HOC SS. TRINITATIS COLLEGIVM
HENRÏCO IV. CHRISTIANISSIMO REGE PHILIBERTO DE LA GVICHE GVBERNATORE
MERCAT. PRÆPOSITVS COSS. Q. LVGD PIETATIS DOCTRINÆQVE CAVSA SOCIETATI IESV ADDIXERVNT M.DC.IV.
(139) C’est l’histoiicn ecclésiastique du diocèse de Lyon; voyez Noies el documents de Péricaud, années 1595 et 1537.
(140) Registre consulaiic BB. 141.
« Luçjdunum revccta Socielas est humer is, ut il a dicam, nobilissimorum civium , eoque profecit disassus nosler , ut et ampliorem ornuliorcmque domum et verspectiorem cioitatis durissitnœ benevolenliam huberemus. Gralias oralione publica rhelor cqit, ac snholis recludendis inilium fer.it VIII idus Mardi ( IIistoiuæ societatis Jgsu. Romæ, MDCCX. ; pars quinqua. Lib. XV. pag. 298). » Série GG non inventoriée el inventaire Chappe au* archives de la ville, Volume 20, page 208.
Il fut même question d’un transfèrement dans une autre partie de la ville, vers la place des Terreaux, dans le terrain où les protestants avaient établi leur temple et où plus tard, l’on construisit l’Hôtel-de-Ville.
L’année 1 607 vit réaliser un commencement d’exécution :
Sur l’invitation du P. Riclieome, Provincial, et du P. Jacquinot (141), Recteur, le Consulat se rendit, le dimanche 1 8 juin , au collègue pour faire une visite d’inspection.
Après une messe célébrée par l’évêque d’Embrun et à laquelle on réitéra la présentation du cierge de cire blanche aux armes de la ville, on se rendit dans la grande cour où les régents et les élèves témoignèrent de leur savoir par divers exercices littéraires, qui furent suivis d’un dîner.
Le 59 novembre, le P. Jacquinot exposa de nouveau en séance du Consulat, la nécessité d’une reconstruction motivée par l’exiguité du local et l’affluence des écoliers, et y présenta, en même temps, les plans qui avaient été préparés Le corps consulaire fit bon acceuil à ces demandes, approuva les plans, tout en faisant observer que l’on pouvait pour le moment se passer de l’église, et enfin consentit à donner 6,000 livres aux PP. Jésuites leur laissant le soin de fournir au surplus (145),
(Kl) I.c P. B irthdcmy Jacquinot est celui qui reçut des mains du prince do Conti, à Paris, le cœur de Henri IV pour être transporté à La Flcehe par les PP. Ignace Armand et Pierre Coton. Le P. Jacquinot était alors supérieur de la maison professe de Paris.
(K2) Il serait fort long d’énumérer ici toutes les demandes des Jésuites et les sommes qu’ils obtinrent du Consulat; cela appartient moins à li notice que nous avons entreprise, laquelle doit cire, avant tout, topographique et artistique, qu’à l'histoire du collège de la Trinité , ouvrage important, qui présente* ait un grand intérêt.
Avant d’entrer dans les détails relatifs à la construction de l’édifice tel qu’il nous est parvenu, il nous reste à four nir quelques éclaicissements sur la topographie ancienne de ce quartier pour lequel l'érection définitive du collège fut une cause de prospérité. C’est à M. B. Vermorel, ancien voyer en chef de la ville de Lyon, que nous devons la plus grande partie des documents qui peuvent l’établir.
1° Nous avons vu (143) que la confrérie de la Trinité possédait depuis le xive et le xve siècle divers emplacements, granges et jardins qui étaient à peu près confinés par les voies actuelles savoir : la rue Neuve, au sud ; le Rhône au levant ; le prolongement de la rue Mulet vers le Rhône, au nord ; et le prolongement vers le sud de la ruelle Comnmrmot, au couchant.
Il importe aussi de rappeler ici ; 1 0 que la partie de la rue Neuve actuellement confinée des deux côtés par les bâtiments du collège, fut ouverte sur ces terrains.
2° La rue de la Bourse actuelle depuis la rue Gentil (anciennement de 1 Archidiacre) jusqu’à la rue Bât-d’Argent. (ou du Pas- Etroit, Pet-Etroit quelquefois) ne fut ouverte qu’au xvT siècle (144), sous les noms de ruesMénié et de rue Henry.
