‹ EthelChapitre 172 sur 172 · CHAPITRE XXIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIII

n'y aperçul rien qui pût dissiper ses pressenliments sinistres ; tout était noir, glacé , fétide ; la crolte éclairée par le gaz reluisait sur les dalles ; les lanternes qui commençaient à s'allumer perçaient le brouillai'd sans dissiper la nuit ; il se répétait tout bas le mot de nos soldats enterrés dans les boues de la Pologne : « Ces gens-là appellent cela une patrie ! »

Enfin le terme de ce long et pénible voyage arrive ; on ouvre la lourde porte de l'hôtel de Montlhéry ; Gaston , descendu le premier, s'arrête sur le perron pour donner la main à Ethel.

« Ma sœur ? dit celle-ci en posant le pied à terre, où est ma sœur?

« — Avertissez madame de Montlhéry, ajoute Gaston en s'adressanl à un domestique.

« — Madame est sortie depuis ce matin.

« — Elle rentrera sans doute pour dîner ?

« — Madame a donné l'ordre de ne pas l'attendre.

« — On ne savait donc pas ici que nous arrivions aujourd'hui?

« — Pardon , monsieur, M. Bernard a fait préparer l'appartement de mademoiselle , et il a commandé le dîner pour six heures.

« — Et madame de Montlhéry ?*

« — Elle s'est fait mener chez madame la du-

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chesse de Verneuil , d'où elle a renvoyé sa voiture sans donner d'autres ordres.

« — Lady Ethel, montez, « dit M. deMont- Ihéry.

Tous deux entrèrent avec un serrement de cœur dans cette magnifique habitation.

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