‹ Étemens d'idéologie (volume 2)Chapitre 44 sur 99 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

en dire non-seiileiiieiit, oomme Looke, que toates H id^ yienneiit des eens , nuis enoore qu'elles ne ut que des sensations de différentes espèces. CSenduit œla n'est pas complètement net , et souvent I explications subséquentes obscurcissent enoore I traits de lumières. J'aurais donc mieux aimé qu'il : : Sentir est un phénomène de notre organisation , elle qu'en soit la cause ; et penser n'est rien que itir. Ce que nous appelons la &culté de penser, la isée , n'est autre chose ^que la faculté de sentir , la inbilité prise dans le sens le plus iStendu. Toutes I idées , toutes nos perceptions sont des choses que IS sentons , c'est-à-dire , des sensations , aux<)nelnous donnons différens noms , suivant leurs difens effets et leurs différens caractères.

alors , au lieu d'expliquer péniblement comment sensation devient mémoire, jugement, yolonté, nille autres choses , il aurait dit tout simplement, nme nous , que notre faculté de sentir ou penser ifiste à sentir des sensations proprement dites, I souvenirs , des rapports , des désirs , et tout ce il aurait jugé à propos d'y distinguer.

Te crois ces deux manières de s'exprimer bien idennés. Cependant , telle est la conséquence de préiler la même idée sous un aspect ou sous un autre , e quand , par la suite de mes observations et de M réflexions , j'ai été conduit à conclure que toutes s idées ne sont que des sensations diverses , et que Dser, sentir et exister ne sont pour nous qu'une lie et même chose, j'ai cru fermement ne l'avoir s appris de Condillac ; et peut-être beaucoup de

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ses sectateurs ne oonyiendront pas que je dise la miâme chose que lui, ni par conséquent que j*aie nison.

n y a plus ; je suis persuadé que s'il ayait rédigé son propre principe sous la forme que je lui domie, cet excellent esprit qui lai a fait éliminer tant d'idéei fausses et yagues , Taurait amené néoessairement à ne plus reconnaître dans la pensée toutes ces opéntions parasites qu^il y admet encore, et qui ne font qu'embrouiller l'analyse qu'il en a faite, œ qui a ëé un vrai malheift pour la science. Au reste , peut-étie a-t-il cru s'être fait entendre suffisamment ; peut-être n'a-t-il pas voulu s'expliquer davantage. Quoi qu^ en soit, je persiste à soutenir qu'à lui seul appartieBt l'honneur d'avoir découvert que penser iCest rien que sentir , et que toutes nos idées ne sont que dei sensations diverses dont il ne s'agit que de démêler les différences et les combinaisons. Pai débarrassé cette- grande vérité de quelques nuages qui l'obscurcissaient encore un peu ; j'en ai tiré quelques conséquences de plus , et voilà tout.

La réflexion que nous venons de faire sur Condiilao eu amène naturellement une autre plus directement relative à la science , c'est qu'il est bien extraordinaire que depuis le temps que les hommes pensent et cherchent à se rendre compte de leurs idées, ce soit une découverte nouvelle de savoir que penser est la même chose que sentir ; et qu'il est encore plus surprenant que le même homme qui a été capable d'apercevoir cette vérité , ait pu ensuite se tromper sur le nombre et l'espèce des opérations distinctes qui

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