‹ Ethnographie ancienne de l'EquateurChapitre 68 sur 149 · REPRÉSENTATIONS HUMAINES · texte numérisé non relu

REPRÉSENTATIONS HUMAINES

Nous avons déjà eu l’occasion de décrire, au cours des pages précédentes, des représentations humaines gravées sur des pendeloques. Dans notre planche XIII, nous avons réuni les principaux objets sculptés de l’Équateur figurant des êtres humains.

Le premier de ces objets {pl. XIII, fig. 4), en serpentine noire, représente deux individus enlacés. Les bras sont indiqués grossièrement, les membres inférieurs confondus sur la plus grande partie de leur étendue; seules, les deux têtes sont nettement séparées. Cette curieuse pièce, qui provient de la collection Cousin, n’a pas d’indication de provenance exacte, mais nous avons le dessin d’un objet tout à fait pareil, appartenant à la même collection, qui a été trouvé à Cayambe.

Ambrosetti, qui a figuré une petite statuette très semblable à la nôtre, trouvée en pays calchaqui (8, xvii, p. 445, fg. 20), croit, non sans raison, qu’il s’agit là d’une amulette pour l’amour, appelée par les anciens Indiens huacanqiii ou cuyancarurni (■). Il s’appuie, en effet, sur le texte suivant de Montesinos (252, p. nG-nS), qui convient fort bien aux objets en question :

« Entre otros \îdolos] era una guaca 6 idoJo de los amores, que es una piedra hlanca 6 negra, y alguna parda, pequena y muy Usa; y algunas destas piedras tienen apariencia de dos personas que se abrazan, y esta pedrezuela es asi de su naturaleza. Büscanla los hechiceros (d dicen que la hallan) cuando el relàmpago se despide de las nuhes con gran trueno y cae el rayo, y alU la buscan en el lugar donde cayô; y estas piedras son de rnds estima que otras artificiales sacadas destas; Ildmanse estos idolos huacanqui 0 cuyancarurni; oéndense en gran precio estos idolos, especiedmente entre

(') Lt' lexte d’Airiaga nous cxplicjue egalement les représentations d’épis doubles comme celui de la collccliou Cousin; dans la terminologie ([uiclina, ils étaient désignés sous les noms de liiiaulnyzara ou de nyriliuai/zara : Otras [zariiiii<niias\ son de piedra lahradas roino chorlos, o ma orras de maiz, con sjis granos rclcoados, y de estas suelen tener mnctias en lugar de Conopas. Otras son algnnas canas fertiles de maiz, que con la ferhlidad de la tierra dieroti muclias maçorcas, y grandes, o quando salen dos maçorcas juntas, y estas son las principales aramamas, y assi las reoerencian como a madrés del maiz, a e.stas llaman lamhien Iluantayzara, o Ayrihuayzara. .1 e.ste tercer genero no le dan la, adoracion, que a Hiiaca, ni Conopa, .sino que le tienen su persticiosamcnle como una rosa sagrada, y colgando estas canas con murlios clioclos de unos ramos de sauce hailan con ellas el bayle, que Ihunan Ayrihua, y acabado el bayle, las queman, y sacrifican a Libiac (a), para que les de huena cosecha (21, p. i6).

(^) Virchow a publié une figurine en terre cuite de la même région, qui ressemble beaucoup aux figurines en pierre que nous ilécrivons ici et qui devait servir au même usage (424, pl. VII, fg. G).

(a) Libiac est la foudre.

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mujeres, y el uso dellos dura hasta hoy; no faltan compradores, y oéndense con la instruccion que han de guardar. Usan desle idolo las que pretenden ser dichosas y queridas, y hâles hecho el Demonio créer que todas las lunas nuevas ayunen dos o très dias, cjue no cornan sino solo nialz hlanco, absteniéndose de la conoersacion de oaron, ô el oaron de mujer. Ponen este idolo en una cestilla nueva con muchas plumas azules y verdes de unos pdjaros cpie llaman Tunqui, y otros llamados Pilco, harina de inaiz y ciertas yerbas olorosas y hojas de coca. Esta cestilla guardan entre la ropa limpia, y cada mes renueoan la harina de maiz con dioersas ceremonias, y se limpian el rostro con ella y ayunan algunos dias » (').

Une amulette analogue, provenant de Santo Domingo, a été figurée par Fewkes (116, pL LVJII, fig. b).

