurs .MRaïe DE OXSENLOEE ER 155 50 SOMME IO NÉ OD NES AÏZOLE AZ 6... 127 DS 3,6 O. LEMOY ANT

MO AS Ce ONCE 2 OS) NE ) Fe Oxyde de carbone CO. 133,5 35,5 3,8 O. 4,99 1,3 » » TOI O0 OO W. » es

On remarquera seulement que les réfractions moléculaires sont généralement déterminées à la température ordinaire, soit, pour ces trois corps, à 120°-10° en dessus de leur température critique.

Pour tousles corps, figurantdansles Tableaux IH, ITetIV, cette détermination est faite, ou dans le voisinage de la température critique, ou à une température notablement infén—1M n2+2 d reste bien identique à elle-même dans d’aussi grands intervalles de température.

Viennentensuite, dans undeuxièmegroupe (Tableau IX), un certain nombre d’exceptions attribuables vraisemblablement à plusieurs canses.

rieure. On peut donc se demander si la quantité

TagLceau IX.

[ Les réfractions moléculaires de CCI“ et de SnCl' sont déduites des observations de M. Haagen (Pogg. Ann., t. CXXXI, p.117; 1863); celle de H?S, du Mémoire de M. Bleckrode déjà cité; celle de Cl?, du Mémoire de M. Brühl. Les autres réfractions moléculaires sont empruntées au Mémoire de M. Landolt. Toutes ces constantes Optiques sont relatives à une radiation de la longueur d'onde infinie, excepté en ce qui concerne H?S (lumière

blanche) et Cl? (raie D du sodium)|.

Observa-

Corps. 273+0 x. 10: teurs. MR.

Éthylamine C2H5AzH?2......... 450 66 CSV CRT 4187 Bénzene COTE AR En On COS RS TR 7 24,99 Chloroforme CH CI3...... Ce 008 00100) 9,7 SJ 20,85 “Hydrogène sulfuré H2S......., 372 92,0 4, D 8,91 (jour) “Formiate d’isobutyle HGO2C#H?. 5517 JO T4 N. 30,67 “*Tétrachlorure de carbone GCI*. 556,2 45,0 12,4 NE 25,82 PTétrachlorure-d’étain Sn GI#:.: 591,7. 37,0 16,0 Y 33,36 “Chlorure d'éthylène C2H+C12:: 561,4 53,0 10,6 N 20,49 *Chlorure d’éthylidène C2H#CI2. 523 50 10,5 N. 20,64 HCRHIOrCLEST ARS TEE {14 83,9 4,9 D. 11,56 (raie D) SSulfurede carbone Cor 544,8 74,7 Dos S]j- 17,91

D DOO PARC 7,0 He »

D 2: OO NT 20) Da B. »

Quelques-uns de ces composés, marqués du signe *, attaquent le mercure ou subissent un commencement de décomposition lorsqu'on les porte à l’état critique. Ce dernier fait a été constaté et indiqué par Nadesjdine pour le formiate d’isobutyle et les chlorures d'éthylène et d’éthylidène; cependant, pour ces deux chlorures, les écarts pourraient aussi provenir de leur caractère dispersif.

D'autres corps, désignés par le signe **, attaquent aussi le mercure. Les observations de M. Young et celles de

120 PL Eur

M. Battelli ont été faites de façon à éviter cette cause d’erreur. La valeur élevée de f est, dans ce cas, évidemment attribuable au fait que tous ces composés sont fortement dispersifs. Il en est probablement de même du chloroforme.

Bien que le chlore attaque le mercure, même à froid, ses constantes critiques sont peut-être assez exactement déterminées, attendu que la tension de vapeur des chlorures de mercure doit être négligeable à la température critique du chlore. Encore, ici, la valeur 2,3 de f doit avoir pour cause l’insuflisance de la formule de Cauchy pour la dispersion (1).

Seuls, deux composés, l’éthylamine et le benzène, conduisent àdes valeurs de f trop élevées pour pouvoir les attribuer aux causes d'erreur déjà invoquées. Il faut cependant noter que les écarts de f (0,2 et 0,1) sur la valeur limite >,0 sont de l’ordre de l'incertitude sur la détermination expérimentale du coefficient critique.

Dans un dernier groupe enfin, il faut faire rentrer deux exceptions assez singulières, dues à l’eau et à l’alcool méthylique : ces deux corps conduisent aux valeurs suivantes de f, en prenant pour réfractions moléculaires les nombres consignés dans le Mémoire de M. Landolt, relatifs à un rayon de longueur d’onde infinie.

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