‹ Etede Sur La Dissymetrie MoleculaireChapitre 42 sur 50 · TABLEAU X · texte numérisé non relu

TABLEAU X

Observa-

Corps. 273 + 0. T. LE teurs. MR. “- HAUSSE RECRUE 679 8u9f 0808 BEST ER NEATAE rs PP TE ER 638 200 CEE ÉE UE

AT. méthylique CH3OH. 506 60 NS OT RETET » TN RO" lle » na

» MOTO O0 0 MONO RY » F,a

(*) Dans la publication que j'ai faite aux Annales de Chimie et de Physique, c'est par erreur que l'on a indiqué pour le chlore x —:3,4 et f=3i.

Si l'on se reporte aux règles posées précédemment, on verra qu'il suffit de doubler les poids moléculaires des deux corps pour doubler les valeurs de MR, et arriver ainsi à des valeurs de f (2,2 pour CH°OH et pour H?0), assez voisines des valeurs normales, trouvées précédemment. On serait ainsi amené à admettre que l’eau et l'alcool méthylique conservent au point critique le poids moléculaire double qui caractérise ces deux corps, lorsqu'on les étudie à basse température par la méthode cryoscopique de M. Raoul.

En résumé, les trois gaz oxygène, azote et oxyde de carbone conduisent seuls à des valeurs de f trop faibles dont il est encore difficile de rendre compte avec la formule de M. Van der Waals. Tous les autres cas exceptionnels sont susceptibles de recevoir une interprétation plausible, parfaitement conforme aux règles qui ont été développées plus haut.

La formule de M. Sarrau permet au contraire de se faire une idée plus nette de l’anomalie des trois gaz difficilement liquéfiables.

On démontre, en effet, que l'équation de M. Sarrau conduit à la valeur suivante du coefficient critique

4 étant le covolume et $ un volume auxiliaire qui intervient dans l’évaluation de la pression interne (1). Si la réfraction moléculaire est proportionnelle au

covolume x, on aura, en désignant par 72 une constante

a—mMR et x—8,273(mMR +6).

(*) Dans ma publication aux Annales de Chimie et de Physique, j'avais pensé que l’on pouvait négliger $ ou le regarder comme proportionnel à x. Cette hypothèse est trop absolue; elle ne paraît pas se vérifier dans le cas de l’acide carbonique et de l'azote.

128 P.-A. GUYE.

Tant que le terme mMR l’emportera de beaucoup sur 8, le coefficient critique restera toujours très approximativement proportionnel à la réfraction moléculaire. Il en serait de même aussi tant que le rapport de ces deux quantités variera peu.

Mais, si le rapport change considérablement, cette proportionnalité entre le coeflicient critique et la réfraction moléculaire n’aura plus lieu.

Le mème raisonnement pourrait se faire si l’on avait Sn

On voit donc qu'avec l'équation de M. Sarrau l’anomalie des trois gaz difficilement liquéfiables apparaît comme une conséquence possible, sinon nécessaire, de cette équation.

Il y aurait certainement un grand intérêt à déterminer quelle relation existe entre la réfraction moléculaire et les constantes à et ff. On ne possède malheureusement pas encore de données suffisantes pour résoudre ce problème. À défaut, on peut cependant tirer de l'équation de M. Sarrau une nouvelle méthode pour la détermination du poids moléculaire au point critique. Cette méthode est établie en faisant abstraction de la réfraction moléculaire; il suffit d'introduire une seule hypothèse qui parait d'accord avec les faits. Ces développements feront l’objet du Chapitre suivant.

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