Un second objet, de la collection Frandin, en pierre noire et luisante et provenant d’El Angel {pl. XIII, fig. 7, i3), représente un Indien accroupi; les jambes, en flexion complète, sont en contact avec les cuisses, qui elles-mêmes sont fortement fléchies sur le bassin; les coudes reposent sur les genoux et les mains réunies tiennent un objet, sans doute un gobelet, que le personnage porte à la bouche. Les détails de la figure sont assez poussés; la tête est ornée d’une couronne, qui rappelle le bandeau de fils de coton encore en usage chez les Indiens Colorados (347, p. 187). Par l’attitude si spéciale du personnage qu’elle représente, comme par tous les détails de sa facture, cette pièce offre les plus étroites ressemblances avec des petites figurines qu’Hartman a rencontrées en grand nombre au Costa-Rica (i55, pi. xi, /ig. 3, pl. XLiii, fig. 9, pl. LUI, fig. 6, pl. Lvii, fig. 2, pl. Lxvi, fig. 7, 8). Uiic statucttc Cil tracliytc, absolument comparable, quoique de dimensions un peu plus grandes, a été également trouvée dans la vallée du rio de Santa Maria, près de Colalao (province de Tucuman) (63).

Le troisième objet de notre collection figurant un être humain est encore d’un travail plus soigné que le précédent; c’est une tête en diorite quartzifère {pl. XIII, fig. 5), présentant un aspect négroïde assez prononcé ; le nez seinhle large et aplati, le prognathisme buccal est très accusé { fg. 54); un front bombé surplombe des yeux profondément enfoncés dans les orbites. La coiffure forme une sorte de cimier, qui paraît se terminer en arrière par un chignon. De chaque côté de la tête, se trouve un ornement en forme de disque en relief, percé en son centre d’un orifice. Ces ornements sont séparés du cimier sagittal par un large et profond sillon; ils sont indépendants des oreilles, qui sont figurées en avant d’eux. A en juger par la direction du cou, la tête était en flexion forcée en arrière. Elle devait faire partie d’un ensemble sur lecjuel elle avait été sculptée en haut relief; il y a, en effet, une brisure très nette à la base du cou. Cette pièce

(') Nordenskiôld a ac’.ielé à La Paz (Bolivie) de petites amulettes modernes en pierre, représentant nn couple en train de s’embrasser ou de s’unir (288, p. 172, fig. 4), qui ne sont probablement qu’une survivance de la vieille coutume indienne rapportée par Montesinos.

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n’est pas sans analogie avec les têtes humaines en lave provenant de Bolivie, <jui ont ele figurées par d Orhigny (298, Allas hisi. et geogr., Antiquités, pL IX, fig. 1-2)5 elle rappelle aussi beaucoup, comme la précédente, certains objets du Costa-Rica {pl. XI 11, fig. 8), dont Ifartman a publié une si importante série (155); mais la ressemblance est surtout remarcpiablc avec une tête en pierre découverte par Strebel à Jico, dans les environs de Jalapa (Vera-Cruz). Nous y retrouvons, en effet, le cimier sagittal et les deux ornements temporaux que nous avons signalés sur notre

l’ig. 5'|. — l’rulil lie hi lèle luniiaine en iliorilc quarlzifèrc, figurée de face jiL AUI, Jig. 5, San Bartulonié (Gi. nat.)

pièce équatorienne, avec cette seule différence que ces ornements au lieu d’être circulaires sont claviformes (394, ii, p. loi, pi. xiv, fig. 3i).

Il s’en faut que les précolombiens équatoriens aient toujours produit des œuvres aussi artistiques ; notre collection renferme une figurine humaine tellement grossière qu’on ne devine l’intention de son auteur que grâce au soin qu’il a apporté à figurer les seins {pl. XI 11, fig. lo). C’est un caillou en schiste serpentineux de forme allongée et de coupe ovalaire; on s’est contenté d’y tracer à quelque distance d’une des extrémités une gorge qui isole une partie arrondie représentant la tête. L’autre extrémité a été amincie, mais sans qu’on lui ait donné une forme de biseau; du moins, si un tranchant a existé, il a été fortement émoussé, soit par l’usage, ce qui est peu probable, soit par des chocs accidentels. Aucun détail du corps n’est indiqué, sauf les seins représentés par deux petits trous entourés de traits gravés formant un carré.

OBJETS EXTRAITS DES TOMBES PRÉCOLOMBIENNES DE l’ÉQUATEUR. 22.5

Comme grossièreté d’exécution, nous ne pouvons rapprocher cet objet que d’une figurine trouvée à Salinas Grandes, entre Salta et Jujuy, et décrite comme un phallus par Ambrosetti (lo, lu, |.. 175, fig. /i-5).

A côté de cet objet d’une facture si imparfaite, nous en reproduisons un autre beaucoup mieux exécuté {pl. XI H, ftg. ii). Laroche a été soigneusement polie, puis on y a gravé un personnage humain représenté d’une façon schématique; le nez est figuré par un rectangle, les yeux par deux disques en relief; deux traits en forme d’X se croisent sur la face antérieure; enfin, à l’extrémité inférieure, on note, deux petites incisions transversales parallèles. A bien des points de vue, cet objet rappelle les pièces du Costa -Rica, décrites par Hartman sous le nom de celt-shaped amulet (156, pi. xxxiii-xxxvi).

