CHAPITRE X. l3l
iet. Cei parties aoot Ihgitiyes et transitoires ; elles leooezistent pas ensemble; leurs dirisions ne sont urqnées par rien ; il n'y en a par conséquent anime qui aoit déterminée aveo assez de précision lar servir d'unité. Que faisons-noua dono pour par* ger la durée en tems, o'est-à-dire en quantités de irée mesurées ayec justesse ? Nous avons recours t mouyement; c'est lui, et Ud seul, qui nous rend TOcptibles les divisions de la durée. Aussi, prei-y garde , les tems sont toujours marqués par clques mouyemens opérés; leurs subdivisions se» ient arbitraires et incertaines si elles ne se raprtaient au mouvement de quelques astres ou de dqnes machines Nous mesurons donc la durée par Mnéme comme toutes choses ; mais c'est le mouyemï qui nous la rend commensurable.
Ifaintenant il reste à voir comment le mouye* nt , qui est en lui-même aussi fugitif, aussi trannre , aussi peu susceptible de divisions fixes et "uanentes que la durée , peut devenir pour elle la le et le moyen d'une mesure exacte ; car le mouyettt, sans doute , ainsi que toute autre chose , ne se isure que par lui-même ; et s'il n'est pas susoepti- ) de divisions déterminées et invariables , comat peut-il servir d'échelle et de terme de comriison pour évaluer des quantités d'une autre lèoe ? Cest que le mouvement s'opère dans l'étene, qu'il parcourt l'étendue , qu'elle le représente le constate. En effet, comment voyons-nous qu'un v, une heure, une minute, une seconde, sont oilés ? o'éft parce que le soleil , une aiguille de a 14.
l32 IDEOLOGIE.
montre , la verge d^un pendule , ont paroonru un certain espace ; parce que Peau d'une clepsydre , le sable d'une horloge , ont laissé yide une certaine portion d'étendue. Ainsi , par l'intermède du monyement , les parties de la durée se trouvent manifestées pir les parties de l'étendue , et par là elles participent à l'avantage inestimable qu'ont celles-oi de pouvoir être divisées et mesurées de la manière la plus ngonreuse et la plus invariable.
Mais', me direz-vous , nous voyons bien que c'est toujours un mouvement opéré qui nous rend sensible la quantité de durée écoulée , et toujours une étendue parcourue qui constate le mouvement opéré; mais cela ne suffit pas encore pour que l'étendue loit la mesure fixe de la durée ^ il faudrait pour œla-qne la même quantité d'étendue parcourue répondit toajours eJLaotement à la même quantité de duréeéooalée ; et pour que cela arrivât , il faudrait que jmous n'eussions égard , dans la mesure du temps , qu^à un seul mouvement d^une vitesse connue et uniforme.
. Je réponds que c'est aussi ce que vous faites sans vous en apercevoir. £n effet, prenez - y garde , dans la mesure de la durée , l'um'té o'*est le jour; toutes les périodes plus longues sont des multiples de celle-là , toutes celles qui sont plus courtes en sont des fractions : toutes sont plus ou moins arbitraires , aussi toutes varient à notre gré. L'année renferme plus ou moins de jours , suivant que nous préférons de la rapporter au soleil ou à la lune; I^ jour seul est un tems qu'on ne peut ni augmenter