SERVANT DE TABLE ANALYTIQUE
▲ LA PimiiBI SECTION
Pli réduit précédemment toate la soienoe logique ^ deax faits.
Le premier 9 c'est que nos perceptions étant tout pour nous , nous sommes parfaitement , complète- ■Qent et nécessairement sûrs de tout ce que nous sentons actuellement.
Le second , c'est que par conséquent aucun de nos Hgemens , pris isolément , ne peut être erroné , puisne par cela même que nous voyons une idée dans ne autre , elle y est actuellement ; mais leur faus- :té , quand elle a lieu , est purement relative aux igemens antérieurs que nous laissons subsister, et insiste en ce que cette idée, dans laquelle nous oyons un élément nouveau, nous la croyons la même ue celle que nous avons toujours eue sous le même gne, tandis. qu'elle en est réellement différente, niscpie l'élément nouveau que nous y voyons actellement est incompatible avec quelques-uns de
l88 EXTRAIT RAISONIVE
oeuz que nous y avons vos préoédemment', en soi que 9 pour qu^il n'y eftt pas de oontradiotion , il h\ draitott en6teroenxL-là , ou n'y pas admettre celak
De ces deux faits nu principes y je tire ici qf» lorze apliorismes ou maximes , qui constituent sa: vaut moi tout Tart logique tel qu'il natt de la ttii scienee logique.
Après le dernier de ces apborismes , qui preserî de s'abstenir déjuger, tant qu'on n'a pas les doaoéf suffisantes, je parle de la théorie de la probabilité
La science de la probabilité n'est point la m^ chose que le calcul de la probabilité ; elle ccosûti dans la recherche des données et dans leur oombi naison. Le calcul ne consiste que dans cette der uière partie; il peut être très-juste et mener idef résultats très-laux. Cest ce dont ne se sont pas isseï aperçus les mathématiciens, qui l'ont pris pour b science tout entière.
La science de la probabilité n'est donc pas vn* .science particulière. Comme l'ccherche des données elle fait partie de chacune des scienees dont dépendent ces données. Comme calcul des données , cil' est un emploi de la science des quantités.
La science de la probabilité est proprement la ps^ tie conjecturale de chacune des branches de no: connaissances, dans quelques-unes desquelles l' calcul peut être employé.
Mais il faut bien voir quelles sont celles dont le idées sont, par leur nature, susceptibles de uuan ces assez précises et assez déterminées pour pouvoi se rapporter aux divisions exactes <les noms ù
DU SUPPLEMENT, ClC. l8c)
nombre et des ohiffres, et pour que par suite on puisse y appliquer le langage rigoureux de la science des quantités. Cest encore à quoi n^out pas assez pris garde les mathématiciens , qui ont cru que tout conâMaitdans le calcul , et cela les a conduits à des erreurs épouvantables.
Bans Pétat où est encore la science de la probante, si c'en est une, j^ai cru devoir me borner à ^ petit nombre de réflexions destinées à en bien ^^terminer la nature , les moyens et le but.
m DO SUpPLÉlIBirT A LA. PREHlàRE SBCTIOV DES ÉLBUERS
D^IDBOLOGIE.
NCIPES LOGIQUES