SERVANT DE TABLE ANALYTIQUE
iKTRODUCTioir. §, I, page i.
Im faculté de vouloir est un mode et une conté' quence de la faculté de sentir.
Nous venons de terminer Pexamen de nos moyens de oonnaitre : il faut les employer à Pétude de notre faculté de vouloir , pour achever Phistoire de nos facultés intellectuelles.
La faculté de vouloir fait naître en nous les idées de besoins et de moyens, de richesse et de dénuément, de droits et de devoirs, Ae justice et à^injusfice^ lesquelles viennent de l'idée Aq propriété, laquelle elle-même dérive de Pidée de personnalité.
Il faut donc premièrement examiner cette dernière, el auparavant expliquer nettement ce que c'est que la faculté de vouloir.
La faculté de vouloir est celle de trouver une chose quelconque préférable à une autre.
Elle est un mode et une conséquence de la faculté de sentir.
338 EXTRAIT RAISOHHÉ.
$.11, page lo.
De lafacyJmUe vouLoirnaUêent les idéeê de pcr- MQiwlité et de propriété.
Le moi de ohaoan de iioiu eat pour lui sa propre sensibilité.
Ainsi, la seule sensibilité donne , jusqa^à on ocrtain point ^ l'idée de penonnaliié.
Mais le mode de Sensibilité appelé «olbitf^ oa&culte de Youloir peut seul rendre complète cette idée de persoonalité , et ee n'est qa'alon qu'elle pe«t tagendrer oelk àb propriété telle que «ma l'ayons.
L'idée de propriété nait donc uniquement de la faculté de youloir , et déplus elle en natt néeessiifement, car on ne peut ayoir Hdée de son moîsanssfoir celle de la propriété de toutes les fiioultés de oc m» et de leurs effets.
Si cela n^était pas ainsi , s'il n'y avait pas psnni uous de propriété naturelle et nécessaire, il n'y en aurait jamais eu de conventionnelle et artificielle.
Cette vérité est la base de toute économie et de toute morale , qui ne sont, dans leur principe,qa'Qae seule et même science.
Ç, m , page 23.
De la faculté de vouloir naissent tous nos besoins e/
tous nos moyens.
Los mêmes actes intellectuels émanés de notre fc-
E XTB A I T RA ISONN £ 839
I Youloir , qui nous font acquérir l'idée dis- : complète de notra moi et de la propriété exde tous ses modes , sout aussi œux qui nous
susceptibles de besoins et qui sont la soaree nos moyens de pourroir à ces besoins.
1» tout désir est un besoin, et tout besoin aaais que le besoin de satisfaire un désir. Le it toujours en lui-même une souffrance, luand notre système sensitif réagit sur notre : musculaire y ces désirs ont la propriété de
nos actions et de produire ainsi tons nos
ayail, Pemploi de nos forces, est notre seul t notre seule puiisanoe.
i , c^est la faculté de vouloir qui nous rend taires de besoins et de moyens , de passion tion , de souffrances et de puissemee, à naissent les idées de richesse et de dénuée