CHAPITRE IV
JVGBMBHT ET DBS SENSATIOIIS DB RAPPORTS.
faculté de juger , ou le jugement, est encore pèoe de sensibilité ; car c'est la faculté de sen-
rapports entre nos perceptions.
rapports sont des vues de notre esprit , des ac-p
notre faculté de penser, par lesquels nous chons une idée d'une autre , par lesquels nous «s idées et les comparons ensemble d'une ma- |uelconque. Ces rapports sont des sensations ;s du cerveau , comme les souvenirs, faculté de sentir des rapports est une oonsée presque nécessaire de celle de sentir des seni ; car dès qu'on sent distinctement deux sen- I , il s'ensuit naturellement qu'on sent leurs iblances , leurs différences , leur liaisons, etc. ; lie en est une conséquence et ne saurait la er ni exister sans elle.
sgS Esnicr BAmmÉ
Deoetto fMmllé visBneat loiitM noi ( mr n nont at percrrkNU aamms ptraaptioM y â DOiM n*mi portioBS ai nous ne fcrionf étenMUeoMBt qa*ètn affeotéi, il nottf ne Morioiif jamais rien.
Poar peroetwr an rapport , pour porlir «n jwgtment, 00 qui est la même ebœe , il fiivt afoir ta même tems deax idées distîAlea j nais iln^enfrst Jamais que deux.
Aussi , une proposition, qui n*est antre dwseqee rénonoé d^nn jugement , n*a jamais que deox termes , le sujet et Tattribut lie Terbe est une pirtie de Pattribut ; il n^est pu un troisième terme; ee a'at pas lui qui exprime Tacte de Pesprît qui juge ; U preure en est que quand il est an mode infinitif, il n*y a pas de jugement énoncé dans la phrase.
Il n*y a pas de jugement négatif; tout jugement est uéoesâairement positif , puisqu'il est une percepliou ; car on ne peut percevoir une chose qai n^est pas.
Aussi n*y a-t-il pas de propositions réellemenl n^ gatives. Celles qui paraissent telles , ne le sont que par la forme : au fond elles renferment une affirmation.
L'affirmation de toute proposition se réduit toa)oars à oelle-oi , que Tidée totale de Taltribut est comprise toute entière dans Tidée du sujet et en fait partie; car tout jugement ne consiste toujoura qu'à sentir qu'une idée est une des idées composantes d'uue aatra , en fait partie.
Cest à tort que l'on a appelé l'attribut le gfiuii terme de la proposition.
DE l'idéologie. 297
A la vérîté , il est toujours une idée plus générale |iie le sujet , et, par conséquent , susceptible d'une ixtension plus grande ; mais dans Pénonoé d'un jugement, l'attribut j^étant jamais dit que des objets luxquels s'appliquele sujet , son extension est déterminée par celle du sujet, et réduite de manière À n'^étre jamais plus grande qu'elle.
D'autre part , préciséknent parce que l'attribut est une idée plus générale , sa oompréhensicm est moins grande»
Ainsi , il est toujours égal au sujet en extension , et il lui est toujours inférieur en comprébensiou *.