‹ Etienne Dolet, le martyr de la RenaissanceChapitre 97 sur 133 · LE SECOND ENFER · texte numérisé non relu

LE SECOND ENFER

.i almost kill a man as kill book; whd kills a man kills a reasonable créature, (l'nt's image, but he \vl.

troys agood book kills reason use!the image of (iod as it were in tfa Many a man lives a burden tu the earih ; but a guod book is the precious life-

master spirit enbalmed and treasured up on purpose to a lire beyond lite.

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ULLEMENT découragé par ses malheurs passés ou par la confiscation de presque tous ses livre-, I >olet ne perdit pas de temps à se remettre à l'ouvrage. M s< - malheurs, il le perdu moins, lui avaient enjpié la prudence, et il avait pris la terme resolution de ne plus s'occuper de théologie, et de n'écrire ni d'imprimer désormais aucun livre qui pût causer le moindre scandale et lui taire encourir le moindre danger. 1 mentaires de César, et de nouvelles éditions de son histoire de François 1 , de ses observations sur Térence, des oeuvres de Marot et des trois livre- qui, conformes au g du temps, axaient alors une très grande popularité: La par-

faicte Amye , L'Amye de Court, Du mespris de la Court et de la louange de la Vie Rustique, furent les premiers fruits de la liberté qu'il recouvrait après quinze mois d'emprisonnement, et c'étaient là des livres qui n'offraient aucune prise à ses ennemis. Mais il n'avait pas vu jusqu'où pouvaient aller leur haine et leur puissance. Peu de temps avant le 6 janvier 1544, deux paquets, sur lesquels était écrit en grandes lettres bien lisibles le nom d'Etienne Dolet, furent saisis au moment où ils franchissaient les portes de Paris; quand on les examina, on vit qu'ils étaient remplis, l'un de livres imprimés par Dolet, l'autre de livres défendus sortis des presses hérétiques de Genève. A notre connaissance, on n'avait pas la moindre preuve que ces livres eussent été envoyés par Dolet; il nia positivement la chose, et il me semble tout à fait improbable que, s'il les avait envoyés, il eût fait inscrire son nom trop bien connu sur les paquets. De plus tous les livres hérétiques imprimés par lui ou trouvés dans sa maison avaient été confisqués et étaient déjà en la possession du parlement ou de la Sorbonne. Mais la ruse maladroite de ses ennemis réussit entièrement, le parlement fut sur-le-champ saisi de l'affaire. Dolet fut accusé d'avoir envoyé à Paris des livres prohibés et hérétiques, et ordre fut envoyé à Lyon de l'arrêter. La nouvelle arriva le 6 janvier, tandis qu'au milieu de sa famille il célébrait le jour des Rois, comme il nous le dit lui-même :

Quand on me vint au corps ainsi saisir; Car à cela alors point ne pensoys Et de crier le Roy boit m'avançoys.

Nier l'accusation ne lui servit de rien ; il fut immédiatement saisi et jeté en prison à Lyon, où cependant il ne resta que deux jours et demi. Le troisième jour il persuada au concierge de la maison que pour une affaire importante il devait le lendemain aller dans sa maison de la rue Mercière, pour toucher une somme d'argent qu'il devait recevoir en personne, sans quoi il ne serait pas payé, et il ajouta, pour le décider, qu'il

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