‹ Etienne de FlacourtChapitre 148 sur 157 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

I. L'administrateur colonial. — Parti qu'il aurait pu tirer de la situation. — Les circonstances atténuantes. — Mérites qu’on ‘ne peut lui refuser. — Son rang parmi les colonisateurs et les explorateurs.

I. L'auteur de l'Histoire de la grande isle de Madagascar. — Valeur intrinsèque de son ouvrage, sa valeur par comparaison avec les relations de l'époque précédente, de l’époque contemporaine et de l’époque suivante.

Administrateur, représentant des intérêts français dans l’océan Indien, Étienne de Flacourt apparaît à une époque où Richelieu venait d'attirer l'attention sur les entreprises commerciales et maritimes en accordant des privilèges à la Compagnie de l'Orient, où la régente Anne d'Autriche, s’efforçait de continuer par l’intermédiaire de son conseiller Fouquet l’œuvre commencée par l'illustre ministre de Louis XIII, mais où Colbert n’avait pas encore donné aux colonies l’impulsion et l'organisation qui devaient leur apporter de nouveaux principes de vie. 11 vivait en un temps où les Compagnies, malgré les instructions du gouvernement, se préoccupaient moins d'acquérir de nouveaux territoires et d'y implanter le christianisme et la civilisation que de s'enrichir.

Le Directeur général de la Compagnie organisée par Rigault était envoyé à Madagascar pour y développer les germes d’une colonie fondée par les Français dans le sud de ce vaste pays que les Portugais et les Anglais avaient délaissé pour les Indes et pour en exploiter les ressources. Or, il prenait la succession de Pronis à un moment où la situation d’un gouverneur était devenue vis-à-vis des indigènes très délicate, très difficile. Les peuplades malgaches ne répugnaient, ni par leur organisation sociale, ni par leur religion, à subir l’influence

civilisatrice d’une autre race, et l’on pouvait encore espérer, en dépit de l'attachement qu'elles montraient pour les coutumes de leurs ancêtres, les convertir au catholicisme et les initier à l'agriculture, à l'industrie, au commerce, aux bienfaits de la civilisation européenne, mais elles étaient devenues méfiantes et farouches. Les fautes récentes de Pronis réclamaient un homme plein de tact qui s'efforcât par sa modération, sa bienveillance et sa douceur d'en effacer les traces. Or non seulement Flacourt manquait de ces qualités, mais les eùt-1l possédées qu'il n'en eût probablement pas fait usage, car avec beaucoup de ses prédécesseurs et avec un certain nombre de ses contemporains il croyait que, pour arriver à dominer un pays, il était nécessaire de tenir ses habitants sous un joug de fer. On comprend dès lors pourquoi le nouveau gouverneur n'a point conformé sa conduite à la situation qui lui était faite et à ses moyens d'exécution. L’idée ne semble même pas lui être venue d'employer ses efforts à dissiper les préventions des indigènes contre les Européens, et surtout contre les Français. Une telle politique était cependant praticable, ainsi qu'entémoignent les résullats auxquels est parvenu quelques années plus tard, en dépit des tristes souvenirs laissés dans la province d’Anossi par le gouvernement de Pronis et de Flacourt, un simple aventurier français, Lacase. Ne lui était-il pas permis, comme à ce dernier, de nouer de bonnes relations avec les peuplades voisines de Fort-Dauphin et de se les attacher par des traités de paix ? Ne lui était-il pas permis, comme à ce même Lacase, de rechercher l'amitié d'un chef puissant de la contrée? Au lieu de se poser en justicier, de prendre une part directe aux démêlés des chefs malgaches, de soutenir celui-ci contre celui-là, et s’exposer par suite à se brouiller avec tous, n’était-il pas préférable de répondre sincèrement aux avances de Tserong et de Machicore, et surtout de gagner la confiance du roi d’Anossi, Andrian Ramach, par une attitude toute différente de celle des Portugais et de Pronis, par une conduite juste et loyale envers ses sujets, en s’abstenant de moyens perfides et violents, en ménageant la juste

