‹ Étienne Martellange 1569-1641Chapitre 13 sur 29 · Acte du 6 août 1571 : Les Pères feront entretenir · texte numérisé non relu

Acte du 6 août 1571 : Les Pères feront entretenir

« une classe et regent des abécédaires, et une dans laquelle es écoliers seront instruits ez premiers rudiments de grammaire, conjugaisons et déclinaisons, syntaxe avec une lecture et leçon de quelques bons auteurs latins et les accoutumées compositions ou traductions et disputes qui y sont nécessaires et requises. Et après celte classe y énaura une autre en laquelle puissent monter les écoliers et apprendre les choses de la grammaire plus parfaitement, quelques meilleurs livres de Cicéron ou de quelques bons auteurs, vaquer au précepte de conscribendis epistoles, de l’art métrique ou poésie, le tout selon les règles de la d. Société desquelles règles ils lcrront copie aux archives de la d. ^ ville signée par le Général ou Provincial de l’ordre. Outre lesd. classes entretiendront regent pour faire leçon d'humanités des auteurs en matières plus graves avec une autre leçon ou historiens de la grammaire grecque et de quelques auteurs grecs tels que ceux dud. collège et sociétéyiviseront selon leurs règles être convenables à la capacité des écoliers ; outre lesquelles leçons il y aura lecture et instruction de l’art oratoire ou rhétorique avec une vraie méthode de dialectique quelque partie de l’année ; s’il y avoit nombre suffisant d’auditeurs qui désirassent d’acheminer aux plus hautes études et université entendant le Consulat qui a

vu ce que dessus y ait au d. collège exercices et composition de déclamation et autres semblables compositions et disputes entre les ccoliers »

Acte du 3 juillet 1 G04- , le père Barthélemy Jacquinot étant recteur :

« Au d. collège se feront lectures publiques tant des lettres humaines que de la philosophie et théologie afin qu’il soit profitable à toutes sortes de personnes qui y voudront venir pour prendre leur instruction et pour le regard des lettres humaines qu’elles s’enseigneront en six classes scavoir la rhétorique, humanité et quatre de grammaire ainsy que se fait et pratique en plus grands et célèbres collèges de la compagnie; que le cours d • philosophie se fera en trois ans et en trois classes scavoir de logique, physique et métaphysique, chaque année un professeur commençant le cours et un autre le finissant, durant lequel temps ausd s’enseigneront les morales et mathématiques par une leçon particulière et spécialement l’astronomie, géométrie et géographie de même que sainte et sacrée théologie tant utile pour la manutention de la religion catholique, s’enseignera avec une leçon ord‘e des cas de conscience, et une autre en langue hébraïque en la façon et forme ordre des grands collèges de la compagnie; les autres exercices tant de piété que de lettres comme déclamation, disputes, répétitions et semblables se feront en ce collège ainsi qu’il se fait en autres plus célèbres de la compagnie »

Le 16 juillet 1577, le Consulat se préoccupa des emplacements propres à la réédification de l’établissement (134), et même, en 1580, une commission fut chargée de faire une quête dans ce but (135). La même année il fut constitué sur les fonds municipaux une rente

(134) Registre consulaire BB 98.

(135) Une quête ou souscription faite en 1567 produisit 853 écus d’or. Le registre, contenant les engagements des souscripteurs avec leur signature, est encore conservé aux archives de la ville; série GG, non inventoriée.

perpétuelle de cent livres pour une classe supplémentaire de grammaire. Les pères ne se découragèrent pas, ils acquirent, du côté des rues Montribloud et du Garet , des immeubles qu’ils tirent réparer pour l’usage du pensionnat (136) et obtinrent, le 29 décembre 1583, du Consulat une augmentation de rente annuelle de 140 écus d’or.

Cette année, l’on institua un économe chargé des soins matériels à donner aux pensionnaires (137).

En '1591, nouvelle demande et octroi, delà part du Consulat d’un augmentation de 200 écus d’or au soleil pour la création et pour l’entretien d’un cours de philosophie et d’un cours de théologie; mais le renvoi de France des Jésuites, en 1 394, suspendit tout Ils quittèrent Lyon le 31 janvier 1595.

Le Consulat confia, le 10 juillet 1597, la direction du collég'e à Antoine Pourcent, Poursan ouPerson ci devant Jésuite; mais la cour de Paris, qui avait défendu, par arrêt du 20 août, à toutes personnes et communautés de recevoir aucuns des prêtres de cette société malgré qu’ils auraient renoncé à leurs vœux de profession, ordonna que Poursan serait amené prisonnier à la Conciergerie (138). Un sieur

(136) Voyez plus loin, noie 160.

(I 7) Registre consulaire 15B. 111.

(138) « Ituque cum Lugdunenses , post amissam anno DID.XCV societatem, gymnasii sui curant Anlonio Porsano, olim nostro , dcmandessent, evm dimiltere coacti surit, butante presser tint Simone Mariono , regio in curia Parisiemi advocato, Anlonii Amaldi sucer o, cujus odium in nos œmulatus, snlyram scripsit, P. Ludovic o Richeomo , su b nomine Rcnati à Fonte cou fululam (IIistopjæ societ.vtis Jesu, Pars. V. lib. xu, n. 42, pag. 60). »

Antoine Poursan s’étatil rendu à Vienne en 1601, y fut établi principal du rollége, où il resta jusqu’en 1603 ; il fut aussi nommé chanoine, et théologal de Saint-Maurice , par l'archevêque Pierre de Villars (Chorier pages 226 et 462).

Voyez Notes et documents de Péricaud, 1597, Juillet et octobre et l’inventaire général de Cliappc, volume 20, folio 205.

Dalenson, auqael dans un séjour à Lyon, le Consulat avait offert la place de principal, s’occupa de trouver des rég-ents à Paris en 1 596.

Toutefois Jacques Severt (139) et Benoît Minière remplirent, tour à tour, les fonctions de principal; mais rétablissement périclitait malgré la surveillance du corps consulaire.

Les Jésuites furent réintégrés en 1601 (140); un nouveau contrat fut passé avec eux, le 3 juillet, dans lequel on visa la plupart des clauses consenties dans celui de 1 567.

L'administration municipale y promit de pourvoir à un agrandissement dont le besoin était devenu incontestable.

On plaça sur la façade de l’édifice qui existait à cette époque, en mémoire de ce fait, l’inscription suivante :

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