CHAPITRE PREMIER
DB LA PHILOSOPBU.
' IotrodactioB«^ «• Défii|ition d^Uill^ àê la PhilosopkW. ^ 3* M aniér#lc raisonner d« l*esprit. — > 4* ^ 4>>* ^'**^ qu'osa ProprMl^. — 5* Gomment on« Prapriéy ^riva de la génération d'une chose , et coasmant de HrnpriM Da remonta â la générstion. — 6* Bot da la Philoaopliia. - 7» Son milité. — 9f> Son sajtt. — 9* Set partial. — o^ Conclusion.
i» La philosophie me parait être aujourd'hui chez hommes, comme l'on raconte qu'étaient autrefois , 18 la nature , le hlé et le vin. Car, au commencent des choses , on voyait épars dans les campagnes elqucs ceps de vignes et quelques épis ; mais on ne vUtait ni ne semait. C'est pourquoi on vivait de nds : ou si quelqu'un osait toucher à quelques lines inconnues ou suspectes , c'était au détriment
sa santé. De même la Philosophie, c'est-à-diVe la Ison naturelle, est innée dans tous les hommes , car aoun raisonne jusqu'à un certain point et sur quelles sujets ; mais lorsqu'une longue suite de raisonmens devient nécessaire, la plupart divaguent et igarent faute d'uue bonne méthode qui fasse l'effi||
la précaution de semer et de planter , d'où il ar-
BOBBES.
rlye que oeux qui se contentent de leur c
joumalière , qn'oo peut oomparcr à la mtmi
gUnd , et qui rejettent oo négligent la Pfa
passent en général pour étred'im jagemcnt
et sont en effet plos raisonnaUes que ceai
bus d^opinions peu commîmes, mais doate
gèrement adoptées , disputent et se quen
cesse comme des gens peu sensés. Payouc