(143) Page 1 1 1 et note 103,
(144) La partie entre la rue Gentil (de l’archidiacre) et la rue Neuve fut ouverte en 1526, sur le fonds de Jéiôinc Ménié, dont elle prit le nom. A lu meme époque, la partie entre la rue Neuve et h rue de l’Arbrc-Sec fut ercco sur des terrains fournis par les propriétaires riverains dont le principal était un Henry Guillcrmct, prclrc habitue de Saint-Paul. En 1528 1a rue était ouverte sur tonte sa longueur, sauf la partie entre les rue Mulet (Montribloud) et Bàt-d’Argcnt (Pas-Etroit), où le passage était interrompu par un jardin et une rr.aison appartenant aux héritiers Hem y Guillcrmct. Cependant on réussit phn tard à achever l’ouvci turc de la rue, conformément au plan souscrit par son auteur (Communiqué par M. Vermorel).
3° La rue Mulet actuelle (anciennement de Montriblond) aboutissait au rempart vers le Rhône sur remplacement occupé actuellement par le collège.
4° La partie de la rue Henry, entre la rue Neuve et la rue Bât-d'Arg’ent (Pas-Etroit) fut élargie de 1646 à 1G70 pour former ce qu'on nomma place des Jésuites, puis place du Collège et qui est devenue une partie delà rue de la Bourse (145) ; le surplus, resté étroit, jusqu'à la rue de P Arbre-Sec conservant le nom de rue Henry en souvenir de son principal auteur.
5° La rue du Garet, qui était la continuation de la rue Henry, fut percée, en 1570, sur des terrains qui appartenaient en grande partie à Guillaume du Garet (1 46).
6° Le quai de Retz fut établi sur les courtines (147) des fortifications qui bordaient le fleuve ; c’est pour cela
(14T>) I.c terrain cédé appartenait à un nomme Raton, Il vendit au Consulat la partie entre la rue Neuve et la rue Mulet (Montriblond) , le 7 juin 1G46, pour 30,000 li\ros et sur la façade de la maison construite en rcculement, fut posée une inscription qui vient d’être démolie et dont il a etc impossible de conserver tous les débris. On travaille en ce moment à rétrécir devant le collège une voie qui avait été élargie en 1646. O bizarrerie des temps !
La partie entre la rue Mulet (Montribloud) cl Bàt-d’Argcnl (Pas-Etroit) ne fut reculée qu’en 1670 (8 décembre); c’est la maison actuelle du Grand Tambour. Raton devait mettre sur sa maison une inscription dans le genre de la précédente (Communiqué par 31. Vermorel).
(146) 31. Vermorel pense que la pe tite rue Pizay date des premières années du collège et fut ouverte pour communiquer de la rue de i’Arbrc- Sec avec les fossés de la Lanterne en contournant l’enclos de l'abbaye de Saint-Pierre (voir notre travail [et le plan n° IV] sur les de la Valfenicrc), avant l’ouverture de la rue Clermont et en traversant le massif de maisons vers la lue de Lyon actuelle.
La rue du Garet ne fut donc que le redressement de la petite rue Pizay.
(147) On nommait alors courtine l’ouvrage de fortification place entre deux (ours; ce mot s’appliquait ainsi autant, au terre-plein placé derrière la muraille du côté de la ville qu’à la muraille elle-même.
qu'il est nommé anciennement : chemin des Courtines. On nomma aussi cette voie : rue de la Fusterie (148).
7° Le portail Siguet était vers le Rhône au bout de la rue Pas-Etroit et le portail de la rue Neuve (beaucoup plus important) au bout de la rue de ce nom, toujours sur le rempart.
Dès que le Consulat fut entré en possession des immeubles de la confrérie de la Trinité, il utilisa les bâtiments existants aussi bien que ceux qu’il possédait dans le voisinage (149) sans y faire de modifications importantes.
L’arsenal et la fonderie de canons (ce qu’on nommait alors l’artillerie du roi) restèrent encore quelque temps dans des bâtiments loués au gouvernement pour le prix de 2, 020 livres tournois (1 50) ; môme le jardin dit de la Vieille-Trinité fut cédé à un nommé Jérôme Flandre et à ses associés pour y installer une fabrique de futailles qu’ils avaient introduite à Lyon (151).
Tant que le collège resta entre des mains laïques , le Consulat ne paraît pas s’être bien fort occupé de l’agran-
(148) Le quai (Je Rez fut adjuge le 16 décembre 173S pour aller de la rue Blancberic jusqu’à la place Tolozan (Communique par M. Vermorcl).
