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Christau pourraient, prélend-on, prévenir cette transformation maligne).
Le cancroïde de la lèvre chez le cheval occupe la commissure, point d'appui du filet du mors ; chez les bètes de somme, on observe des fibromes au niveau des épaules, ou aux points de frottement d’une sangle, d’une selle. On connaît le rôle prédisposant des cicatricês : dans” l'immense majorité des cas, les irritations déterminent des ulcérations prolongées aboutissant à des cicatrices formées de tissus frappés de sclérose par atrophie des éléments anormaux, par augmentation du stroma cônjonctif qui devient dense, fibreux, se prètant mal aux échanges et aux défenses de l'organisme (A. Lumière). Les scléroses pancréatiques siègent presque toujours à Ja tête du pancréas, et ilen est de mème pour le cancer. Les néoplasmes hépatiques sont presque toujours consécutifs à l'altération de la glande par la syphilis, l'alcoolisme, Île paludisme, les affections biliaires, les traumas, la tuberculose, la cholémie familiale.
Ces localisations anciennes, chroniques, d'une influence Virulente, présentent un cachet particulier, qui n'est plus celui de Fétat normal, organisé, mais qui n’est pas encore le mode anarchique, indépendant et destructeur, |
& . . X de là production ultime, le cancer.
Ce précancer est formé d'éléments transformés: ratta. chés epcore à l'organisme, encore implantés sans consti- : AR PERS PUR TR ED dr e . FE ; 1x tuer de véritables corps étrangers, encore tolérés avec où sans réaction marquée. Mais il comporte déjà des princi-
pes nouveaux, ayant subi une évolution étrange, en mar-
a Er] ch,
che pour une évolution définitive, vers une transformation totale et hostile.
La cellule normale est donc désorganisée, elle vit toujours, mais d’une autre vie que l’ensemble ; elle renferme des principes nouveaux, des symbiotes anormales peut-on dire, qui pourront donner naissance, si les conditions de l'ambiance s'y prêtent, à des descendances différentes, à de nouvelles formations vivaces, mais adversaires de la zone-mère.
La zone de déchéance, comme la leucoplasie, cancérotrope, passe ensuite à l'état cancérigène, pour affecter finalement le caractère cancéreux.
La zone de déchéance, marquée, conume la leucoplasie, d'un caractère inorganique, différenciée déjà de la région dont elle fait partie, présente, comme toute association, les éléments, les cellules les. plus diverses participant à la fois à l'ambiance de lorganisme et à l'ambiance locale ; il suffira que l'un des organites de cette zone tarée exalle au maximum ses propriétés inorganiques, se différencie au maximum de la cellule noymale pour qu’elle forme le départ du cancer. Nous pourrions dénommer bioplasmes les agents virulents de telles cellules, qui vont, si les réactions de Forganisme sont inadé-
quates, proliférer et conduire au néoplasme.
Les rumeurs. — Les tumeurs sont des masses de nouvelle formation, bien limitées ou diffuses, avant tendanee à persister telles quelles, ou à s'accroître soit avec simple refoulement des tissus voisins, soit avec ulcération,
destruction de ceux-ci. Au point de vue pratique, clini-
à tresse
que, on distingue deux variétés de tumeurs : les tumeurs bénignes, dont le développement s'accompagne du refoulement des organes, et les tumeurs malignes, qui rongent ces organes; les premières ne se généralisent pas à l'organisme tout entier et ne se reproduisent pas après ablation ; les secondes se généralisent et récidivent d'ordinaire après l'opération. Mais cette distinction générale ne marque les traits généraux qu'approximativement, car les deux groupes comportent de nombreuses formes d'architecture dissemblables. D'autre part, une classification, basée sur les caractères grossiers des tumeurs, volume, consistance, irrigation sanguine, multiplicité, ne pourrait qu'augmenter la confusion.
