‹ Éthel souvenirs d'AfriqueChapitre 12 sur 14 · DES MERVEILLES · texte numérisé non relu

DES MERVEILLES

PAR M. SDQUAI^ G&àRTQlI

ENVIRON 100 VOLU-Mi^S

IHistrb 4» MÉlrMM gnfmi.

Vrix de ohaq|ie volume broché : 9 franc».

Uraiittra^np^'^^Ua* piya.«i tQs,.aT«e tranplMsjMpées, 7S omUl

«VM tranoliM doréas, 1 f r.

.Nous appelons « merveilles » ce qu'il y a de plus adorable dans ia nature, ^am les sciences* 4aiis rindiMlne , jdàaB les arts , dans Phistoire , rhpmme, dans tout ce qnî est digne de notre intérêt en dehors de nous et en nous-mème.

fPepujs 1|BS mélainorplioses de la petite grdine en flear ou de la chenille en papillon jusqu'aux iif.oltMtiQUS sttblune^ 4es aslr^t combi^ii de betautfe

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à contempler, à admirer, à essayer de comprendre dans rimmense panorama de la nature 1

Depuis les premières observations de quelques hommes de génie dausTantiquilé, les Aristote et les Archimède» jusqu'auxprodigieoses déconfertes, nées hier sons nos yeux et llionnenr de notre siècle, applications de la vapeur, de réleclricilé, ou de la chimie» que d*admirables éclairs de TinteUigenee humaine, que de conquêtes glorieuta sur Tignorance primitive de notre espèce! Qui pourrait, sans être ému, sans être pénétré de respect et saisi d*ad* miration» entrer dans ce cercle des sciences qui ta s'élargissant sans cesse, et, de siècle en siècle, tenà de tous les points de sa circonférence vers rinûni !

Dans l'industrie, comment ne pas admirer tant de nombreux témoignages de la puissance humaine en lutte avec la nature, soit qu'on la suive cherchant l'or, le fer, la houille dans les entrailles de la terre, soit qu'on la contemple à l'œuvre dans ces fournaises éblouissantes, dans ces ruches laborieuses, usines et fabriques, où, nuit et jour, des essaims d'hommes font subir à la matière les transformations nécessaires à l'accroissement de notre bien-être, de nos forces , et au perfectionnement de nos moyens d'action.

Et quelles merveilles que ces chelii-d'œuvre des

arts, peinture, sculpture, architecture, musique, ou poésie, dont les inspiratioas variées sont pour nous

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l'iotarissable source de surprises si diarmantes et de si doux ravissements 1

D'autre part, les grands enseignements de la vie Immame ne sont pas moins di^es de captiver notre attention. L'histoire surprend notre, ftme par ses vicissitudes, Télève et renlhousiasme par Texemple de ses héroïsmes, en même temps que cette âme eDe-m£me nous, attire et nous éionne par ses instinets étranges, par ses facultés parfois si extraordinaires, par ses passions si généreuses ou si terribles.

Qu'il serait à plaindre celui qui, an milieu de tant

de merveilles, se sentirait froid et impuissant à admirer I

L'admiration pour tout, ce qui a une véritable grandeur est la plus noble de nos facultés et aussi

la plus heureuse, car c'est celle qui a le plus de sujets de se satisMrOy sans mélange d'amertume» d'envie, ou d'aucun des sentiments qui abaissent ou altèrent la dignité de notre nature.

' Il n'y a que deux sortes d'états de l'âme où Ton puisse eoncevoir qu'il ne se trouve point de place pour l'admiration : une ignorance extrême comparable à celle des èlres inférieurs à Thomme, qui| quelle que soit l'intelligence qu'on veuille leur donner» très-probablement n'admirent guère ; ou l'orgueil d'un esprit aride, qui se condamne volontairement à rindifférence, à l'impassibilité^ imaginant

San» doute qae ne paraître sitfpite dé rién uBé marque de sapériorité, et 4ile lié point résister

i'enthousiasme est une faiblessô.

