CHAPITRE X,page igS
nêéquencet et dépeioppemens des deux chapitres
précédens.
Rappelons-nous, i<> que nous sommes tous <^ppo- I d'intérêts et inégaux en moyens ; ao Que cependant nous sommes tous réunjis par intérêts communs de propriétaires et de consom' Ueurs ;
30 Que, par conséquent , il n'y a pas dans la so- \ié de classes constamment ennemies les unes des très.
La société se partage eu deux grandes classes, les lariéseX ceux qui les emploient.
Cette seconde classe renfermedenx espèces d'hom-
Savoir , les oisifs, qui vivent de leur revenu : leurs igfens n'augmentent pas ;
344 * EXTRAIT RAISOHifE.
Et les acHfi, qui joignent leur industrit tu ayanoes qa^iû peuvent avoir : arrivés à an certui terme, leurs moyens n^augmentent guère.
Le fonds sur lequel vivent les salariés daricat' donc avec le temps une quantité à peu (fèseoni-
tante.
De plus, la olasse des salariés reçoit le troppki>
de toutes les antres.
Ainri , Textension qu'elle peut atteindre détenniiK eelle de la population totale, et en explique toatai les variations.
n suit de là que tout ce qui est réellement atile l au pauvre est toujours réellement utile à la sooiélé tout entière.
Covamt proprUiaxre , le pauvre a intérêt pnmi^ rement que la propriété soit respectée. La oonsemtion même de celles qui ne lui appartiennent pis t mais qui le soudoient, est importante pour lai. H est jaste et utile aussi de le laisser maître desos travail et de son séjour.
Secondement , que les salaires soient suffisans. B importe aussi à la société que le pauvre ne soit pu trop malheureux.
Troisièmement , que ces salaires soient oonsttns. Les variations dans les différentes branches de Tin* dustrie sont, un malheur. Celles dans le prix des grains sont un malheur plus grand encore. Lm penpies agricoles sont très «exposés à ce dernier. Us peuples commerçans ne sont guère exposés à Tautie que par leur faute.
G)mme consommateur, le pauvre a intérêt qusU
fiibricatioii soit éoonomiqtie , les oommanioations faciles et les relations commerciales nomfoVeasés. Là aimplifioation des ptDcédés des arts , lé perfectionnement des médiodes lui font du bien et point de mal. En cela , son intérêt est encore celui de la sotiété tout entière.
Après l'opposition de nos intérêts , examinons l'inégalité de nos mojens.
Toute inégalité est un mal , car c'est un moyen d'injustice.
Distingtixms l'inégalité de pouvoir et l'inégalité de ricbesse^
L'inégalité de pouyoir est la plus fâôhéiise : c'est celle qui existe entre les sauvages.
La Mioiété diminue l'inégalité de pouvoir; mais ^e «ugmentts celle de richesse qui , portée à l'extrtee , ramène celle de pouvoir.
Cet inconvénient est plus ou moins difiîoile à éviter , suivant les diverses circonstances. De là la différenete des destinées des nations.
Oetrt oe cercle vicieux qtii expliq[ue l'enchaînement de beaucoup d^événemens dont on a toujours perlé d'une manière bien vague et bieu inexacte.
De l'Emploi de nos richesses, ou de la Consommation,
Après avoir expliqué comment se forment nos richesses et comment elles se diâirihuent , il est aisé de voir comment nous nous en servons.
346 EXTRAIT RAISOHHE.
La ooosomiiution est toujours le oontraire delt i , prodnotiolL
Cependant elle Tarie suiTant Pcspèoe des oc»' sommateurs et la nature des choses consofflméei. Gmsidérons d'abord les consommateurs.
La consommation des salariés doit être regiidée comme fidte par les capitalistes qui les soudoieiit.
Ces capitalistes sont ou des oisifs qui yiTentde revenus , ou des hommes actifs (|ui Tiyent de pio* fits.
Les premiers ne soldent que du travail stérile. Leur consommation est toute en pure perte. Aiufi ne peuvent-ils dépenser annuellement que leurs revenus.
Les antres dépensent chaque année tous leir* fimds et tous ceux qu'ils louent aux capitalistei oisifs , et quelquefois ils les dépensent plusieurs fiiis dans Tannée.
Leur consommation est de deux espèces.
Celle qu^ils font pour la satisfaction de leurs b^ soins personnels est définitive et stérile comme celle des hommes oisifs.
