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Enfin, bien que notre vieil auteur ne se soit pas attaché à nous fournir dans ses cartes des indications précises sur la distribution des richesses végétales, animales et minérales, on voit néanmoins avec plaisir qu’elles n’en sont pas entièrement dépourvues. C’est ainsi qu’il nous apprend que le pays situé au-dessus de la baie Saint-Augustin, probablement le Fierenana, est un pays très fertile, la Terra de la Gada (Menabé) un pays riche en bétail, le pays des Machicores (probablement Bara) un pays de pierres, ete.
Nous avons essayé de mettre en lumière les progrès que la cartographie de Flacourt accuse sur celle de ses devanciers ; il nous reste maintenant à rechercher ceux que ses descriptions accusent sur les descriptions de l’époque précédente.
Bouche du Lengorano (Lengoranou).
b) Les îles suivantes :
Nosy-Manghabé.
Nosy-Arivo.
c) Les localités suivantes :
Tamatave (Tametavi).
Manano.
Mangatsiotra (Manghasiouts).
Ranombo (Andranghambé).
Masianaka (Masianach).
Manambodro (Manambodrou).
Sandravinany (Sandravinangha).
Soarano.
Lokava (Loucar).
20 Sur la côte méridionale :
a) Les bouches de rivières suivantes :
Fitoraka (Fitora).
Confluent à l'Ifiaka, du Fanjahira et de l’Akondro (Acondre — Fanshere — Tranovato — Jinorona).
Ony (Ongh).
Mandrary (Mandrerei).
Manambovo.
b) Les baies suivantes :
Anse de Karimboly.
Baie des Masikoro (Machicora).
c) Les caps suivants :
Eola (Heholahé).
Ranavalona (Ranevatte).
a) Les lacs suivants :
Limpomany.
Sivora.
c) Village de Limpomany.
Mais auparavant il importe de se rendre compte de la richesse et de la valeur des renseignements dus à quelques voyageurs contemporains de notre auteur, entre autres Gauche et Powle Waldegrave.
Depuis l’année 1648 jusqu’à l’année 1655 les quelques ouvrages qui avaient élé publiés n'avaient guère comblé de lacunes au point de vue des dimensions, du relief, de l'hydrographie fluvialeet côtière du littoral et du climat. Gauche avait sans doute laissé dans sa Relation quelques données sur les monts Ambohitsmenes, la rivière et les environs de Fanshere, la baie de Port-aux-Prunes et le climat de Sainte-Luce, mais cet auteur mérite peu de confiance, car il a parlé de voyages qu’il n'avait point entrepris et de pays qu’il n'avait pas visités, tels que ceux de Vohemar et d’Antongil et l’île Sainte-Marie ‘. Par contre, ce même voyageur et Powle Waldegrave (nous laissons de côté les opinions de Vincent le Blanc, dont la relation est remplie de fables et d'erreurs), avaient apporté quelques renseignements nouveaux et relativement exacts sur les ressources de la grande île. Cauche avait mentionné un grand nombre de plantes, d'animaux et de minéraux, inconnus jusqu'alors, et avait même parfois indiqué les endroits où ilétait possible de les rencontrer. Bien mieux, il avait rectifié les erreurs que les auteurs précédents avaient répandues sur la faune de l’île. « C’est une chose esloignée de vérité, disait-il, et pourtant escrite par d’autres, que cette isle soit infestée de lions, de tygres, de leopards et éléphants*. » Mais, s’il avait parlé avec assez d’exactitude des ressources des pays de Matatane, des Ampâtres et d’Anossi où il s'était livré à la traite, il semble s’être montré trop enthousiaste dans l'opinion qu'il a formulée surla richesse et la fertilité de l’île. Powle Wal-
1. Morizot, Voyage de: Fr. Cauche, ouvrage cité, passim; Flacourt, 1661 : Avant-Propos. ;