‹ Etienne Dolet, le martyr de la RenaissanceChapitre 79 sur 133 · II. p · texte numérisé non relu

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débonnaire; qui est tel que le profflt et utilité partant de cest œuvre, m'a induict à le translater. Et par semblable raison, i'espère que tu prendras en gré ce mien labeur et effort. Adieu. »

Après la traduction des trois poèmes de Dolet, viennent quelques dixains et huictains de Claude Cottereau, précédés de la lettre à Dolet dont j'ai déjà cité une partie et qui se termine ainsi : « Aiant entendu que le livre que tu as composé en latin sur l'avant-naissance de ton filz estoit traduict en francoys, et que tu deliberoys de l'imprimer, ie t'ay bien voulu envoyer ceste mienne facture: non pour aultre chose toutesfoys, que pour démonstration de l'amytié que ie te porte. Et si messieurs les Rithmartz de France ne la trouvent selon leur goust, ie ne m'en soucie en rien, moyennant qu'elle te plaise. Adieu amy. »

Le Gencthliacum et X Avant-Naissance respirent les sentiments les plus purs et les plus élevés au point de vue religieux et moral, et il est impossible de croire qu'ils expriment autre chose que les sentiments personnels de Dolet. C'est en parlant du Divin Auteur de toutes choses, que l'homme qui a passé pour athée commence et achève son poème :

Vive Deo fidens; stabilis fiducia Divum Tristitia vitse immunem te reddet ab omni Religionis amor verae fert commoda tanta.

Tu ne crede, animos una cum corpore, lucis

Privari usura. In nobis cœlestis origo

Est quaedam, post cassa manens, post cassa superstes

Corpora, et aeterno se commotura vigore.

Scilicet a summo rerum genitori creati

Sic sumus, ut rapida corpusque animusque necentur

Morte, nec in cœlum pateant ex orbe receptus ?

Non ita. Sunt nobis reditus ad régna paterna

Régna Dei : genus unde animi duxere perennes.

Il est exact, comme l'a fait remarquer Maittaire, que dans

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