‹ Étemens d'idéologie (volume 3)Chapitre 58 sur 72 · RAPPORT · texte numérisé non relu

RAPPORT

puanrrB kv MmsTiut db L^uiTéiuBini, PAR LE CONSEIL D'INSTRUCTION PUBUQUE.

Extrait du procès-verbal de la séance du iSpluriUe an 8 (féTiier 1800), composée des citoyens \âr grange , Garât , Palûsot , Gingucné, Daroeti LbbretoUy Jaoqaemont, Traoy.

Après avoir entendu la lecture de la correspan* danoe , un membre a proposé de présenter au Ifi-

nistre le rapport suivant :

Citoyen Ministre , le Conseil a examiné avec bean* coup d^attention le dépouillement qu'il a fait faire de la correspondance des conseils d^administratioa et des professeurs des écoles centrales ; il a recueilli les renseignemens que ces professeurs y donnent, les vues qu'ils y exposent , même les plaintes qu'ils y font , pour vous fiûre connaître Pétat au vni de Pinstruction publique dans la France , les espérances et les craintes qu'il est permis d'en ooncevoir, et les améliorations qu'il est possible d'y apporter, sans toutefois donner une trop grande commotion à cette

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Vaste maohîne , telle qu'elle est établie. Car les pièces même sur lesquelles s^appuie ce rapport font témoignage que toutea les fois qu'à la tribune législative «ku dans les aotes du gouyemement on a annoncé le projet d'un cbangement on d'une réforme dans le •yatème d'édnoatioii publique , cette annonce a été ^ana les départemens le signal de Pattiédissement ^es professeurs , du découragement des élèves , et de la désertion des écoles.

n est cependant quelques réformes très -légères ^ui sont détirées de tous les bons esprits : elles sont demandées d'une manière très- instante par la plupart des professeurs , et leur vœu à cet égard est déposé dans la correspondauce dont le G)nseil va avoir l'honneur de vous rendre compte. Mais peut-être •st-il nécessaire, citoyen Ministre, de se reporter d'abord à l'époque où le Conseil fut institué > , et à l'état dans lequel il trouva les écoles centrales ; de retracer en très-peu de mots la marche qu'il a prise pour tirer un parti plug heureux de ces établissemens et de vous faire connaître le résultat de ses efforts. C'est un moyen de mettre tout à la fois sons yos yeux le but de cette institution , et la manière dont on a essayé d'y parvenir. Les améliorations déjà obtenues malgré les obstacles qu'opposait sans cesse une loi £ûte dans des temps difficiles * , seront un sAr garant des succès qu'il sera permis d'attendre des éooles centrales lorsque des cbangemcns très-

> Brumaire «a 7 (1798).

* Loi do 3 ivumaire an 4 (i79S)'

390 riECBS RELATIVES

C^Ucsavront bildi^tnltre les obsUdes dont nou

Le GoDSol dHnitmetioii publique a été institté pcmr *^»wÊkivÈ0r les Iîtics élémentairea imprimés on mmitmti dcatinéi aux écoles centrales on prir maires, les oabîenct les Tues des professeurs de ces écoles, et enfin ponr s^oconper sans oesse des moyens de perfectionner Tédacation républicaine.

Arant qne de prescrire aux professeurs et aax élèves rasage de tel ou td liyre , le Conseil a ora, citoyen Ministre, deroir s^infiormer d^enx -mènes quels étaient les ouTnges dotit se servaient oeu d^'cntre eux qui n^avuent point composé de cshiAt pour leurs cours :ieurs réponses ont fait connaltie que ces ouvrages étaient, en général , pour les oous des langues anciennes, les métbodes deGail etGoeroult appliquées aux meilleurs autei&rs grecs on Ittins; pour llùslQire naturelle, c^était Bufibn, Inssieu , Daubenton , Lacépède , Cnvier, eto. ; pour les mathématiques, Beiout, Bossut, Legendre, Gwsiii; pour le cours de physique et chimie, Fourcroy, Brisson, Guitton, Haûy, etc.; pour la grammaiie générale, Condillac , Dumarsais, Duclos , Court de Gibelin, Locke et Harris; pour les belles-lettres, Le Batteux , Blair, Condillac ; pour Thistoire , Bollin , MiUot , Voltaire , et pour la législation , Montesquieu , Hobbes , Filangieri , Beccaria , et quelques autres publicistes. On eut dès-lors la certitude qu'à rexception d^un très-petit nombre de passages qui, dans quelques-uns de ces livres , semblent être on sacrifice aux opinions du temps, la doctrine qu^oo

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r puisait devait naturellement inspirer à la jeunesse L»i idées saines , libérales et philosophiques.

Jjo Conseil omt que, pour le moment, oe fonds Le l>oiis onynges , employé par des mains habiles , ^tait suffisant pour servir de texte aux différens iou.ra des écoles centrales , il pensa quHl fallait se lervir de préférence des attributions qui lui étaient xmfiées pour empêcher qu'on introduisît dans ces Sooies cette foule de livres faits avec d'autres livres , ouvrages propres à déformer l'esprit comme le goût, et qu'on présentait si souvent à son examen , après les avoir faussement revêtus du titre de livres élémentaires. Les nombreux rapports que le Conseil TOUS a présentés sur ces sortes d'ouvrages , aea propositions de rejet font foi de la sévère équité de son examen. Il en est cependant un certain nombre qui , sur son avis , ont été désignés par les préoédens ministres de l'Intérieur aux professeurs ou aux élèves , soit comme présentant des vues , des méthodes , des idées neuves et utiles à l'éducation , soit comme offrant des idées déjà connues , sous des formes plus «impies ou plus précises.

Mais oe n'était point assez de s'être assuré des souroes où puisaient les professeurs pour l'enseignement de leurs cours; il fallait encore connaître le mode de cet enseignement, le système suivi par chaque professeur, et le point de vue sous lequel il envisageait la science qu'il était chargé d'enseigner. Ces renseignemens se sont trouvés dans leurs cahiers, dans leur correspondance , et si l'examen que chacun des membres du G>n6eil en a fait dans sa partie a 2 a5...

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