Le même rapprochement s’impose pour les deux objets que nous allons décrire, bien que l’analogie n’aille pas jusqu’à l’identité. Le premier {fig. 55), qui appartient

Fig. 55. — Figurine de l’Équaleur (Coll. Reinburg). (Gr. nat.).

à la collection Reinburg, est taillé dans une sorte d’argile non cuite; nous ignorons sa provenance exacte. Vu de face, il est rectangulaire; vu de profd, il a la forme d’un coin. La tête, séparée du corps par un étranglement au niveau duquel sont gravés deux traits parallèles, a dans son ensemble la forme d’un quadrilatère; toutefois, sa limite inférieure est marquée par un contour arrondi. Le nez est figuré par deux traits parallèles qui divisent le visage presque sur toute sa hauteur et aboutissent en bas à deux petites cupules cjui représentent soit les narines, soit la bouche. Deux cupules identiques marquent l’emplacement des yeux. La tête est percée de part en part par un large canal servant évidemment à la suspension. La partie correspondant au corps est ornée simplement de lignes se croisant en X, et, près de son extrémité inférieure, d’un trait transversal.

Arc de méridien équatorial, t. VI (i).

ETIINOGr.AIMIIK ANCIENNE DE l’ÉQUATEUR.

Le second objet {pl. XIII, fig. 6) fait partie de notre collection personnelle, il est en serpentine verte et provient de la région de Cuenca; il a une forme à peu près rectangulaire. Les traits du visage sont tons rendus : les yeux sont formés de deux petits trous, le nez est indiqué par trois traits limitant un triangle, la bouche par une ligne horizontale. Le contour de la face est également bien marqué; le front est barré de deux traits transversaux parallèles figurant peut-être une sorte de bandeau ou de couronne, et la tête est surmontée d’une coiffure particulière, dont une brisure a malheureusement fait disparaître toute la partie droite, mais qu’il est cependant facile de reconstituer. On dirait une sorte de bonnet, s’évasant vers le haut, dont divers traits gravés représentent sans doute l’ornementation assez

Fig. 56. — Statiielte en pierre de l’Équaleur. (Tr. n“ (|).

compliquée. La partie inférieure de l’objet ne présente pas de détails intéressants; deux orifices allongés en forme de fentes y ont été pratiqués. Il semble que, pour y arriver, l’ouvrier ait fait dans la pierre une série de trois trous circulaires juxtaposés. La base se termine par une section nette.

Nous avons déjà signalé les analogies de cette hgurine et de certains objets du Costa-Rica, publiés par Hartman. On rencontre également au Mexique des amulettes de ce genre, telle, par exemple, celle de la vallée de Mexico, que nous reproduisons à titre de comparaison [pl. XIII, fi.g. g).

La collection du Trocadéro a acquis par achat une petite statuette, étiquetée Equateur (n“ 54576), intéressante surtont par la nature de la roche dans laquelle elle a été sculptée {fig. 56) ; elle représente un personnage debout. Les proportions des diverses parties du corps ne sont pas respectées : la tête énorme occupe presque la moitié de l’ensemble; les bras, collés au corps, descendent jusqu’aux genoux, les jambes, séparées par un sillon vertical, sont beaucoup trop petites. Les divers détails de la face ne sont pas dessinés; seuls les yeux ou plutôt les sourcils sont indiqués par un simple trait en équerre; les doigts sont également esquissés par une série de traits verticaux parallèles tracés à l’extrémité des bras. La roche

OBJETS EXTRAITS DES TOMBES PRECOLOMBIENNES DE l’eQUATEUR. '11']

employée a une belle couleur bleue, localement tachetée de blanc et de noir. A première vue, on penserait qu’il s’agit de lapis lazuli. En réalité, il n’en est rien et, de l’examen qu’a bien voulu en faire M. le professeur A. Lacroix, il résulte qu’on se trouve en présence d’une roche complexe, formée par deux minéraux incolores, le quartz et l’andalousite, et par deux minéraux bleus, la dumortiérite et la tourmaline, Cette roche a la structure et la composition d’un quartzite métamorphisé par une roche éruptive, telle que le granité, mais avec la particularité intéressante de renfermer de la dumortiérite. Elle ne peut être comparée, sans lui être cependant identique, qu’au quartzite à dumortiérite de Clip, dans l’Arizona, qui n’est pas connu en place mais seulement sous la forme de cailloux roulés. On ne connaît pas non plus en Equateur de gisement de roche comparable, de sorte qu’on peut se demander si l’objet étudié n’a pas été importé d’une autre région, ce qu’il est d’ailleurs impossible de déterminer à l’heure actuelle (214).