Laiesone^nous aller, simplement natureUémenl^ aux déKelein-enchailtementâ'qnî raronneiM dé tevCei' ces magnificences de l'univers, de toutes ces beautés et de tous ces progrès de la civliisatioB, qui nous font aimer M don de là vie, nons aident à Mppôrtei^ * nos épreuves, nous consolent de nos misères, et nous inspirent la confiance qu'un jour Tétincelle sacrée qui est en nons deviendra flamme et notrir .petkesrie ifnindewr ^

Et ainsi entraînés, élevés par notre admiration, cédons à Fattrait et au charme qui ne sauraient mrtfiqnei' d^ Mre Mttre en nous lé'gfoM et k velouté de nous instruire. Quoi de plus simple qoe d'aspirer à étudier et à connaître ce que nous ad-' mirons I Bf ne «srdi^myns pas que l'étede et la éon" naissance affaiblissent en nous le iùti et le boâbetfr d*admirer. Il y a aussi une admiration, dit Joubert» qui ès( « ffile da sa^ *

LrrfA éle nons éffÉarément la pensée dlef érïtiqnëf remploi de méthodes plus sévères pour répandre et populariser les connaissancës utiles à tc^s leshom«> iêM. Mats éstM^ pas M mom^' oh, grrftce à FaeM ettdssement rapide des écoles ef des cours publics^

ad^ glrâd nombre de nouvelles iiHeUigencesf 8*èi^ tr^Mivretil à la €0ri08lté d^upprendl^, qu'il est opportun et utile de montrer les pentes agréables et' laeUe^ qui conduisent aux premières études dm sciences el des arts. La rsisoii suffira bien' podr enseigner ensuite que des efforts pluâ sérietfx' dé^ viendront nécessaires lorsque le goût, une. fois né, WÊm iSomdiimiqiié au espnte^ la perséitéraace èl rénergfe d*appliciilion sans lesquelles, en effer, du ne saurait s'approprier une instruction i^oiide et suffisamment complète;-

VoiUi le but qoé nofts nous proposons ffMthiém par cette série d'ouvrages dont nous avons commencé la publication ; voilà ce que veut exprima, aimoncer et eonsriOer notre titre -, voUè la eoniÉrtlo w et TespéralMe qtie partagent les ptofesseurs^, len savants, les littérateurs qui se sont groupés autour de Bousi animés qu'ils Sont, ain» que nous^ da dè« sir de seconder rbeureux mouvement qui porta aujourd'tiui toutes les classes de la société vers l'instruction. .

A peine est-il utile d'ajouter qae celui qui écrit cas lignes et qu'on a bien voulu charger de la direction de cette encyclopédie nouvelle, ne négligera rien de ce que loi a enseigné l'expérience et de ce que loi commandé son dévouement à la grande cause de l'instruction, pour rendre la Bibliothèque des merveilles aussi digne qu'il lui sera possible de

l'estime publique. Chacun de ces peUts volumes, d\ui prix peu âevéy étant imprimé à qudques milliers d'exemplaires seulement pour chaque édition, il sera facile de les tenir incessamment au courant de tous les progrès des sciences et des arts. C'est ce qu'on ne peut pas faire aisément dans les volumineuses encyciopédiesi stéréotypées ou non, dont les articles 9 encbaiués en quelque sorte les uns aux autres, ne sauraient être modifiés ou renouvelés qu'à de très-longs intervalles. Les lacunes, presque inévitables, seront de même comblées sans aucune difiOculté dès qu'on le jugera utile. De nos jours l'esprit humain va vite : il faut le suivre d'un pas agile : le service que doivent rendre ces recueils encydopédiquas est de résumer, pour le plus grand nombre des lecteurs, la science du passé, ce qu'y ajoute le présent, et d'ouvrir aussi quelque perspective de ce qu'il est permis d'entrevoir dans l'avenir.

Edouard CHARTON.

]«e janvier 1866.

BlfiLlOïHÈQUË û£S MERYfiILLËS

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