‹ Étemens d'idéologie (volume 2)Chapitre 36 sur 99 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

nrUATIOK DU FRiCBDEVT ; DE LA HISURB DBS FRO- PRISTBS DES CORPS.

9U8 Pavons déjà dit , la propriété d^étre étendu iste à pouvoir être touché oontinnemeut par nomain qui se meut. Un corps nVst étendu que e qu'il a des parties telles , quMl faut faire une line quantité de mouvement pour aller des unes antres. Mais comment évaluons-nous , mesn- -nous la quantité de son étendue ? La manière est simple et directe. Nous comparons cette due à une portion fixe et déterminée d^étendue

nous prenons pour terme de comparaison, t4-dire pour unité; tels sont les pieds et les res, et toas leurs analogues, ainsi que toutes mesures de surface et de capacité ou solidité en dérivent ; car ce que nous appelons mesurer ougueur , la surface ou la solidité d'un corps , it autre chose que reconnaître la quantité de mèi ou de parties de mètres linéaires , carrés ou cu-

que contieut ce corps ; et le premier élément toutes ces mesures est une quantité fixe d'éten- : en longueur, telle qu'un pied ou un mètre.

, qu'est-ce pour nous qu'un pied ou un mètre ? tst la représentation constante de la quantité de 'Qyement que notre main a dtk faire pour se por*

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ter depuis reKtrémité de ce mètre ^i a oommenoé à loi faire éprouver le sentiment de résislanoe, jusqu'à Pautre extrémité où elle a cessé d'^NrouTer cette résistance. Gmcluons donc que nous mesorons retendue par retendue même ; mais n'oublknu pas que l'unité fondamentale de toutes ces mesures nous est donnée par le mouyement , et n'est antre | chose que la représentation permanente d'une ca>- \ taine quantité de mouyement. Passons à la dorée. La durée est, comme nous l'avons dit, une propriété commune à tout ce qui sent ou est senti, et qui appartient à tous les êtres, même indépeadamment de l'étendue. Il s'agit maintenant de reconnaître comment nous la mesurons. Sans doute, nous ne la mesurons que par elle-même ; car mesurer une chose quelconque , c'est la comparer à une quantité déterminée de cette même chose, que l'on prend pour terme de comparaison, pour unité. Ainsi, mesurer, évaluer une longueur, un poids, une valeur , c'est trouver combien elles contiennent de mètres , de grammes , de francs , en un mot , d'unités de même genre ; et on ne peut pas évaluer une distance en grammes, ni uu poids eu francs, ni dire qu'une valeur est plus grande ou plus petite qu'uu poids ou qu'uue distauoe, et réciproquement. Mesurer la durée, c'est donc l'évaluer en unités de durée. Mais nous avons déjà remarqué que la propriété des êtres appelée durée , bien différente en cela de celle appelée étendue , ne nous donne par ellemême aucun moyen de constater d'une manière exacte et durable les limites de chacune de ces par-

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