La classification la plus rationnelle est basée sur l’existence, dans l’organisme, de deux tissus : épithélial et conjonctif. Le tissu épithélial comprend les surfaces de revêtement externe ét interne et les conduits des diverses glandes : peau, muqueuses du tube digestif, de l'appareil respiratoire, de l'appareil uro-génital. Le tissu conjonctif comprend la graisse, les os, le cartilage, les muscles et les vaisseaux : artères, veines et lymphatiques. Les tumeurs qui prennent naissance sur ces tissus peuvent être bénignes ou malignes. Ainsi le tissu épithékal peut donner lieu au papillome, à l’adénome ou au cancer dit épithélioma ; le tissu conjonctif fournira le lipome, l’ostéome (os), l’enchondrome, le myome, ou le sarcome. À ce propos, signalons que l'ulcère rongeant de, la face a souvent une allure différente de l’épithélioma ordinaire. |
Nous devons ajouter qu'on distingue en outre les tumeurs fœtales et les kystes.
Si la tumeur bénigne est fonction, jusqu’à un certain. point, du métabolisme, de l'hérédité et de l’âge, tumeur congénitale, lipome par arthritisme, exostose de croissance, exostose matriarcale, polynévromatose, on peut cependant se rendre encore à l’opinion de Virchow : On aurait beau mettre quelqu'un à la question pour lui faire dire ce que sont en réalité les tumeurs, je ne crois pas qu'on puisse trouver un seul homme qui soit en mesure de le dire.
Voici quelques détails caractéristiques qui méritent d'être relevés. i
Sur la peau, nous avons la chéloïde, d’origine ou d’aspect cicatriciel et pouvant atteindre cinq centimètres et plus ; le molluscum (mollis, mou), gros comme un grain de chènevis ou un pois, mais chez le malade de Chassaignac il tombait de la clavicule au pubis ; chez celui de Virchow, il pesait 16 kil. ; chez celui de Nélaton, il descendait de la nuque au sacrum et à l’épigastre, et chez celui de Bell, de l'oreille à terre sur une longueur de r m. do. Le lipome est une tumeur de tissu: graisseux ; on péut parfois en compter vingt sous la peau; on en a vu du poids de 50 kil. ; à la paume de la main et à la plante des pieds, il peut exister dès la naissance ; d'ordinaire, il est spécial à ladulte, provoqué par les frottements répétés (lipomes professionnels), l’arthritisme ou le nervosisme. Le fibrome (fibreux) est une tumeur conjonctive dure. Le fibrome de l'utérus présente cette particularité qu'il
est très fréquent à partir de 35 ans ; le nombré est varia-
ble au point que l'organe peut en être criblé; on a vu trente et même cinquante fibromes sur un utérus ; le volume peut être excessif : Hunter (de New-York) a vu un fibroïde de 140 livres (américaines), tandis que le cadavre débärrassé de la tumeur ne pesait plus que 95 livres ; pour Pozzi, l'influence de la race, qu'on peut facilement étudier aux Etats-Unis, est au profit des négresses, chez lesquelles le cancer de l'utérus est très rare, tandis que les corps fibreux sont très fréquents chez elles ; et nous avons entendu dire que, des deux tumeurs, fibrome et - cancer, le premier affecterait plus fréquemment la femme mariée, et le second plus fréquemment la religieuse ; il est probable que les privations et souvent le défaut de soins ne sont pas sans influence sur cette prédominance:
Une affection bien curieuse est le fibrome. des nerfs (neuro-fibromatose), qui se présente en petites tumeurs -sous-cutanées ayant les dimensions d'un petit pois et mème d’une noisette ; on en a compté jusqu'à 2.000 chez un indigène de Sierra-Leone.
L'enchondrome, formé de cartilage. relie pour ainsi dire les tumeurs bénignes aux tumeurs. malignes, car ii peut être mal limité dans les tissus, RATES des cellules Jeunes et se généraliser comme le sarcome et l'épithéliéma.
IL y a aussi des tumeurs mirles, composées, bénignes, seules, où coexistence d’une tumeur bénigne et d’une tumeur maligne.
En résumé donc. le sarcome et le cancer sont des tumeurs malignes, de mauvaise nature, sortes de végétations présentant ce double caractère : 1° se développer et
reprendre aussi longtemps que des germes persistent, en prenant la place des tissus sur lesquels ils évoluent ; 2° infecter, empoisonner l'organisme, en déversant dans la circulation des produits nocifs et en ouvrant la porte à de nombreux microbes. Il y a loin de cette conception à celle d'Hippocrate (460 ans av. J.-C.), pour lequel, comme pour Galien (Rome, 131 ans ap. J.-G.), la tumeur maligne est produite par l’atrabile ou bile noire ; tandis que le terme cancer. (cancer : en latin crabe), dérivé du grec, fait image, indique le caractère destructeur.