Suivant M. L. Diguet, des statuettes de forme analogue, attribuées aux Tarasques, se rencontrent avec fréquence dans le Michoaeân.

Nous mentionnerons simplement ici une petite tête en calcite rapportée de Taday (région des Canaris) par de Günzbourg [pl. XI, fi g. 20), car elle est absolument identique à des fétiches en coquille, très fréquents dans la même région [pl. XVI, fig. 12, i3, i5, 16), dont nous ferons plus loin l’étude.

A côté de ces dilférents objets, tous de dimensions réduites, figurant des êtres humains plus ou moins stylisés, dont la plupart peuvent être classés dans la catégorie incertaine des fétiches ou amulettes, nous devons une mention spéciale à des pierres sculptées, beaucoup plus grandes, qu’on rencontre dans des conditions très spéciales et dans une région bien déterminée de la vallée interandine. Notre collection n’en renferme qu’un seul spécimen [pl. XIII, fig. 16), mais Gonzalez Suarez en a figuré plusieurs autres (142, pi. xxxiv-xxxv). Notre échantillon provient de La Tola, près Yaruqui; il est en andésite récente très cristalline. Il mesure 70"»^ de haut et représente un individu du sexe féminin. La tête est rectangulaire, les yeux sont formés par deux saillies arrondies, et le nez par une crête verticale; la bouche est réduite à une dépression transversale. Les détails du corps sont limités aux seins, à la vulve et à la région pubienne, qui sont dessinés avec soin. Des lignes divergentes, obliques en bas et en dehors, qui, de la ligne médiane ou de la base du cou, rejoignent les côtés du corps, sont d’une interprétation difficile. Les bras et les jambes ne sont pas indiqués; l’extrémité inférieure de la pierre s’effile légèrement à partir d’un point qui correspondrait au bassin.

Les 8 statues analogues publiées par Gonzalez Suarez, dont 5 sont complètes et 2 réduites à la tête, proviennent toutes de tolas des environs de la lagune de San Pablo, où on en a découvert un grand nombre.

A quelques détails près, elles sont semblables à notre pièce et certaines atteignent une taille plus considérable encore, parfois même celle d’un Indien actuel. Voici

ETirNOGRAl'lllE ANCIENNE DE l’ÉQüATEUR.

d’ailleurs les renseignements que le savant équatorien donne à leur sujet : « Les constructeurs de toJas sculptaient des statues de pierre, en général grossières et très imparfaites, et de dimensions très variées. Une seule de ces statues a la tête travaillée avec art — Les autres sont de grandes pierres, où seuls la face et les bras sont représentés; le reste du corps est toujours de forme conique; les bras, minces et disproportionnés, sont toujours adhérents à la poitrine.... Jusqu’à présent, ces statues n’ont été trouvées que dans la province de l’Imbabura et seulement en un point de cette province, à savoir dans des tolas construites sur les rives de la lagune de San Pablo, du côté qui fait face à la montagne Imbabura. Elles sont plantées verticalement dans le sol, en ligne droite, à l’intérieur des tolas, de telle sorte qu’elles étaient entièrement recouvertes par la terre » (142, p. 74-75). La provenance de notre pièce permet de rectifier en partie l’assertion de Gonzalez Suarez au sujet de l’origine de ces pierres, puisqu’elle a été découverte dans la province du Pichincha. Néanmoins, il est certain que, jusqu’à ce jour du moins, on n’a trouvé de ces statues que dans des tolas. Les Garas étaient donc des sculpteurs de pierre et, sous ce rapport, se rapprochent des populations côtières du Pacifique. Toutefois, il n’y a qu’analogie et non identité entre leurs œuvres et les statues que Gonzalez Suàrez et surtout Saville ont recueillies dans la province de Manabi. Celles-ci, en effet, sont exécutées avec beaucoup plus de soin et un sentiment artistique plus grand; en outre, elles présentent un véritable piédestal, au lieu de se terminer en cône tronqué comme les spécimens interandins (140, AHas, pi. xxv, fig. 2,3-, 365, i, pi. xxviii-xxx, ii, pi. xlii-xliv] . Une idole en pierre, du sexe masculin, trouvée à 62 pieds sous le guano, dans les îles Chinchas (I86, i, p. 104), et des idoles rencontrées par Lumholtz aux environs de Tuxpan (Etat de Jalisco) (236, n, p. 330-332) et par Fewkes à Xico Viejo (État de Vera-Cruz) (I17, pi. cvi) rappellent certainement beaucoup plus les statues caras.

Quant à l’interprétation de ces dernières, rien dans les anciens auteurs ne nous permettant de la deviner, toute explication serait à l’heure actuelle absolument hypothétique; aussi nous abstiendrons-nous d’en proposer.

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