‹ Étemens d'idéologie (volume 2)Chapitre 17 sur 99 · CHAPITRE m. ig · texte numérisé non relu

CHAPITRE m. ig

aficebon que qaukàjo aouSre actuellement. Il parait ma Timùemblable que , quand nous sentons une MBittion , le mouTement quelconque qui s'opère dans M lerfii ya d^ la circonférence au centre ; et que , fiind nous sentons un souyenir , il se porte du centra à la circonférence ; ce qui aiderait à le croire , t^flit que quand le aouyenir est très-yif , il ya quelquefois jusqu'à réyeiller la sensation elle-même dans la ptrtie où elle a été sentie ; il semble qu'alors , en Tortu de oe fort ébranlement tendant du centre à la oiroaiférenoe , il j ait une nouyelle réaction de la cingoférenoe au centre qui reproduise le premier B«l|bment. liais oe ne sont là que des conjectures ; le jeu mécanique de nos nerfs a échappé jusqu'à préient à toutes les obseryations.

JPai dit que la mémoire consiste à sentir les souyenirs des sensations passées : entendez qu'elle consiste aussi à sentir les souvenirs de nos jugemens , de nos désirs , de toutes nos idées composées ; et même de nos souyenirs eux-mêmes; car continuellement il nous arriye de nous souvenir d'impressions qui ne sont elles-mêmes que des souyenirs.

On a excessivement admiré cette faculté appelée la mémoire ; et certes , ce n'est pas sans raison ; mais pour être juste , il aurait fallu commencer par s'émeryeiller de celle nommée sensibilité ; car, s*il est très-surprenant qu'un être quelconque ait la propriété d'être aJSecté du souvenir d'une impression nHl a reçile, il ne Test pas moins que cet être soit ^jlfnblf d'être modifié de tant de manières par l'effet #1 toat oe q|ii rapproche. L'un et l'autre sont des

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l'organe qui nous la transmet. Prenez garde à Péta/ de cette question ; au fond , elle n'est pas plus d£^ ficile que celle que nous venons de résoudre; mail elle demande cependant un peu plus d'attentioDi parce que nous ne pouvons pas j répondre directe» ment par un exemple comme à Tautre.

En effet , presque dès les premiers momens de notre existence , nous savons que nous sommes en* vironnés de corps qui agissent sur nous de mille manières ; que nous avons nous-mêmes un corps et dtf organes qui reçoivent leurs impressions ; que nooi n'avons aucune sensation externe qui ne vienne de l'action de ces corps sur ces organes, et que tontes nos sensations internes sont l'effet des mouvemeiu qui s'opèrent dans l'intérieur de ces mêmes organes* Toutes ces connaissances précèdent en nous tous les tems dont nous nous souvenons : la preuve en est que nous ne nous rappelons pas les avoir acquises. En conséquence , nous avons, de tems immémorial, l'habitude de rapporter nos sensations à tout ce qui les cause ; et nous sommes bien tentés.de croire qu'il est dans la nature même de toute sensation d'indiquer d'où elle nous vient, et que c'est là une propriété de la sensibilité.

A la vérité , les mouvemens très-vagues des enfans dans le premier âge nous indiquent qu'ils éprouvent des sensations pendant quelque tems , avant de savoir d'où elles leurs viennent. Nous-mêmes , si nous reconnaissons presque toujours quel est l'organe par lequel nous vient une sensation, nous ne distinguons pas toujours le corps qui a agi sur lui , ni où

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