‹ Ethnographie ancienne de l'EquateurChapitre 84 sur 149 · FLÛTE · texte numérisé non relu

FLÛTE

Nous ne connaissons qu’une flûte en os de l’Equateur. Elle fait partie de la colleetion Frandin et son origine exacte n’est pas connue {pl.XV I Elle est eonstituée par un fragment de diaphyse percé de trois trous cireulaires, irrégulièrement espacés, dont le bord est taillé en biseau aux dépens de la table externe de l’os. Par tous ses caraetères, elle est identique aux objets similaires trouvés dans diverses localités péruviennes, à Ancon (Tr. u»' 3o84, 4662, 4751-4755, 4763-4765 ; s‘.-g. h» 23io5; 335, iir, pi. lxxxih, fig. 7), dans les environs de Lima (Tr. n° 20934; 441, p. 661, fig. 322-, 3ibis,pi. xii], dans la vallée d’Ate au nord de cette même ville (362, p. 60), à Paehacamac (186, i, p. 160) et à Cajamarea (Tr. U” 4762; 434, p. 58i), bien que certaines de ces pièces, taillées dans des os d’oiseaux, soient de dimensions beaucoup plus réduites.

D’ailleurs, dans un grand nombre de régions américaines, les Indiens ont utilisé ou utilisent encore les os longs d’hommes ou d’animaux pour en faire des instruments de musique plus ou moins perfectionnés : sifflets ou flûtes. Il en est ainsi chez les Patucas du haut Morona (Tr. n- 5842, 5843), chez certaines tribus du Napo (Tr. n» 44648), du haut Orénoque (Tr. Il" 31706-81708), du rio Negro (Tr. n»’ 33281-33285), des rios Tiquié et Caiarÿ-Uaupés (206, i, p. 3oi, /ig. 181-182), du Brésil (44i, p. 652, /ig. 312), delà Guyane française (Tr. n”» 218, 220, 1248, 1249, 24389) et anglaise (44i, p. 65o, fig. 309; 192, p. 309, fig. 29; 201 bis, pi. xxi,fig.s], et chez les indigènes de Colombie (325, iii, p. 681), du Costa-Rica (44i, p. 624, fig. 272-273) et du Mexique (Tr. w 24535; 291 bis, p. 8, fig. 12).

En Amérique du Nord, des sifflets ou flûtes analogues ont été signalés chez les Pueblos {m,pi.xvi,fig.a,b,d), chez les Indiens Hupa (44i, p/. exx///, /(g. 1 15-117), chez les Sioux (319, p. 236, fig. n8), dans le Kentucky (38i, pi. xlii, fig. 2, pi. li, fig. i3-i4), l’Ohio (Madisonville) (274, n, p. i5i, fig. 555), le Nouveau-Mexique (165, pi.xiii,fig.a,b,d], le Dakota méridional (44i, p. 575, /(g. 214), le Manitoba [253, pi. iv, fig. b, c), le Colorado (293, p. nS, fig. 118), chez les Nez-Percés (382, p. 189) et en Colombie britannique (395, p. 3 1 3, /(g. 284) ; mais c’est surtout la Californie, tant continentale qu’insulaire (319, p. 235, fig. 115-117, p. 237, /ig. 1 19-120; 331, p. 64, /(g. 243-244; 441, p. 567-571, /ïg. 204-211), qui en a fourni les séries les plus abondantes. Le Musée du Trocadéro en possède un grand nombre qui lui ont été rapportés de cette région par de Cessac. Les Maidu (loo, p. 221, /ig. 57, 6) usent encore d’un sifflet double en os.

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