Celle qu'ils font en leur qualité d'hommes industrieux leur rentre avec profits.
C'est avec ces profits qu'ils paient leur dépense personnelle et les rentes des capitalistes oisifs.
Ainsi ils se trouvent avoir payé et les salariés qu'ils emploient directement , et les rentiers , et les hommes que ces rentiers salarient ; et tout cela leur revient par les achats que tous ces gens-là font di leurs productions.
EXTRAIT RAISOKNE. 347
C'est là ce qui constitue la oiroulation , dont le sul fonds est la consommation produotiye.
Eu égard à la nature des choses consommées , la onsommation la plus lente est la plus économique, i plus prompte est là plus destructive.
On Toit que le luxe ( é'est-à-dire la consommaon superflue) ne peut ni accélérer la circulation, i en accroître le fonds.
Il ne fait que substituer des dépenses inutiles à es dépenses fructueuses.
Il est, comme Tinégalité , un inconvénient attaché
l'accroissement des richesses , mais il ne saurait B être la cause.
L'histoire montre bien ce qui arrive partout où n supprime les dépenses inutiles.
Toutes les théories contraires à ceci se réduisent [rajours à cette proposition insoutenable , que dé' ruîre, c'est produire.
Oe* Revenus et des dépenses du gouvernement , et
de ses Dettes.
L'histoire de la consommation du gouvernement l'est qu'une partie de l'histoire de la consommation générale.
Le gouvernement est un très-grand consommaeur, ne vivant pas de profits , mais de revenus.
Il est bon q[ue le gouvernement possède des biens- Fonds. Indépendamment d'autres raisons , c'est autant de moins qu'il demande en impôts.
L*impôt e«t toujours un sacrifice que U go^yeinement demande aux particuliers.
Tant qu'il n'altère que les jouissances persaondles de chacun > il ne ùli que changer de vain lei i^ penses.
Quand il entame la consommation piodactÎTe, il diminue la richesse publique.
La difficulté est de bien voir quan4 les impôd produisent l'un ou Tautre de ces deux effets.
Pour en bien juger, il fiiut les partager ennx classes.
On fait Toir d'abord que les impÀts de cbsoune de ces six classes ont des manières de noire qui l^iii sont propres.
On montre ensuite à qui précisément nuit chaem d'eux.
Demande-t-on une conclusion ? La yoioi : Les impôts les meilleurs sont 1° les plus modérés, pirM qu^ils obligent à moins de sacriûces et qu'ils n^ ccssitent moins de yiolences; a» les plus variés, parce qu'ils se font équilibre les uns aux autres; 3» les plus anciens , parce qu'ils ont pénétré dans tous les prix et que tout s'^est arrangé en conséquence.
Quant aux dépenses du gouvemement , elles sont nécessaires, mais elles sont stériles. U est à désireî qu'elles soient les plus petites possible.
Il est encore plus à désirer que le gou?emeoieDt ne fasse pas de dettes.
U est très-malheureux quHl ait la possibilité d^ei faire.
ette possibilité , que Ton appelle le crédit pu- , coudait promptement tous les gouyememens en usent à leur ruine , n'a aucun des avantages )n lui attribue et repose sur un faux principe.
est à désirer qu^on reconnaisse uniyerselle-
it que les actes d'un pouvoir législatif quelcon-
ne peuvent jamais lier ses successeurs , et que
déclare solennellement que ce principe s'étend
engagemens qu'il prendrait avec des préteurs.
Conclaiion,
«ci n'est point seulement un Traité d'économie tique , mais la première partie d'un Traité de l^olonté, qui sera suivi de deux autres parties , [ui est précédée d'une introduction commune à Les trois.
dnsi on n'a pas dû entrer dans beaucoup de dé- 3; mais on a dû remonter soigneusement jusaux principes puisés dans Tobservation de nos altés , et indiquer , autant que possible , les relais de nos besoins physiques avec nos besoins mo-
j'est ce que l'on a tâché de faire. Il en résulte des
ités incontestables.
*Illes seront contestées , pourtant , moins encore
l'intérêt que par les passions.
iouvelie liaison entre l'éooDomie et la morale.
uvelle raison pour bien analyser nos divers sen-
EXtHAIT RAISONNÉ.
tiineps et oheroher avec soin s'il? soat Sooàée sur des Qpûiioiis jostes ou, faus3es.
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