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CÔFANES

Les Côfanes vivent aux sources de l’Aguarico, entre ce fleuve et le rio Azuela, à l’est et près de la montagne Cayambe (422, p. 176). Leur langue nous est totalement inconnue; si, comme le pense Brinton (53, p. 276), elle n’est qu’un dialecte churoya, les Côfanes devraient être rattachés à la grande famille linguistique guahibo (355, p. 128-131), dont les représentants septentrionaux habitent entre le bas Meta et l’Orénoque. Si, au contraire, ils parlent la même langue que leurs voisins du Nord, les Indiens

que les Incas gardaient, suivant un procédé semblable, les crânes et dépouilles des chefs ennemis qu’ils avaient vaincus, et faisaient des tambours avec la peau du ventre de leurs victimes. D’autre part, Montesinos, décrivant l’entrée triomphale de l’Inca Sinchi Roca à Cuzco, après sa victoire sur le roi d’Andaguâilas, écrit : Llevaban en medio, â trechos, seis atambores en la forma de hombre, hechos de los pellejos de los caciques y capitanes que se habian seiialado en la batalla; quilâronles vivos los pellejos, y llenos de aire, venian represenlando may al snm à sus duefios y ianendo con los palillos en las barrigas par oilipendio (252, p. 126). Des faits semblables sont également rapportés par Oviedo (302, I, p. 217, IV, p. 228).

(^) Rien n’est venu confirmer jusqu’ici la tradition locale suivant laquelle une mine d’émeraude existerait dans la province même d’Esmeraldas ; à l’heure actuelle, le seul gisement connu est celui de Tunja dans l’Etat de Boyaeâ (167, p. 1289). Rappelons à ce sujet que l’aire de distribution de l’émeraude comprend la partie de la vallée interandine occupée par les Garas qui, ainsi que nous l’avons déjà dit, se rattachent selon nous au groupe barbaeôa et, par conséquent, chibeha. De même, chez les Carànquis, Garcilasso de la Vega signale le culte des félins et des grands reptiles, que nous retrouvons chez, toutes les populations côtières (129, II,

p. io34).

ETHNOGRAPHIE ANCIENNE DE l’ÉQUATEUR.

Mocôas, qui vivent entre le premier et le deuxième degré de latitude, le long des rios de los Engaiios ou Yari et autres tributaires du haut Caqueta, ils devraient plutôt être classés avec les Chibchas (355, p. 126-128). Peut-être, enfin, serait-il plus exact de les considérer comme une tribu des Quijos, comme l’indique Montesinos (252, p. 143) (').

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