‹ Étemens d'idéologie (volume 2)Chapitre 60 sur 99 · CHAPITRE 3. V · texte numérisé non relu

CHAPITRE 3. V

ooDBtante que moins on en a fait , et moins on est apte à en faire de noayelles ; et qu'au contraire, artiré à un certain degré d'avancement , on est à portée d'une multitude indé6nie de combinaisons ; en sorte que notre disposition à nous perfectionner croit dans «ne proportion bien plus rapide que notre perfectionnement.

Enfin , il est vrai que si les premiers pas de Tintelligenœ humaine sont lents et pénibles , du moins ils •ont sûrs , tandis que bientôt après elle est continuellement en danger de s'égarer ; i° parce que quand ses opérations sont devenues faciles et rapides , un grand nombre d'entre elles demeurent inaperçues , et nous •Tons vu ce qui en résulte ; a° parce quelles signes pAT lesquels nous représentons nos idées , et par le ■Byen desquels nous les combinons , malgré leur prodigieuse utilité , sont souvent une cause d'erreur > comme nous le verrous bientôt j 3o parce que , quand la multitude des combinaisons qui s'opèrent en nous, et des mouvemens internes qu'elles nécessitent , est devenue vraiment innombrable , il est bien difficile ^e ces combinaisons ne se nuisent pas tout en s'ente'aidant , et qu'il ne s'établisse pas entre elles des lîtiaons vicieuses. Je suis convaincu même que cette>, dernière circonstance est une des causes qui faitqu'en général c'est chez les nations les plus éclairées , dans rige où l'on combine le plus d'idées , et dans la daaae des hommes qui ont le plus exercé leur esprit , qne l'on trouve les exemples les plus fréquens de démence ; et que l'on observe que les hommes les plus sujets à œ malheur sont ceux qui se livrent le

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plos «Yidement aux impreflfÎQOi qa.^ reçoireiit, tandia que ceux dont roooupttîaii haliîtiifllle eit de w rendre un compte aoignmuL de lenn pentéoi y en sont presque entièranent exempta K

Je nuirai paa plus loin cb oe mom e n t . Aprèi arcir montré qnel est Pëtat primitif Ha l'inteUigenoa ko-

■ Cette réÛÊUûm. m'wt in gg ér< < pt la Itetnrt Sm IM' de fAlUmmiUm mëmuU , ^n** paUii M. PImL Ob m «•• rak trop m raeoBHModer la Uotam. Ea «splMiMat «■'- ■Mmt 1m foM dUniMonent, il «pprcad mx nga» eDaBeatik ptMvot ) il prouve que Tari do gïiirir lotbomaiot «a dinHM* ■*ost Mitro «ïliOM ^c edoi de oiaBier h» ptuioiu et dedii^ ger les ogliiions des hoanaei ordiaelretf II eonsitto à fv mer lenrtffelkitndef. Ce sont lot phjtiolof !«« pUoMphll* oommeM.Phiel, qnl •▼uweroat Pidéolof le. llabtta^fM seulement la gloire d'avoir fait nu livre utile » il a emat celle d*en avoir recueilli les matériaux par une longue mite de bonnes actions.

Au reste, j'ai vu avec satisfaction que les phénomènes qu'il décrit dans une grande perfection, confirment la manière dont j*ai envisagé la pensée , et se trouvent mieni expliqués sous le rapport idéologique , par notre façon de considérer nos facultés intellectuelles , que par celles eo usage jusqu'à présent.

Tous les hommes commencent par l'idiotisme enfantiai finissent par la démence sénile, et ont dans l'intervalle plu ou moins d^ manie délirante , suivant le degré de perturba* tion de leurs opérations intellectuelles les plus profondémeat habituelles.

Le traitement moral que M. Pinel emploie pour gnérir les esprits égarés , est , avec raison , précisément l'invcns des procédés que l'art oratoire emploie pour ébranler l'imsgination et entraîner l'assentiment des hommes.

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