‹ Étemens d'idéologieChapitre 19 sur 34 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

fkire avouer à tous ceux qui paient du travail, que la cherté de la main-d'œuvre est une chose désirahle, et qu^en général toas les vrais intérêts du pauvre sont exactement les mêmes que les vrais inté» vâts de la société tout entière ? Ce n^est pas seulement leur intérêt bien ou mal entendu qui s'oppose à ces vérités ; ce sont leurs passions , et parmi ces pasfdons , la plus violente et la ylus anti-sociale de tontes , la vanité. Dès-lors plus de démonstration ou du moins plus de conviction possible I Car les passions savent tout obscurcir et tout embrouiller ^ et c'est avec autant de raison que de finesse que Hobbes a dit que, si les hommes avaient eu un vif désir de ne pas croire que deux et deux font quatre , ils seraient parvenus à rendre cette vérité douteuse. On en pourrait donner des preuves.

Dans beaucoup d'occasions il est donc plus difficile encore de faire goûter la vérité que de la découvrir. Cette observation nous fait trouver un nouveau rapport entre le sujet que nous venons de traiter et celui qui va nous occuper , entre l'étude de nos actions et celle de nds sentimens. Nous avions aperçu et dit qu'il faut bien connaître les conséquences de nos actions pour bien apprécier le mérite ou le démérite des sentimens qui nous portent à telle actî(m ou à telle autre; et actuellement nous voyons qu'il fieiut analyser nos senti meus eux-mêmes , les soumettre à un examen lûgoureux , reconnaître ceux qui, étant fondés sur des jugemens sains, nous dirigent toujours bien , et ceux qui, prenant leursource dans des illusions et naissant des travers de notre es-

3^6 GHAP. XIII. GOnCLUSION. =^

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conclcisioa d*an Traité de la Yokmté.

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EXTRAIT RAISOJîNÉ

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