‹ Etienne de FlacourtChapitre 13 sur 157 · Baie de Fanemotra · texte numérisé non relu

Baie de Fanemotra

9. Bouche de Manombo. — Pour les lieux où ont abordé les Portugais, et pour l'identification des noms, consulter l'Histoire de la géographie de M. A. Grandidier,. éd. 1892, p. 211-216 et p. 108-136. Nous n'avons pu trouver le nom auquel correspond aujourd'hui exactement la dénomination de Sadia. — Le P. Luiz Mariano a attribué le nom de Santa-Izabel à toutes les îles qui sont semées le long de la côte entre les baies de Morombé et de Fanemotra, dont il a compté sept principales(A.Grandidier, Hist. dela géog., éd-1892, p.114, note 1).

10. Au moment mêmeoùilsmanifestaientleur joie d'apprendre ces nouvelles, ils furent alarmés par une escapade du fils de Capitapa. Le prince s'enfuit dans une barque avec des nègres. IL fut repris presque aussitôt. Il craignait d'être mis à mort, mais le capitaine lui pardonna quand il sut que c'était l'ennui de la navigation et la crainte de nouveaux dangers à courir sur mer qui l'avaient poussé à s'échapper de ses mains. Le jeune homme promit d'être plus confiant et plus docile et-il tint parole (Exploragçao Portugqueza de Madagascar em 1613, Relaçao inedila do Padre Luiz Mariano, Boletim da Sociedade de geographia de Lisboa, 1881, p. 326 etsuiv.). : ;

. A1. Les Portugais apprirent en 1613, à Santa-Clara (Ambolisatrana), que les - Anglais fréquentaient ces parages. Ils vireni sur des arbres les inscriptions suivantes datées du 19 juillet :Cris/ophorus Neoporlus anglus capilaneus,

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ravant. Le chef indigène se montra particulièrement bienveillaot pour les Pères et embrassa spontanément la croix.

Le 48 août, les Portugais reprirent la route du sud. Ils découvrirent une belle baie nommée par les gens dupays Unge- . Jait. Le chef de cette contrée, qui s'était rendu à la côte avec une grande confiance et sans armes, confirma au capitaine l'exactitude des renseignements qu'il tenait de la vieille femme de Massimanga. Il lui en donna d’autres très détaillés sur les ressources de l’île, et comme les chefs dont nous avons déjà parlé, il permit aux Portugais de venir se fixer dans son royaume, d’y bâtir des églises, d'y enseigner la religion chrétienne et d'y baptiser tous ceux qui en exprimeraient le désir.

De là Paulo Rodriguez da Costa se rendit au port Saint- Augustin® (24 août), où il apprit du chef Diamasinali qu'il y avait des Portugais dans une contrée située à cinqou six jours de bon vent.

e ne fut cependant qu'après quarante jours de navigalion très pénible qu'ils trouvèrent ceux qu'ils cherchaient depuis si longtemps. Ils apprirent en effet des habitants du port Saint-Lucas* qu’ils étaient de race blanche, chrétiens et portugais. La croix de fer blanc qu'ils portaient au cou et une colonne sur laquelle était gravée l'inscription suivante:

REX PORTUGALENSIS & S 1505

attestaient d’ailleurs leur origine *

et Dominus Robertus Se he Erleins comes legalus Regis Persarum (Luiz Mariano, loc. cit., pp. 329, 330).

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