‹ Ethnographie ancienne de l'EquateurChapitre 109 sur 149 · OBJETS D’USAGE INDÉTERMINÉ · texte numérisé non relu

OBJETS D’USAGE INDÉTERMINÉ

Pour deux objets en métal de l’Équateur, nous n’avons pu trouver un usage satisfaisant.

Le premier est une plaque pentagonale en cuivre, pereée d’un orifiee en son centre, dont une des faces est unie et légèrement coneave, tandis que l’autre, légèrement convexe, présente une série de nervures en relief disposées en rayons {pi. XXII, fig. 8). Cette pièee, qui était peut-être C[uelque accessoire de eostume, provient de Cojitambo (pays eaîiari).

Le second objet est beaucoup plus curieux; il a été trouvé à Pateete, près Chordeleg, et décrit par Gonzalez Suarez (139, p. 53, p/. /; 140, p. 57-66, p/. //) à qui nous en empruntons le dessin {fig. 77); voici la description qu’il en donne :

« C’est une plaque reetangulaire d’or massif, entourée d’un cadre de bois, qui ne mesure pas moins de 76'^™ de large sur 85^™ de long {-), et sur laquelle est dessiné, fortement en relief, un personnage entouré de différents signes. Ce personnage paraît représenter un homme assis, les bras étendus en croix. La tête est surmontée d’uïi ornement en forme de eouronne. De la bouehe ouverte sort un serpent; une main porte un objet assez difficile à déterminer, dont une des extrémités figure une tête de reptile; l’autre main est ouverte. Deux faees humaines très sehématiques sont dessinées à eôté de ee personnage; au-dessous d’elles, on note un ornement allongé, dans l’axe duquel sont enchâssées quatre petites pierres vertes. Six pierres blanehes, polies et brillantes comme de la porcelaine, forment les yeux des figures humaines et animales. «

Gonzalez Suarez pense que le prineipal personnage de cette plaque est une représentation symbolique de la lune et que la plaque elle-même est un ealendrier religieux permettant de régler l’époque des fêtes. Nous ne suivrons pas l’historien équatorien dans cette interprétation aussi laborieuse que discutable, ni dans les rapprochements que, conformément à son hypothèse sur l’origine quiché des

(^) Cette pièce a été figurée par de Castelnau (71, pl. XXXVI i-

(^1 Mesures calculées d’après les dimensions de la figure publiée dans le travail de' Gonîâlez Suarez sur les Canaris où l’objet se trouve représenté au environ de sa grandeur réelle.

ETHNOGRAPHIE ANCIENNE HE l’ÉOUATEUR.

Canaris, il croit pouvoir établir entre certains signes gravés sur la plaque de Patecte et des signes mayas. Ces induetions s’appuient d’ailleurs sur des documents de comparaison d’une valeur scientifique très contestable.

Fig. 77. — Plaque en or gravée de Patcrtc, prés Cliordeieg ( ! ), d’après Gonzalez Suarez (140, Atlas, j,l. II).

Tel qu’il est, cet objet énigmatique n’en demeure pas moins très intéressant, bien cpie rien ne nous permette de soupçonner pour l’instant sa signification. Notons cependant cju’un vase recueilli à Ancon porte un décor qui n’est pas sans analogie avec celui que nous venons de décrire ; on y voit, en effet, deux personnages de la bouche desquels sort un serpent et qui portent une sorte de sceptre terminé à une de ses extrémités par une tête de reptile (335, iii, p/. c, /ig. i). A Pachacamac, Uhle a également trouvé des fragments de poterie, où sont figurés des individus tenant à la main un serpent non schématisé (408, p. 24, /?g. lo i3).

OU.ŒTS EXTRAITS DES TOMIîES l'UÉCOLOMniENNES DE e’ÉQUATEUP. .

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