‹ Étemens d'idéologie (volume 2)Chapitre 13 sur 99 · DE LÀ SENSIBILITÉ ET DES SENSATIOVS · texte numérisé non relu

DE LÀ SENSIBILITÉ ET DES SENSATIOVS

Li sensibilité est cette faculté, ce pouvoir, cet effet de notre organisation , ou, si tous voulez, cette propriété de notre être en vertu de laquelle nous reoev(ms des impressions de beaucoup d'espèces , et nous en avons la conscience.

Chacun de nous ne la connaît par expérience qu'en lui-même. Il la reconnaît dans ses semblables i des signes non équivoques , mais sans jamais pouvoir s'assurer au juste du degré de son intensité dans chacun d'eux : il faudrait qu'il pût sentir par les organes d'un autre. Elle se montre à nous plus ou moins clairement dans les différentes espèces d'animaux, à proportion qu'ils ont plus ou moixis de moyens de l'exprimer. Elle ne se manifeste pas de même dans les végétaux; mais aucun de nous ne

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pourrait affirmer qa^elle n^y existe pas , ni mémi dans les minéraux ; personne ne peut être œrtaîi qu'une plante n'éprouye pas une yraie douleur quau la nourriture lui manque , ou quand on rébranohe ni que les particules d^un acide , que nolis voyou toujours disposées à s'unir À celles d'un alkali n'éprouvent pas un sentiment agréable dans oetb combinaison. Je ne veux point par cette observatioz vous induire à supposer la sensibilité partout oc elle ne parait pas; car, en bonne philosophie, i' ne faut jamais rien supposer ; mais je sais qu( nous sommes dans une ignorance complète à oel égard. Quant aux motifs que nous aurions de for mer une conjecture plutôt qu'une autre sur ce point, ils ne sont pas de mon sujet ; je les patôe soni silence.

Si nous ignorons l'énergie et les limites de la sensibilité dans tout ce qui n'est pas nous , da moins nous savons un peu mieux par quels organes elle agit en nous. Je n'entrerai point ici dans dea détails physiologiques; on a dû déjà vous donner une idée générale de notre organisation , et vous en ferez quelque jour une étude plus approfoudie : il me suffira de vous dire aujourd'hui que mille expérieuces directes prouvent que c'est principalement par les nerfs que nous sentons. Ces nerfs, dans l'homme^ sont des filets d'une substance molle, à peu près de même nature que la pulpe cérébrale; leurs principaux troncs partent du cerveau, dans lequel ils se réunissent et se confondent ; de là , par une multitude de ramifications et de subdivisions

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