II. Influences diverses
Professions : Les cas seraient plus fréquents parmi les travailleurs des champs et dans l’industrie textile ; pour Peyne, certaines professions, en Angleterre, dépassent la moyenne : brasseurs, aubergistes, marins, journaliers, bouchers. On connaît bien le cancer des ramoneurs, goudronneurs, parafineurs et des ouvriers en briquettes de houille, par irritation de la plaie ; le cancer des mineurs inhalant des poussières contenant du cobalt ou de l'arsenic ; le cancer des radiographes. (Bayet a étudié le cancer des houilleurs).
Sexe : Pour certains, de 25 à 30 ans, et surtout de 30 à ho ans, il meurt plus de femmes que d'hommes (ec. de lutérus, du sein); de 50 à 60, la même proportion se maintient, puis, au delà, c’est l'homme qui l'emporte : pour d’autres, il n’y a pas‘de différence de sexe. |
Age : Pour Reiche, on compterait, pour mille : 0,19 cas jusqu'à 30 ans ; 7, de 30 à 40 ; 32, de /o à 50 ; 53, de 5o à 60 ; r19, de 66 à 50 ; 149, de 70 à 80.
Irritation : Ce sont les organes le plus facilement irrités qui présentent les plus nombreux cas : lèvres, langue, estomac, sein; utérus. Le cancer peut se greffer sur un
ancien ulcère (de l'estomac), un lupus, une cicatrice ; un
choc sur l'estomac ou un corps étranger dégluti peut être,
suivi de cancer. La syphilis ouvre fréquemment la porte
au cancer, surtout, à. la lèvre et à la langue chez de: fu-
meur. Un trauma unique, un choc, donnerait plutôt lieu
au sarcome, et l’irritation répétée ou chronique à l’épi-
Hiélonmie rer 4 see <
Des organes du tube digestif, celui qui résiste le mieux
au cancer, C’est le jejunum, lequel peut suppléer lestomac chargé de la digestion des ‘albuminoïdes, et le 2TOS
intesin. La stagnation et l'acidité de l'estomac et du gros
intestin y favoriseraiént le cancer, que l’on rencontre ra-.
rement dans l'intestin grêle, alcalin. ;
Contagion et infection : I s'agit d'ordinaire d'une greffe. Behla, ayant observé 1 Cancer sur a décès à Luckau, attribua celte: féguonte en Débtie à l'alimentation par des choux qui, dans la région, sont souvent infectés par un parasite, Plasmodiophora Brassicax : éhampignon endo-ceilulaire d'aspect analogue aux inclusions des cellules cancéreuses ; mais l'inoculation à l’animal n'a pas produit de tumeur. |
Le dit CGANGER DES ARBRES a une allure spéciale : les végétaux n'ont pas d'appareil circulatoire et leurs cellules sont immobiles ; Brezinsky y a trouvé un bacille : Bacterium mali pour le pommier, B. pyri pour le poirier ; B. coryli pour le noisetier.
Chez les plantes on voit fréquemment des tumeurs déterminées par des parasites : galles des feuilles de chêne
causées per un insecte Hyménoptère, Je Cynips, consti-
tuant des réserves alimentaires: pour la larve, sans avantage pour l'arbre qui ne fait que s y VAR La ee RE?
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une hypertrophie des tissus déterminée par le parasite. Le puceron Phylloxera attaque la racine de la vigne qui 16actionne par la formation de petites galles, mais s’int{o-. xique eh dépérit. Le Blastophage, insecte hyménoptère, et le Figuier sont en mutualité; le premier réalise la pollinisation des fleurs femelles, tandis que la réaction qu il détermine assure son alimentation en même temps que - la maturation des fruits.
Pour Smith, la galle de courenne de certains végétaux qui présente une évolulion identique au cancer animal, est déterminée par une bactérie vivant à l’intérieur de la cellule exubérante. :
En examinant les Sequoia en Californie, je n'ai pas été peu surpris de voir des excroissances diverses sur le pied des vieux arbres, jusqu’à un mètre de hauteur ; j'en ai
remarqué aussi sur un adulte.
Elevages infectés : Le laboratoire de Buffalo s'était adressé à 325 ‘éleveurs de petits animaux, promettant 25. dollars par animal cancéreux : un éleveur envoya 18 souris femelles avec cancer, un second à autres spécimens et deux autres chacun une tumeur; par contre, il n'y avait pas de tumeur dans un élevage de douze cents souris, Lorsqu'une souris s’infecte dans une cage, on a vu toutes ou presque toutes les souris devenir successive ment cancéreuses. La pérennité de la cellule cancéreuse est de haute importance ; et la réalité d'élevages particulièrement cancéreux, qui paraît établie, constitue, pour Borrel, le meilleur argument en faveur de la théorie paräsitaire du cancer.