(149) 30 mai 1460, acquisition par le Consulat d’une grange vers le portail Siguct qui donne lieu à des difficultés avec Arlhaud de Varey, le 31 août 1478 , réglées par transaction du 5 octobre 1486. En 1493 (registre CC 11) « la ville possède une grange haultc et basse faisant le coin du Port Figuet et de la rue de l’Aibrc-Sec. »
On a vu plus haut, note 115, que le Consulat loua provisoirement pour le service du college, en 1529. une grange voisine appartenant aux Varey.
(150) Registre consulaire RB, 56 ; 1536-1539 ; Voyez aussi note 115.
La fonte des dix canons, entreprise en 1513, par M6 Patris, en vue de
la défense de Lyon contre l’armée des Francs-Comtois et des Suisses qui assiégea Dijon, fut exécutée dans ces granges. Voyez Registre consulaire BB 30, 22 Mars.
(151) Registre consulaire BB71; 1549-1551.
dir, malgré les plaintes des recteurs et les besoins pressants : et môme, au contraire, nous avons constaté qu’on n'utilisait pas tout ce dont on pouvait disposer. Mais à peine l’acte de 15G7, qui cède définitivement le collège aux Jésuites, est-il passé que les questions d’agrandissement se succèdent rapidement.
Il convient, en conséquence , de nous rendre compte de l’état dans lequel étaient les bâtiments lorsque ceux-ci en prirent possession. Le P. Perpinien écrivait (152) au P. Barthélemy à Rome en décembre 15G5 :
« Pour commencer ma description par le plus essentiel, l’o'fice , la cuisine et le réfectoire sont contigos et disposes dans l’ordre que je viens d’indiquer, c’est-à-dire qu’entre l’office et la salle à manger se trouve la cuisine. C’est on ne peut plus commode, comme rous le voyez, ou plutôt, comme vous ne voyez pas, mais comme vous imaginez,- et vous l’imagineriez mieux encore si vous l’aviez vu. Ces trois pièces sont très-vastes fort belles et bien combinées, telles, en un mot, que je vous en souhaiterais à Rome Le vin se garde dans une cave placée sous la salle à manger qu’elle égale en grandeur. Les chambres à coucher sont assez grandes et trop nombreuses pour nous : car nous ne sommes que douze avec un nombre à peu près égal de pensionnaires, dont plusieurs appartiennent aux premières familles de la ville. Dans l’espace de chaque chambre à coucher est placée, selon l’usage de France, une bibliothèque avec boiseries fermées et couvertes, longue de 9 à 10 palmes, large de 7 à 8 et un peu plus haute que large. On dirait une petite chambre enfermée dans une grande. Dans l’intérieur se trouve une table et les parois sont garnies d’étagères bien disposées. Eu sorte que dans un espace étroit , vous pouvez avoir un assez bon nombre de livres bien écrits, lire, écrire, méditera vo’rc aise. C’est la que
(152) P. J. Perpiniani Soc. Jtsu aliquot cpislolœ. Paris 1683.
Pierre-Jean PEansir.N, Jésuite espagnol, né à Elchc, dans le royaume de Valence, vers 1530, mort à Paris, le 28 octobre 1560.
noi s allons nous enfermer et nous nous y appliquons avec plus de chaleur à l'élude, non-seulement pour nos esprits, mais au > si pour notre corps. Car ici, mon cher Barthélemy, il n’y a rien de plus essentiel que de se tenir non pas tant l’esprit que le corps bien chaud: vous pouvez m’en croire sur parole. Aussi, dans la chambre la plus vaste et la mieux décorée qu’habitait probablement le principal et qu’occupe aujourd’hui le P. Edmond , quand on lit peindre les parois, on plaça cette inscription : intvs vinum, fouis ignis (153). Mais l’auteur de cette devise était probablement un homme plongé dans la chair: nous, dont ioutes les pensé; s doivent se diriger vers l’éternité, nous aurions ordonné de mettre ces mots: intvs preces, fouis labou (154). Ce sont là deux excellents préservatifs contre la rigueur du f oid. Les classes destinées à renseignement sent au nombre de cinq. Celle des rhétorieiens et des théologiens me paraît mieux décorée que les autres. Il y a deux cours ; dans l’une d’elle se trouve un puits d’excellente eau, alimenté sans doute par les infiltrations souterraines du fleuve voisin. Car une partie de la ville, s’allongeant entre deux grands courants d’eaux, le Rhône et la Saône, le collège de la Trinité se trouve placé au milieu de la ligne qui en mesurera longueur et à l’extrémité de celle qui en détermine la largeur sur la rive du Rhône. Aussi, de la cour, et à plus forte rai-.on des chambres, jouit-on de la vue admirable du fleuve qui coule avec tant de rapidité que, malgré l’aplanissement de son lit, on entend d’ici le bruit de ses flots. On aperçoit des barques qui descendent et, au delà, une immense étendue de plaine ter-
minée par la chaîne des Alpes. Du sommet de notre tour, qui s’élève à une grande hauteur, on découvre outre ces objets, j toutes les maisons et les rues de la ville : de sorte que, ri vous < venez un jour nous rendre visite vous manquerez plutôt de man- \ ger que de voir
Que de fois en me promenant s r la teirasse les regards fixés sur la chaîne des Alpes, je m’imaginais que lTtalie, nourrice du
(153) Au dedans, du vin; au dehors, du feu.
