‹ Etienne de FlacourtChapitre 78 sur 157 · d., ibid., p. 41, note m · texte numérisé non relu

d., ibid., p. 41, note m

satisfaction. On sait que Flacourt ne l'avait jamais visitée et que ses subordonnés n'avaient vu que la baie de Saint-Augustin. Il n’est donc pas étonnant que le dessin de cette côte soit grossier et inexact. Les contours n'y sont pas meilleurs que sur les cartes de Pedro Reinel (1517) et de Wilde (1650)* Par suite de la forme rectangulaire qu’il a attribuée à la partie septentrionale, l'orientation du littoral nord-ouest n'est pas conforme à la réalité. Elle ne l’est pas davantage du reste, pour la partie centrale, qui est presque en ligne droite, sans convexité, et pour ainsi dire sans concavilé (à l’exception de l’anse de Mansiatre), défaut que l’on constatait déjà sur les cartes antérieures. Quant aux découpures du littoral nordouest, elles sont véritablement énormes et ne portent aucune désignation ou des désignations erronées, comme cette baie à laquelle il donne le nom de Diego Soarez et qui ne paraît être autre que la baie de Mahajamba.

Enfin la côte méridionale est trop arrondie? et le cap Sainte- Marie n'y figure même pas.

Quelque insuffisante et inexacte que puisse être la carte de Flacourt pour les régions septentrionale, centrale et occidentale, on n’en doit pas moins reconnaître qu’elle est la première qui ait donné une bonne idée d’ensemble de la région orientale. Elle a du reste servi longtemps de base à toutes les cartes publiées dans les Atlas ou dans les Relations?.

La cartographie spéciale et locale a fait aussi quelques progrès, grâce à Flacourt. H est le premier, à notre connaissance, qui ait laissé une carte de la province d’Anossi, de la vallée d’Amboule, du pays des Machicores, des pays de Ghalemboule,

1. A. Grandidier, Hist. de la géogr'., p. 33, note 1, et 4k, note 1. - 2, A. Grandidier, tbid., ouvr. cité, p. 41, m. 3. D'après M. Grandidier, His!. de la géogr., éd. 1892, p. 234 et suiv. : Ta- . bleaux), elle aurait été copiée ou imitée par plusieurs g‘ographes du xvu® siècle, entre autres G. Biaeu (Atlas, 1659), du Val (Atlas, 1661), Sanson fils (Atlas, 1667, 1669, 1467:, 1697, carte d'Afrique), le P. Coronelli (1689, carte d'Afrique en 6 feuilles), Frédéric de Witt (1700, Atlas maritime, carte des Indes orientales), de l'Isle (1700, carte d’Afrique), Mandelslo (1727, carte de Madagascar), d'Anville (1127, carte de l'Éthiopie orientale), Drury (1729, Robert Drury's Journal, janvier 1760, carte de l'Afrique).

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