susceptibilité, la fierté et l'esprit d'indépendance de ce chef? Andrian Ramach, qui était intelligent, aurait reconnu qu’il n'avait plus affaire à des forbans, mais à des gens civilisés. On est fondé à croire que, ramené à de meilleurs sentiments, il n'aurait plus interdit aux habitants de son territoire d’apporter des vivres à Fort-Dauphin et de se livrer au trafic avec les Français. Les autres chefs, on pouvait aussi l’espérer, auraient imité son exemple. Alors combien la tâche de Flacourt eùt été plus facile! Il aurait pu faire des indigènes des auxiliaires pour nos colons et des acheteurs pour nos produits, et même les initier au bien-être, aux avantages de l’agriculture et de l’industrie, aux bienfaits de la civilisation, les tourner à la production et au commerce avec d'autant plus de profit qu’il leur aurait permis de s’adonner en toute sécurité à leurs occupations quotidiennes.

C’est ainsi qu'il aurait efficacement servi les intérêts de la Compagnie et les siens, car, outre le profit personnel qu’il en aurait retiré, il aurait pu, sùr de l'amitié de son plus proche voisin, étudier plus à son aise les mœurs des naturels, et ses gens n'étant plus obligés de guerroyer pour se procurer du butin, auraient rencontré moins d'obstacles pour pénétrer dans l’intérieur des terres. Il est permis de croire que, &ans de telles conditions, les explorations ou les observations de Flacourt et de ses subordonnés eussent été plus fructueuses encore.

Une alliance avec le roi d’Anossi n’offrait pas moins d’avantages au point de vue de la colonisation religieuse.

On sait les dispositions que montraient les naturels à embrasser le christianisme et les bonnes relations que le P. Nacquart, grâce à sa mansuétude et à son habileté, avait réussi à entretenir avec eux et leur chef. Si Flacourt n'avait pas voulu assurer le règne de la religion catholique à la mode portugaise, s’il n'avait pas eu recours à des moyens différents de son pieux auxiliaire, il est probable que l'influence et le bon exemple d’Andrian Ramach, unis au zèle du missionnaire el aux encouragements du gouverneur, auraient amené plus de

conversions parmi les indigènes et leurs chefs. La création d’un séminaire à Fanshere n'aurait même pas été nécessaire pour obtenir ces brillants résultats dont Fouquet et le parti catholique de France se seraient sans doute déclarés fort satisfaits. Les échecs des capitaines de navires portugais avaient prouvé l’inefficacité d’un prosélylisme reposant surla violence ; Flacourt n'avait pas eu plus qu’eux le sens juste des moyens à prendre pour attirer les hahitants vers le christianisme. Enfin, une alliance avec Andrian Ramach aurait permis au gouverneur du Fort-Dauphin, d’une manière tout aussirapide et surtout plus durable que par la violence, de prendre possession, sinon de l’île tout entière, du moins d'importants territoires dans les contrées du sud. Avec plus d'adresse, avec du savoir-faire, il! lui aurait été facile, comme il le sera plus tard à Lacase, Maudave, Benyowsky, de profiter des divisions intestines, des rivalités des chefs indigènes pour tâcher d’acquérir une haute autorité morale et d'accroître son influence en devenant leur arbitre. Peut-être aurait-il réussi par de tels procédés à se faire accorder par ses obligés de vastes territoires et mème à se substituer à Adrian Ramach lui-même dans la domination du pays. Il est peu vraisemblable que la Régente et Fouquet l'eussent blâmé de n’avoir planté le drapeau de la France que sur un terrain ainsi conquis par avance. C'est pour avoir suivi une tout autre politique, c’est pour avoir cédé à ses goûts de conquête qu’il a compromis les intérêts de la Compagnie. En vain lui reprochera-t-il de ne lavoir pas soutenu par des renforts, de ne lavoir point secouru, la Compagnie n'avait pas autant de torts que son directeur voulait bien le dire. Pouvait-il exiger d’elle qu'elle envoyàt des secours à celui qui ne lui rapportait point de dividendes. C’é- - tait à lui à se tirer d’affaire avec les moyens qu'on avait mis à sa disposition. On ne l’entendait pas autrement à cette époque. ' C’est aussi pour n'avoir pas mieux compris que Pronis, que la domination dans l’île, pour être rapide, profitable et durable, devait s’appuyer sur la persuasion, l'adhésion du cœur et de la volonté et non sur la violence, la terreur, c’est pour n'avoir

point vu qu'on ne gagne rien à se mettre au-dessus des lois supérieures de la justice et de l'humanité que parmi les colonisateurs il occupe dans l’histoire un rang bien inférieur à celui de Champlain, Lacase, Maudave, Beniowskyÿ et Dupleix.