(154) Au dedans, la prière ; au dehors, le tiavail.
talent et des arls, que Rome, mère du christianisme, que la maison de nos Pères, que noire collège, qu’enfm vous étiez là sous mes ytux ! Que de fois je fus tenté de répéter ces vers du Mælibée de Virgile :
En unquam non pas patrios, mais lalios longo post lein-
\pore fines
Non pas: Pauperis et luguri congestion cespite lestum,
Mais: El Veteris Romœ surgenlia marmore lecla,
Post aliquotmea régna videns mirabor a vis tas (135)?
Cependant ce n’est pas le souvenir seulement des monuments de Rome que j’évoque, c’est vous surtout que j’y ai laissé et parmi nos religieux le P. Fulvius qui est tonte bonté »
Cette description cadre exactement avec le plan scénogTaphique de Lyon au milieu du xvie siècle, déposé aux archives municipales ('156), qu'il faut toujours consulter de préférence à sa reproduction assez inexacte faite par les soins du P. Ménestrier.
En effet, on y remarque très-clairement les diverses cours et bâtiments qui prennent leur entrée par la rue Neuve ainsi qu’on l’a vu dans le traité entre la Ville et Aneau, et dans la cour du côté du Rhône, sont inscrits les mots : le colltege (qui ne figurent pas dans la reproduction).
La tour dont parle le P. Perpinien, y est également représentée en tête d’un grand bâtiment avec des croisées
(155) Ne reverrai-je jamais, après un long exil, les champs, je ne dis pas de mes pères, mais de l’Italie ; ne reverrai-je plus, non pas le loit de chaume de ma pauvre cabane, mais les colonnes de inarbre de l’ancienne Rome ?
(156) Nous avons été des premiers à signaler l’importance de ce plan qui est un des documents les plus précieux de la topographie lyonnaise ( Voir les de Royer» de laValfeniére ), et qu’une société spéciale s’occupe de faire reproduire par la gravure.
à meneaux ; c’était probablement l’escalier de la maison (157).
Il était difficile, selon-nous, que, de la cour au levant, on pût jouir de la vue du fleuve, à cause des granges et du rempart qui se trouvaient de ce côté, à moins toutefois qu’elle ne fût élevée en terrasse, ce qui semblerait résulter de la lettre que nous venons de citer.
Dans ce plan, la rue Henry est ouverte et la rue Mulet (Montribloud) vient encore aboutir an rempart.
Il est donc certain que, vers le milieu du xvie siècle, le collège était installé en grande partie dans l’ancien tènement de la Trinité.
Cela n’empêchait pas que des annexes fassent égale ment établies dans les terrains appartenant à la ville (angle nord de la rue du Bât-d’ Argent et du quai) ou dans ceux à l’angle sud-est de la ruelle Commarmot et de la rue du Bât-d’Argent (Pas-Etroit). Ce dernier terrain appartenait aussi à la confrérie de la Trinité : il est fort difficile de préciser à quelle date il put servir au pensionnat, puisqu'il parait avoir eu cette destination bien avant 1646 (5 mai), époque à laquelle il fut définitivement utilisé pour la construction d’une salle de déclamation. Il était relié par une voûte avec les autres bâtiments du collège (158).
(157) Par une erreur de l'artiste auquel fut confiée la reproduction du plan du xvC siècle, par Mcnestrier, ccttc tour est couronnée par une croix et le bâtiment adjacent a toute la tournure d’une chapelle.
