‹ Étemens d'idéologie (volume 2)Chapitre 15 sur 99 · CHAPITRE n · texte numérisé non relu

CHAPITRE n

dWd>lement et de fatigue sans avoir auparavant «ileaté de grands travaux , ou que l'on éprouve un le&ment d'hilarité et de bien-être sans un grand Rpos préalable, on ne peut nier qu^il arrive aussi qne très-souvent nous ressentons de Pagitalion , de k gaité ou de la tristesse , sans motif. JTen appelle à l'expérience de tous les hommes , et surtout de ceux qui sont délicats et mobiles. L'état joyeux causé par ane bonne nouvelle , ou par quelques verres devin, n'est-il pas le même? y a-t-il de la différence entre l'agitation de la fièvre et celle de Tiuquiétude ? ne oonCbnd-on p^ aisément la langueur du mal d'estoottie et celle del'afflicticm? Pour moi, je sais qu'il m'est arrivé souvent de ne pouvoir discerner si le sentiment pénible que j'éprouvais était l'effet des circonstances tristes dans lesquelles j'étais, ou du dérangement actuel de ma digestion. D'ailleurs , lors même que ces sentimens sont l'effet de nos pensées, ils n'en sont pas moins des affections simples , qoi ne sont ni des souvenirs , ni des jugemens, ni des désirs proprement dits. Ce sont donc des produits réels de la pure sensibilité, et j'ai dû en faire mention ici; en un mot , ce sont de vraies sensations internes comme les précédentes.

Il en est de même de toutes les passions , à la différence que les passions proprement dites renferment toujours un désir. Dans la haine , est le désir de faire de la peine ; dans l'amitié , le désir de faire plaisir; et ces désirs dépendent de la faculté que ■ons nommons volonté. Mais l'état doux ou pénible qu'éprouve l'homme qui aime ou hait un autre homa 5...

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me , est une véritable sensation interne. Je crois qa^ tout ceci est entendu.

Voilà donc que nous avons passé en revue tous lef •ffets que Ton doit attribuer à la pure sensibilité. Je orois bien que vous n^en aviez jamais fait un exauMB si complet et si scrupuleux ; et peut-être n^en sente»* vous pas encore beaucoup l'utilité : cependant oeU doit commencer à vous faire un peu mieux démâer oc qui se passe en vous. A mesure que nous avanwrcms ) vous verrez tout se débrouiller successivement fOus vos yeux , et l'ordre succéder au cbaos ; et vous y trouverez toujours plus de plaisir. Mais c'est jptt parler de la sensibilité ; passons à la mémoîre.W

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