Mais l’on ne s'étonnera pas trop d'entendre le professeur P, Delbet s’écrier. : « Au point de vue de la pathogénie du cancer, nous traînons dans une ornière ; celui qui en sortira sera plutôt un fantaisiste qu'un logicien. »
Classification des tumeurs
l PseUDo-TUMEURS, FORMATIONS DE TRANSITION.
Aclinomycose.
-Pseudo-épithéliome de la vessie par Bilharzia haematobia.
Précancer, leucoplasie.
11. EXUBÉRANCES DE DÉVELOPPEMENT Où de FÉCONDATION (Roger) (x).
1° Tumeur embryogénique, greffe parasitaire : un des deux produits de la grossessé parasitaire se développe en une masse informe ou s'enclave dans l'individu sain ; embryome kystique, kyste dermoïde, compliqué, des glandes génitales ; tératome vrai, kystes coccygiens avec rudiments de membres.
»° Tumeur par vice de développement :
a) Enclavement d'un bourgeon dans les parties voisines. Ex. : kyste du cou d'origine branchiale : plicature*
de l’ectoderme produisant des kystes dermoïdes simples
(1) Prof. RoGER : La Médecine, 1920, p 329-330.
DRE Eu
de la face, du cou, des parois thoracique et abdominale,
du coccyx.
b) Hétérotopie : développement du lobe aberrant d'un organe. Ex. : néoplasme intrarénal par développement
des capsules surrénales accessoires.
c) Persistance d'organes transitoires, tel le canal de Wolf ou de Muller.
3° Tumeur par anomalie de la fécondation : kystes dermoides.
Tameur-congénitale, par enclavement.
Tumeur acquise : prolifération désordonnée de cellules ovariques par fécondation accidentelle ou d’autres CAUSES ; parthénogénèse, comparable à la segmentation
arüficielle d'œufs non fécondés.
HI. Toueurs PROPREMENT DITES, HISTOGÉNIQUES, Îor-
mées par
Des épithéliums. — Bénignes : papillome ; adénome. — Malignes : épithélioma ; carcinome.
Du lissu conjonctif. — Bénignes : fibrome ; lipome ; myxzome ; chondrome ; ostéome. — Malignes : Sarcome.
Des vaisseaux. — Angiome ; lymphangiome (endothéliome). \
Du tissu musculaire. — Lioinyome (lisse) ; rhabda-
myome (strié). |
Du lissu nerveux. — Névrome ; gliome.
Cancer d’origine congénitale
La théorie de Conheim ne se vérifie pour ainsi dire que pour les tumeurs dérivées d’un malformation congénitale : épithélioma des mâchoires provenant des reliquats paradentaires de Malassez ; cancer branchiogène de la parotide née de germes épithéliaux aberrants; tumeurs mix tes de la parotide originaires d'inclusions intraparotidiennes de débris du bourgeon glandulaire embryonnaire ; cancers branchiaux du cou et de la face rapportés aux débris épithéliaux inclus dans les fentes branchiales ; tumeurs mixtes complexes, du coccyx rattachés aux vestiges médullaires coccygiens et aux restes de l'intestin caudal'; tumeurs testiculaires par débris du corps de Wolff.
Conheim admettait que les tumeurs tirent leur origine
de cellules embryonnaires, persistant inértes chez l’adulte et se réactivant sous des influences particulières ; c'est
la théorie de l’enclavement.
Ï D'un coup "d'œil général, nous ne saisisssons pas
d'exception nette : le cancer se montre chez le mammiière domestique ou sauvage, carnivore ou herbivore ; chez l'oiseau apprivoisé ou sauvage, chez l'amphibie, chez le poisson d'eau douce ou de haute mer (?).
Hértwig, qui avait comparé la pigmentation des protozoaires, pendant la prolifération par parthénogénèse, à la pigrnentation du sarcome mélanique en développement, admit un « âge d'apparition » du cancer en étudiant la sénilité de l'actinosphaerium et du dileptus.
