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En ce qui concerne la tonalité, non- voyons qu'elle suit l'ordre des levons : les tons se succèdent par ordre numérique, autrement dit, la première antienne et I»- premier répons sont du Ier ton, la deuxième antienne et le deuxième répons, du 2e ton, etc. Ce système de succession des tons - est pratiqué jusqu'au XIX' siècle A quelle date faut-il le faire remonter? Pas avant la lin du IX' siècle, c'est-à-dire au temps de notre Etienne, l'auteur présumé de cette innovation. Nous aurons l'occasion de revenir plus en détail sur ce point, lorsque nous aborderons l'olïice de saint Lambert.
Enfin, une dernière constatation, qui, a elle seule, serait nn argument d'une autorité presque suffisante pour reconnaître ;i Etienne la paternité de cette œuvre, est la similitude incontestable entre le style et les procédés des chants de Y Intention et ceux de la Sainte Trinité et de saint Lambert.
Concluons : 11 existe un seul type d'office propre de Y Intuition de saint Etienne. Or, d'une part, les chroniqueurs sonl unanimes a déclarer Etienne l'auteur d'un travail de ce genre. D'autre part, l'étude tant intrinsèque qu'extrinsèque de l'œuvre nous conduit au résultat suivant : Les chants contenus dans les antiphonaires cités ci-dessus, de provenance el d'époque diverses, découlent d'une source unique, antérieure au XI' siècle. De plus, le Micrologue avance, de son côté, que l'office de cette l'été est d'Etienne; d'autre part, un historien affirme que de son temps, c'est-à-dire à Liège au XIII' siècle, l'office composé par
Etienne elait toujours en vigueur. Nous concluons en toute
confiance «pie l'olïice transmis par une tradition constante et appuyée sur le témoignage unanime des écrivains, d'un côté, et celui des monuments liturgiques de l'autre, es! bien l'œuvre de l'évêque Etienne.
Les documents que nous aurons l'occasion d'exhumer dans la Miite de notre travail ne feront que confirmer davantage le bien-fondé de notre jugement.
La partie musicale n'a jamais été publiée: QOUS croyons
faire œuvre utile en la transcrivant d'après l'important antiphonaire de Sainte-Croix. Le lecteur pourra ainsi contrôler nos assertions et établir par lui-même des rapprochements curieux entre les diverses compositions musicales de l'émment évèque de Liège.
En transcrivant les mélodies de cet office, nous suivrons la tradition liégeoise, donc avec les variantes propres à la notation dite gothique. Elle mérite notre préférence à cause de sa priorité incontestable. Au point de vue esthétique, nous ne la croyons pas inférieure à la version latine.
Les variantes qui dans le chant grégorien différencient les deux écoles germanique et latine sont localisées presque exclusivement aux deux cordes mobiles : mi et .si, toutes deux point de départ d'un tétracorde, toutes deux et les deux seules cordes de l'échelle musicale procédant par degrés enharmoniques ascendants. Aussi pensons-nous que les divergences remarquées entre ces deux courants n'ont point pour causes l'exécution rigide et énergique des uns et celle plus délicate et plus molle des autres, mais sont dues plutôt à la manière dont les théoriciens de ces diverses écoles comprirent et pratiquèrent la diatonisation du chant grégorien.
Celte conjecture demanderait un long développement, que nous ne pouvons nous permettre ici. Qu'il nous sulïise de présenter quelques exemples de ces variantes :
Le quilisma placé sur le degré inférieur.
Glô-ri- ;i Glô-ri-a Lu-ci- à- no Lu-ci-à- no
Le do remplace le si b
ÉEE^ EE^ E53= E^E
Luci-â-no Luci- .i-iio mun-di mun-di
Le do remplace le si g
El
Et
e- um
e- um
S-rTTT
e-piscopt
e-piscopi
Le do remplace le si k même aux cadences
no- bis. : Tu- is no- bis. ' Tu- is
6 na^v3" it**~tis— -n^Va» n±n
sa ne- to. * Tu e;
Le fa remplace le mi
sanc- to. * Tu es
--AWt£—
.: fÈ
ap-p.i- ru- it ap-pâ- ru- it amie- tus
Le fn remplace le mi aux cadences
amie- tu»
illo loco
il-lo loco
rdo-ti
-fr-i-T-T
sa-cerd6-ti
-pr^% .3-L^ZJ =É
ro-sis re-fértos ro-sis re-ti
Le fa remplace le mi même à Vincipit
-*• Ti--
Laus De- o Pa-tri Laus De- o Pa-tri
fo]i48 r° IN I[N]VENT[IJO[N]E S[AN]C[T]I STEPHA[N]I.
i[n] p [ri] mis v[esperi]s : a[.\tiphon,e] et ps[aiaiii] f[e]r[iales.] Ad Magnificat.
Os-
tendit
sanctus Gamâ-li
- el
per visum Luci- âno sa-cerdô-ti
très câ-
iathos âure- os ro-sis re-fértos, et quartum arg'énte-um croco ple-num ;
-f, , '-rr=|=ft
Htt
et di-xit
: Hy
sunt nostri lôcu-li,
et nostre re-liqui-
e : Hic autem san-
■ Pm ■ ■
fçui-ne- as habens ro- sas, lôcu-lus est sancti Stépha-ni, qui so- lus ex no-
bis marty-ri- o mé- ru- it co-ro-nà-ri. Ca[>*/]. Magni-ficfat]. E u o u a e.
[ad matutinum], Invitatorium.
— rrT~
Ado-ré-mus re-gem ma- gnum D6- minum, * Qui in sanctis su- is
semper est mi-rà- bi- lis. Ps. Veni-te exsultémus In prlnio Nocturno.
f~^f. '•'••. I ."j^OS:
A. Luci-â-no vene- râbi- li pres-bi'-tero qui- escénti in stra-to su- o, de
ve-la-ti-ône sanctarum re-liqui- «Irum prothomartyris Stéphani, ta-lis di-vf-
ni- tas usiénsa est v!-si- o. Ps. Be-àtusvir. Eu o u a
A. Cum adhu< pêne vigi-là-ret vir ve-ne- rândus, tan-quam in excéssu men<
lis repé[n]te est efféctus. Ps. Cum invocare[m|. E u o u a e.
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A. Vi ■ 1
-dit l-g/i-tur assisti
-re sibi
vi-rum e-tâ-te se-nem,
Statlira pro
P* e aV
rum, vul-tu de- côrum. Ps. Verba me-a. E u o u a e.
Be-â-tus Gama- li-el doctô- ris Génti- uni Pauli di- d.is. ,(- lus,
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-a— -ae— a-r— »--
Lp-pâ- ru- it Xristi sacerdô-ti
Lu- ci- à- no in vesti-tu cândido 1— sjlî — ?»
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ctus pâl-li- o : * Et virgam ma- nu ge- st.i- bat
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rc- am. y. Calce-â-tus câ-lig-is in superfï-ci-e « i <- - . i u -
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là- tis, qua-si de-âmbu-lans co-ram e- o. * Et virgam ma- nu, etc. Rep. •• — .— — »A—*à »— i— » . -— ^> --a*»l-
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