Sans doute ses fautes ne doivent point nous entrainer à oublier ses mérites. Si pendant son gouvernement à Fort- Dauphin il n’a pas montré les qualités éminentes de quelques célèbres aventuriers du xvi° siècle, s’il n’a pas eu l'audace et la valeur d’un François Pizarre ou d’un Fernand Cortez, il a néanmoins fait preuve d'une égale persévérance et d'une aussi grande énergie. De même, de ce qu’on ne rencontre point chez lui l'initiative, les qualités pratiques d’un Champlain ou d'un André Brue, il ne s'ensuit pas qu’on doive lui refuser la même aclivité, la même ardeur à fairetriompher la cause de la France. Les quelques résultats immédiats qu'a obtenus Flacourt p’étaient pas, il est vrai, de nature à satisfaire la Compagnie qui lui avait confié la défense de ses intérêts, mais ils pouvaient être agréables au roi de France. Les associés n’y trouvaient pas leur compte, mais Louis XIV voyait s’accroître ses droits sur la grande île de l’océan Indien, et ses contemporains devaient lui savoir gré des quelques territoires qu’il venait de conquérir dans le sud de l’île.

Malheureusement ces quelques résultats avantageux étaient plus brillants que solides. Certes, nous ne commettrons point l'injustice de rendre Flacourt responsable de tous les échecs qui ont suivi son administration. Nous reconnaîtrons bien volontiers que, si les Malgaches fatigués d’une longue lutte ont souvent cherché à se venger de Leurs oppresseurs, s'ils ont manifesté pendant longtemps tant d’aversion pour les Européens et pour les Français, il ne faut pas s’en prendre principalement à Flacourt. Le gouverneur de Fort-Dauphin n’a pas le premier provoqué cette aversion. Le mal remonte à une époque plus lointaine. Flacourt n’a fait que réveiller de vieilles haïnes dans des cœurs déjà ulcérés par la douleur. Ses fautes se trouvent donc atténuées par celles de ses prédécesseurs.

Mais, pour être atténuées, elles n'en demeurent pas moins encore graves. [Il est incontestable qu’en donnant l'exemple de la déloyauté et de linhumanité à des gens qui n’avaient eu que trop de raisons de se défier des Européens, il a contribué à rendre à son tour la tâche de ses successeurs plus difficile. Il n’est pas moins vrai qu’en préconisant le système d'intimidation à l'égard des naturels, il a pu permettre à l'opinion de s’égarer sur l’attitude qu’il convenait de prendre à leur égard. Aussi aura-t-il des successeurs dignes de lui dans les Despériers et les Chamargou. La tentative de Flacourt est pour nous un enseignement. Elle nous fait saisir les causes pour lesquelles, la France a échoué pendant silongtemps dans ses entreprises à Madagascar. C'est que si elle a été parfois peu servie par le gouvernement ou les Compagnies, elle l’a souvent été encore moins par ses gouverneurs, qui, au lieu de commencer la colonisation proprement dite, et de réparer les fautes de leurs prédécesseurs, ont accumulé maladresses sur maladresses, violences sur violences.

Il va sans dire que Flacourt, occupé surtout de guerre, obligé, comme gouverneur, de demeurer à Fort-Dauphin, ne saurait ètre assimilé aux voyageurs célèbres de son siècle, à Champlain, Cavelier de La Salle, Tavernier, Chardin et autres. En réalité, il a plutôt fait explorer qu’il n’a exploré lui-même. Personnellement il ne paraît pas avoir visité plus de pays que Fr. Cauche et Fr. Martin. Toutefois les reconnaissances et les expéditions entreprises par ses ordres ont non seulement renouvelé et consacré les droits de première occupation de la France sur la côte orientale et la région australe de l'ile, mais elles ont encore été profitables à la science, non moins que ses propres observations. Pendant son séjour à Madagascar, Flacourt s’appliqua à bien connaître le pays ; de retour en France, il s’employa à le faire connaître. Et il faut avouer qu'il y à en partie réussi.