À la station ichtyologique de Munich, Plehn a trouvé certains cas de tumeur : myome ‘“stomacal chez le saumon, myosarcome de l'orbite de la tanche, épithéliome cutané des cyprinoïdes, etc. On a aussi décrit le sarcome fusiforme de la vessie natatoire de la morue, ete. Le cancer de la glande thyroïde des truites est très répandu dans .certains étangs de l'Allemagne du Sud, des Etats- Unis et de l'Australie ; il est contagieux. J'ai vu un très grand nombre de ces cas à Buffalo.
On a parfois rencontré des tumeurs chez la grenouille et la salamandre. Les reptiles n’ont encore présenté qu'un exemple (mais c'est une tumeur bénigne) chez le lézard.
On a décrit le cancer épithélial chez la poule (plancher
LL'opE
buccal) et le cancer de l'ovaire; ladénocarcinome de l'intestin et une formation sarcomateuse intestinale. Le corbeau et d’autres oiseaux présentent fréquemment au bec, aux pattes et aux ailes de petits noyaux durs, sorte d’épithélioma corné. J'ai vu des cas très accusés d'épithéliomatose infectieuse des volailles à l'Ecole vétérinaire de. Californie, près de Sacramento, se développant sur la crète et le bec, affection microbienne justiciable de la sérothérapie ; elle est totalement différente du sarcome ou de l’épithélioma. : :
L'influence du sexe semble être nulle. Cependant la présence du cancer du sein chez la femme a son parallèle dans la fréquence de tumeurs semblables chez les souris, les chiens, les chats ; mais la fréquence du cancer de l’utérus chez la femme est, jusqu'à présent, sans parallèle (Bashford). <
Le cancer a été constaté chez tous les mammifères domestiques : bœuf, cheval, mouton, chien, chat, surtout à la peau, au sein et aux orifices externes. ;
Sur 34 tumeurs trouvées sur toutes sortes d'animaux au jardin zoologique de Philadelphie, il y avait 18 tumeurs épithéliales, et 10 sarcomes dont 4 chez l'oiseau, ce qui indiquerait une fréquence relative des tumeurs conjonctives chez celui-ci. Sur 6 sarcomes des mammifères, 4! y en avait 3 chez le loup, r chez la souris, la chèvre et le
zèbre. Comme pour.les tumeurs humaines, le sarcome
: : de . À des souris est fréquent au siège du traumatisme. Pour
Slye, la moitié des sarcomes de la souris proviennent du tissu sous-cutané des glandes mammaires.
On constate surtout l’épithéliome chez le chien, l’épi-
théliome et le mélano-sarcome chez le cheval, le sarcomie chez le bœuf et le porc. : 3
L'attention a été attirée sur la question d'âge. C'est ainsi que Trotter, inspecteur vétérinaire à Glasgow, s’est livré à des recherches très intéressantes : en 1902, sur 62,985 animaux, il a trouvé 27 cas de cancer généralisé, sur de vieilles vaches irlandaises, soit un cas sur 2,400 animaux de tout âge, veaux compris (les tumeurs locales ne sont pas comptées dans cette statistique). En 1903, sur 47,362 animaux (bœufs, vaches, veaux), 131 cas de tumeurs malignes, dont 116 relevés sur les vaches irlandaises âgées ; la proportion de tumeurs malignes a été de 2.8 p. m. A ce sujet, Bashford fait remarquer que le nombre de vaches âgées était bien faible dans ces statistiques et en conclut : Le nombre dés cas de cancer observés dans le bétail de tout âge est plus élevé, proportionnnellement, que dans Fespèce humaine à tout âge. Ces travaux ont une valeur d'autant plus grande que l'examen microscopique a toujours été pratiqué de manière à éviter la confusion avec l’actinomycose où fout autre granulome infectieux.
En général, chez l'animal, le cancer. de la langue, de Festomac et de l'utérus est exceptionnel. Pour Lœb, la fréquence du carcinome du bœuf est de 4 pour 100.000 bêtes d’abattoir. Et l’on admet que le sarcome est plus fréquent chez les animaux que lépithélioma, ce qui semble en rapport avec l’âge, la plupart des animaux atteignant rarement l’âge de développement de l’épithélioma, surtout ceux de. boucherie, comme le bœuf, le mou-
ton, le porc et la chèvre.
