SECOND MÉMOIRE
Les symplômes, les lésions et la bactériologie de la fièvre jaune, aussi bien cbez l'homme que chez les animaux, font présumer l'existence d'un poison spécifique produit par le bacille ictéroide cl capable de provoquer, à lui seul, tout le tableau morbide que nous avons déjà décrit.
En outre, le petit nombre des bacilles rencontrés chez les malades et la violence des symplômes qu'on provoque chez les chiens, tout de suite après l'injection intraveineuse de cultures relativement peu abondantes, font supposer que ce poison doit être très énergique. Il était donc intéressant d'étudier son action dans l'organisme animal.
Pour ces recherches, je me suis toujours servi de cultures de 13-20 jours, filtrées à travers la bougie Ghamberland, et faites dans du bouillon ordinaire de viande peptonisé.
La toxine ainsi préparée a été ensuite essayée chez le cobaye, le lapin, le chien, la chèvre, l'âne, le cheval et l'homme.
l'intoxication chez les cobayes et les lapins.
Ces animaux ne constituent pas un bon terrain pour l'étude de la toxine; les résultats obtenus avec eux, après l'injection sous-