Les résultats de ses observations ont été consignés par lui-même dans un livre d’une incontestable valeur, auquel on ne saurait assimiler les courtes relations de Jacques Cartier

qui sont l’œuvre d’un marin illettré, ni celle de Claude Jannequin qui, sauf quelques remarques intéressantes sur les habilants, n’a apporté que bien peu de chose à la connaissance géographique du Sénégal, ni même celle de Champlain sur la Nouvelle-France qui accuse parfois trop de crédulité. En vérité, l'Histoire de la grande isle de Madagascar est le premier ouvrage sérieux qui ait été publié sur Madagascar. Il faut sans doute n’accepter qu'avec la plus grande réserve les documents qu'il nous fournit sur ses rapports avec les naturels. Sans aller jusqu'à prétendre qu'il a altéré grossièrement la vérité, il n’en est pas moins vrai qu'il a dissimulé des événements importants, afin de faire croire à la pureté de ses intentions et de présenter sa conduite sous un jour qui lui était favorable. Flacourt sait à l'occasion garder un silence prudent sur des faits qui expliquent l’exaspération des gens dont il a proclamé la cruauté, et le portrait qu’il a laissé des Malgaches laisse entrevoir la haineet la rancune de l’ancien gouverneur. On peut toutefois, en général, croire à la sincérité de ce vieil auteur. Son livre est bien l’œuvre d’un homme qui a souvent vu les choses dont il parle, qui a séjourné dans le pays dont il donne la description, qui a observé les habitants dont il retrace les mœurs et qui, à la différence de quelques-uns de ses contemporains, ne raconte pas des voyages de pure imagination. La relation de Flacourt mérite autrement de confiance à ce point de vue que celles de Vincent Le Blanc et de Fr. Cauche sur le même pays. En dépit de quelques erreurs dues à quelque peu de partialité, à des généralisations téméraires sur des observations partielles, à l'insuffisance des connaissances géographiques etethnographiques de l’auteur et de son époque, on doit considérer cet ouvrage, avec quelques savants qui lui ont souvent rendu justice et de nombreux voyageurs qui onLété frappés de la fidélité de ses descriptions, comme le plus exact de ceux qui parurent jusqu'alors sur le même sujet et même d'un certain nombre de ceux qui parurent jusqu’au commencement du xrx° siècle.

Au mérite de l'exactitude l'Histoire de la grande isle de

Madagascar joint dans une certaine mesure celui de la nouveauté et de la précision. Tout en reconnaissant que l’auteur a puisé des renseignements dans quelques ouvrages du temps et particulièrement dans la relation de Fr. Cauche, nous devons constater que le nombre de données nouvelles qu’on lui doit et les rectifications qu'il a apportées à celles de ses devanciers sont loin d’être négligeables. L'étude détaillée que les auteurs de l’époque précédente n'avaient pu faire sur la géographie et l’ethnographie de la grande île, Flacourt l’a entreprise. Grâce à lui, on eut des connaissances plus précises, sinon entièrement exactes, sur le relief et l'hydrographie du sud-est, sur la côte orientale, et surtout sur Îles ressources végétales, animales, et minérales, et les peuplades de la région australe. Bien mieux, on trouve dans la partie de son ouvrage qui traite des mœurs, des coutumes et des superstitions de toute la population malgache, des détails pleins d’intérèt que bon nombre de voyageurs reprendront et confirmeront dans leurs relations. Nous ne pensons pas qu’on puisse nous taxer d’exagération en soutenant que l'Histoire de Madagascar due à notre vieil auteur peut être regardée comme plus complète que toutes les relations antérieures et même que certaines publications des siècles suivants. Ce sont là pour ce livre des titres suffisants à notre estime et qui le feront toujours apprécier par les gens cultivés. C'est ce qui explique la réputation dont Flacourt, en dépit de ses fautes, a joui jusqu’à nos jours. C’est ce qui explique que son ouvrage, écrit parfois d’ailleurs dans un style plein de charme et de simplicité, soit encore aujourd’hui digne d’untrès grand intérêt, même à côté des publications savantes de notre époque.

