‹ Étemens d'idéologie (volume 2)Chapitre 45 sur 99 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

composent cette ûionlté de sentir, et des sortes de sensations réellement différentes entre elles quenoas loi devons.

Il semble en effet , au premier coup d*œil , que rien au monde ne devrait être plus aisé , sinon de oonnattre les causes de ta pensée , da moins d'en observer les effets ; il parait qae là il n^y a pas même possibilité à Terreur } car de quoi s^agit-il pour ohacnn de nous? De se rendre compte de ce qu'il fait tous les jours , à tous les momen%,j d'en examiner les détails , de s'en tracer un tableau fidèle. Il n'est question de rien combiner , de rien inventer, encore moins de rien supposer. Il n'y a que des faits à recueillir , et ces faits se passent en nous ; cbacun est poar..lui«méme le champ le plus riche en observations et le sujet de ses expériences les plus instructives ; enfin tout consiste à savoir ce que l'on sent. Qui pourrait jamais croire , s'il n'y était forcé par l'expérience de tous les siècles et par la sienne propre , que ce soit là une entreprise dans laquelle aient éohoné les meilleurs esprits ? Cependant , non-seulement la difficulté d'y réussir n'est que trop certaine, mais même elle est telle, qu'il faut déjà être fort avancé pour voir nettement en quoi elle consiste. Tout ce que nous avons dit jusqu'à présent a pu nous mettre sur la voie, mais ne suffit pas pour bien éclaircir l'état de la question ; il faut donc ({ne nous considérions encore notre pensée sous d'autres aspects , et que nous examinions quelques-uns des principaux phénomènes qu'elle présente. C'est oe que nous allons faire dans le chapitre suivant.

IDÉOLOOIE.

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