‹ Étemens d'idéologie (volume 2)Chapitre 23 sur 99 · CHAPITRE VL · texte numérisé non relu

CHAPITRE VL

OB LA. FOMUTIOH DB VOS IDBBft fiftMKMIWft.

Jsmns GBiu, noua roilà irriTés à ime époqve de DOS recherches qui mérite que vous yons y arrâte on moment Vous avez yu avec mot que xèoqb mes doués de sensibilité, de mémoire , de jm et de volonté ; vous avez reconnu que sentir des satioDs , sentir des souvenirs , sentir des rapports et sentir des désirs , o^est toujours sentir. Quoique je ne vous Taie pas encore démontré , je voua ai aBuoncéque ces quatre facultés composaient notre fn . culte de penser toute entière ; et je crois qu'en eiaminant les opérations de votre esprit , vous éprouvei l'impossibilité d'en découvrir une qui ne se raj^iorfe pas à une de celles-là , et que cela commence à voos persuader que je ne vous ai pas trompés sur oe point Je vous ai fait connaître avec précision ce qui appartient à chacune de ces facultés, et ce qu'il ne faut pas lui attribuer; j'ai, pour ainsi dire, mis sous vos yeux les traits qui les caractérisent et les distinguent les unes des autres j ainsi , à propremait parler , .vous connaissez déjà toute votre faculté de penser. Cependant, ou je me trompe fort, on vous ne voyez pas encore la liaison de tout cela aveo toutes les idées qui meublent vos têtes , avec toutes les pensées qui occupent vas esprit»; votre raison et vo'

GRikPITRE VI. 57

«nseience intime Toa« disent bien qa'nne inteU Bw homaine ne peut pes faire antre obose qne ir, se rasouTenir, jof^r, vouloir et agir en iécpienoe ; et en même temps vous sentez qne i faites une quantité de choses qui ne vous paient préoisément aucune de celles-là. Vous vous ▼ex oomaae pressés entre deux expérienoes tonleux constantes, et qui pourtant semblent conieloîres ; vous éprouver un embarras singulier, MU ne saves pas encore comment vous avez lé IHdée Rembarras; vous cherchez, vous réniMs, et vous ne savez pas précisément ce que t qne réfléchir , ni comment <m réfléchit. Expliit4« en passant ; ce sera toujours une idée éclairift cela se retrouvera dans Toccasion.

éfléchir, être réfléchissant, c'est Pétat de ■me qui désire apercevoir un ou plusieurs rap- I, porter un ou plusieurs ja|emen8 ; qui , en éqnence de ce désir, s'efibrce de se rappeler ord des faits entre lesquels il puisse Toir une 00, et ensuite d'autres faits, pour s'assurer si i liaison est bien réelle, si elle est constante ; et eiamiwe jusqu^À quel point on peut la généra- ' , et enfin ce que l'on en peut affirmer sans se iper; voilà ce que c'est que réfléchir. Vembarsst ie sentiment , la sensation interne qu'éprouve bomme quand les faits lui manquent ou quand e Ini reviennent pas , ou quand il ne voit pas de OB entre eux , ou quand il en aperçoit qui lui Ment contradictoires , quand enfin il manque de ens pour asseoir le jugement qu'il désire poi^.

58 IDEOLOGIE.

Vous , par exemple , n tous ayez pris pour sitjct di yos méditatîoiis one péohe dont tous ayez goAtt hier , yoos yoyez bien qu'elle tous a donné le« âmr salions d'one belle ooaleur, d'one bonne odeur, d'un goût agréable; que yous l'ayez sentie moUeti toucher, que tous yous ressouyenez de tout oela; que yous en concluez que cette péohe est mâf«t qu'elle yous sera salutaire, et qu'en oonséquooM yous désirez la manger, et que yous allez la chenhar ou une autre pareille. Vous reoonnaissezque , oomnN nous l'ayons dit , il ne s'agit là que de sentir des lasations, des souyenirs, des rapports, des désifs,*! d'agir en conséquence; mais yous ne démélez.paide mdme comment , ayec ces sensations , ces sonyemn et ces rapports , yous yous êtes fait l'idée compléta de cette pèche ; comment ensuite yous l'ayez étuidue à tous les fruits semblables, et encore moiiu comment yous af«z composé les idées plus génénte encore de bonté , de beauté, de mollesse ou de du* reté, de maturité, de salubrité, de similitude, dt passé , de présent et d'avenir. C'est qu'effeotiyemeB CCS idées très-composées ne sont pas les résultat d'une seule expérience; il faut en rassembler pin sieurs ; et yous ne deyinez pas l'usage qu'il en fai faire. Cela yous jette dans une grande perplexité; i est bon que yous l'ayez éprouyée , mais il est teo de yous en tirer.

Pour y réussir , il n'y a que trots choses à yoi expliquer, sayoir, comment nous apprenons que 1< sensations que nous éprouyous sont causées par v objet quelconque « comment elles nous seryent

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