(158) Le Consulat alloua 12,000 livres aux Jésuites pour cette construction ; mais, en 1672, le plancher de la salle s’effondra peu après une séance de répétition d’une pièce qu’on devait jouer le lendemain en présence du corps consulaire. Celui-ci accorda au P. de la Cliaize, recteur, une somme de 9,000 livres pour la reconstruire confoimément à un plan déterminé ; cependant l’alignement nécessaire pour les murs extérieurs ne date que du 26 août 1687. Mariégc, peintre, reçut 500 livres en 1728, pour avoir fourni au théâtre qui était organise dans ccttc salle de non-
Le premier soin des Jésuites fut de faire rentrer au collège les granges et terrains que la confrérie de la Trinité s’était réservés. Les recteurs de l’Aumône présentèrent bien quelques observations, toutefois une sentence de la sénéchaussée du 1 0 septembre 1 507 (1 59) ordonna cette application.
Ils s’occupèrent ensuite d’acquérir toutes les maisons, granges et jardins lesquels, excessivement nombreux, occupaient le périmètre au nord du collège jusque vers la rue Bât-d’ Argent {Pas-Etroit), en supprimant le pi'olongement de la rue Mulet (Montribloud) et d’autres ru elles(/l 60).
velles décorations, en remplacement des anciennes qui élaient hors d’usage, pour servir aux représentations des pièces que les élèves exécutaient chaque année. 11 y avait sur la porte d’entrée celle inscription : EXERCITATIONIB. LITTER. CIVIT. LUGD.
Ce local futretiré auxPcres dcPOratoirclorsqu’ils remplacèrent lesJésuitesau collège de la Trinité, en 1763 ; il servit à l’école de dessin , en 1768 (Voyez notre étude sur l’Enseignement des beaux arts au point de vue de l’Industrie lyonnaise, page 43 et note 50); fut aliéné à la charge de démolir la voûte, et enfin, servit de local pour le club central des Jacobins.
(159) Par la même sentence, on réunit au collège deux granges appartenant à Laurent de Laurencin.
(160) Voici quelques acquisitions faites pour le collège avant le premier départ des Jésuites, lesquelles nous ont été communiquées par MM. Vcrmorel et Brouchoud.
1 579. Deux granges et emplacement, appartenant à l’Aumône générale, dont nous avons parlé plus haut, page 127. Les Jésuites installèrent le pensionnat qui devait se trouver avoir en perspective, au nord, une ruelle (nommée à présent de la Verrerie) que le Consulat autorisa à boucher à cause des « sales et vilains actes » qui s’y commettaient ordinairement au grand scandale des écoliers.
22 juillet 1587. Achat d’une grange des héritiers Bertholat. rue de Montribloud.
19 Mai 1590. Acquisition de grange, rue Neuve, de Claude-André* (Voyez Inventaire Chappc, vol. 20, page 199, et le protocole du notaire Buyrin aux archives de la Cour) ,
3 juillet, 1590. Acquisition devant le notaire précédent de maison,
Leur renvoi en 1 504 arrêta toute entreprise ; nous ne trouvons de nouvelles acquisitions qu’en 1607, Depuis, elles se suivent jusqu’à la possession complète du périmètre circonscrit par la grande cour actuelle des classes ainsi que par l’église (161)
cour, sises rue Neuve, appartenant à Jehan de la Rochette, maître charpentier, joignant à l’emplacement précédent.
En 1592, les Jésuites et le Consulat réglèrent avec l’abbesse de Saint- Pierre, les laods dus sur les acquisitions précédentes.
{161) 16 juin 1607. Acquisition de la maison Dumoulin et Sève, rue Neuve (Voyez Inventaire Chappe, vol. 20, p. 213; 13 novembre 1607). Acquisition de la maison Abraham Gromonct, rue Neuve et rue Montri- Lloud. Il est dit dans l’acte que la ruelle venant de la grande rue Montribloud « était à présent close (V. Inventaire Chappe, vol. 20, p. 215). o
15 novembre 1607. Acquisition de la maison de Georges Cornuty, médecin. (V. Inventaire Chappe, vol. 20, page 217.)
Cette maison, qui devait avoir précédemment appartenu aux Henry Guillermct, était située dans l’emplacement de l’angle nord-ouest du collège. C’est dans ce point que fut posée la première pierre, le 19 décembre de la même année.
4 mars 1608. Acquisition d’une maison, rue Neuve, sur l’emplacement actuel de l’église.