# Si on peut affirmer que certaines formes malignes soient spéciales à des ordres zoologiques, on peut avancer pourtant que le chorion-épithéliome ne s’est pas retrouvé en dehors de la race humaine, ni chez les maminifères placentaires, ni chez .les aplacentaires, et ü! n'existerait pas de signe absolument sûr el caractéristique des néoplasmes chez les mammifères, les oiseaux, les amphibies, les poissons de mer et d'eau douce, si ce nest la transplantation des tumeurs mammaires de la souris, dont la vie est courte, opposée aux résultats néga-
tifs obtenus avec les tumeurs mammaires d’autres mam-
\ -mMmifères à vie longue ; quoi qu'il en soit, le cancer mon-
tre les mêmes caraclères fondamentaux chez tous les animaux qu'il affecte (Bashford). Nous devons toutefois remarquer que la propagation par la greffe se rencontre aussi dans des tumeurs bénignes. La tumeur maligne de l'animal est identique, dans ses caractères essentiels, à celle de l’homme : le carcimone à cellules squameuses, l'adénocarcinome et le sarcome sont très nets. Et elle présente également une prolifération indéfinie des cellules parenchymateuses.
L'étude reste compliquée, si lon observe que, chez les animaux, il est actuellement impossible, avec le mieroscope seul, de différencier du sarcome certaines tumeurs granuleuses infectieuses; mais les différences deviennent nettes grâce à l’expérimentation, qui permet d'éviter l'erreur. Celle-ci aurait été faite par Sticker, qui a étudié, à l’Institut d'Ehrlich, une affection répandue’ chez les chiens et à interprété la transmission expérimentale de’ cette maladie comme uné transplantation satisfaisante
du sarcome. On peut étudier cette affection dans des conditions très favorables, dit Bashford, lorsqu'on a des races précieuses de chiens et que lon tient compte de toutes les données antérieures. Or, au microscope, cette tumeur granuleuse ressemble à un sarcome à cellules rondes, « mais elle ne se transmet que par le contact, et dans 17 cas le résultat a toujours été positif ».
Cependant Sticker infecte à volonté de nombreux chiens par l’inoculation de ces granulomes dans l’abdomen, sous la peau et même dans le cerveau. À noter que le vieux chien présente fréquemment ces tumeurs au même titre que l'homme.
Considérant l'extension du cancer dans toutes les races humaines et chez les vertébrés dans la diversité d’alimentation, d'habitat et de conditions de vie, cerlains S'aulorisent à conclure que les agents extérieurs, l'alimenta lion, — certaines régions équatoriales ou, froides étant exceplées, — le milieu, auraient une influence causale accessoire. La tumeur produite par Finoculation expérimentale se développe par division des cellules du néoplasme dont elle présente toutes les phases d'évolution ; et puis, l'expérience ne réussit que chez les animaux de même. espèce, échouant pour Jes espèces voisines ; et tout agent qui détruit la vitalité cellulaire fait échouer (?) la transplantation, montrant que le virus est un produit
vivant (Robson).
BREST: un
Certaines contrées jouiraient d’une immunité presque complète (îles Féroë); le cancer est très rare en Islande et ‘au Groenland; de même dans les régions tropicales et soustropicales d'Amérique, tandis que dans les autres, répondant aux latitudes européennes, il serait de même fréquence. Le cancer est peu fréquent dans les régions sud-ouest de l'Asie, la Syrie, la Perse, les Indes: en Egypte, dans l’Afrique centrale, la côte ouest de l'Afrique, la Sénégambie (Hénocque). S'il est rare dans certaines régions de la Chine, il serait fréquent à Canton et au Japon. Il serait très rare aussi chez les malades dés hôpitaux de Calcutta ; ce-pendant, certaines contrées des Indes présenteraient un assez grand nombre de cancéreux, ce qui ne serait pas sans rapport avec les affections du foie. Le cancer se montrerait-il chez les peuples dont les conditions de bienêtre sont les plus développées, chez les Européens? Serait-ce surtout une affection résultant des habitudes de vie, des perfectionnements de la civilisation? Marc d’Espine admet que la mortalité du cancer dans les classes riches est de 106 p. m. et dans les classes pauvres de 78 p. m. Mais les conclusions émises il y a quelques années
ne reposent pas toujours sur des données définitivement démonstratives.