Mais ce qui n’était pas moins appréciable en un temps où il était surtout question, dans la majorité des relations publiées en France, de martyres, de miracles et de conversions, c'est que l’ancien gouverneur se soit appliqué à mettre en lumière les ressources, les avantages qu'offrait la grande terre et qu'il ait plaidé en faveur de la colonisation d’un pays que la Compagnie de l'Orient avait peut-être songé à abandonner. Il est le

premier qui ait indiqué aux Français comment ils pourraient y fonder des établissements prospères et y jouer un grand rôle en répandant Ja religion chrétienne parmi les indigènes, tout en utilisant les ressources de l’île pour Le profit des habitants et de la Compagnie. Il est le premier qui ait soulevé des questions dignes encore aujourd’hui de solliciter l'esprit des hommes d’État et des colonisateurs. Ces vues sur la colonisation, où l’on retrouve sans doute quelques idées communes à Lescarbot, Champlain, Richelieu, relativement à la conversion des naturels; ces vues beaucoup plus complètes, beaucoup plus précises que celles de ses prédécesseurs, Boothby, Powle Waldegrave, Cauche, et auxquelles ne sauraient être comparées que les doctrines des Maudave, des Beniowsky au xvure siècle, ces vues qui dénotent à la fois une sérieuse connaissance des ressources de Madagascar, un grand sens pratique et le noble désir de concilier les intérêts de la Compagnie et des colons avec l'intérêt plus haut encore de la religion et de la civilisation, étaient plus une œuvre de propagande qu’une œuvre de justification. Par ce plan de colonisation où le régime moral se trouve intimement lié aurégime administratif etau régime économique, où l’auteur s’efforce de prouver qu’il aurait pu devenir un véritable organisateur de la conquête, si la Compagnie ne l'avait pas abandonné, Flacourt n’a pas seulement voulu se disculper des accusations portées contre son administration, mais encore pousser ses compatriotes à continuer l’œuvre commencée sous Richelieu. L'ancien gouverneur nous y apparaît moins comme le défenseur de ses propres intérêts que comme le champion de la colonisation française à Madagascar. C’est vers ce but qu’ont tendu tous ses efforts depuis son retour en France, même au milieu de tous ses déboires, qui rappellent ceux qu’éprouva Champlain dans sa tentative de colonisation au Canada, même au milieu de ses procès avec la Compagnie, qui eurent pour effet de montrer au grand jour sa probité, et si ses démarches pour unir l’entreprise du duc de La Meilleraye à celle de la nouvelle Compagnie n'ont pas été plus efficaces que celles de

son ami saint Vincent de Paul, on n’en doitpasmoins constater qu’il a eu le courage d'accepter à nouveau la charge d’administrer la colonie où il s'était trouvé aux prises avec toutes sortes de difficultés et qu’il ne lui fut plus donné de revoir ‘.

1. Consulter Lacroix, loc. cit., p. 36-72 : Lettres, sciences et arts au xvrr® siècle ; Deschamps, Revue de géographie, loc. cit., mai 1885, p. 375, et suiv. ; nov. 1885, p. 451; déc. 1885, p. 445 et 446; Pauliat, La Nouvelle Revue, mai-juin 1884 : Madagascar, p. 525-552; Berlioux, André Brue ou les Origines de la colonisation française au Sénégal, Conclusion et passim; Nolices coloniales, Colonies d'Afrique, Sénégal; Rambaud, Histoire coloniale de la France, Introduction historique ; Vivien de Saint-Martin, Dictionnaire géographique, articles Canada, Sénégal, Madagascar; T. Hamont, Dupleir; H. Froidevaux, Un exploraleur inconnu de Madagascar au xvue siècle, François Marlin.

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