ÉPIS DE MAÏS EN PIERRE
On rencontre assez fréquemment, dans les anciennes sépultures de l’Equateur, des épis de maïs en pierre ('). Notre collection personnelle n’en renferme pas, mais il en existe deux beaux spécimens dans la collection Cousin, dont l’un, provenant de Cayambe, figure un épi double ;Bamps en a également représenté un échantillon du même lieu (27, pi. xxxv, fig. 3) et Whymper deux autres trouvés à Carânqui (432, p. 275). Bien que ces diverses localités appartiennent au pays cara,il est probable que ces sculptures n’étaient pas limitées à cette région, car on a retrouvé des objets
('^) Suivant Juan et Uüoa, les Indiens imitaient de cette façon, avec une grande perfection, toutes les variétés de maïs que produisait leur pays (201, II, p. 622).
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semblables avi Pérou (Xr 278; 387, p. 91; 434, p. 669; 71, pi. xxx, fg. ,5), et nous savons qu’ils étaient liés à des superstitions répandues chez toutes les populations andines. Ils faisaient, en effet, partie des multiples conopas du maïs, connues sous le nom de zaramamas, qui assuraient de bonnes et abondantes récoltes de cette céréale (2i, p. 16) (').