‹ Étiologie et Pathogénie de la PellagreChapitre 11 sur 23 · DE SERGENT · texte numérisé non relu

DE SERGENT

R... (B.), âgée de quarante-cinq ans, entre le 25 juillet 19 0, Balle Littré, lit n° 7, à l'hôpital Saint-Antoine.

Il est impossible d'obtenir des renseignements utiles en l'interrogeant, car elle se contredit constamment et divague, Mais 8a famille nous apprend que son pére est mort tuberculeux, qu’elle-méme a eu la rougeole à six ans, qu'elle à été réglée à dix huit ans, mariée à dix-neuf et à eu une fille, e

Le début de sa maladie remonte à six ou sept mois, il aurait été provoqué par les mauvais traitements que lui faisaitsubir son mari et par l’état de dénuement dans lequel il la laissait.

Les premiers symptômes observés auraient consisté en troubles mentaux avec amnésie et idées de persécution, la malade accusait son entourage de vouloir l’empoisonner,

Quand elle entra dans le service, elle fut considérée tout d’abord comme une paralytique générale. Mais la constatation d’un érythéme bien particulier, localisé au dos des mains, fit songer à la vellagre. |

En l’exarminant, on constata des signes non douteux de tuberculose

au sormet gauche, des traces d’albumine dans les urines, une atro-

phie manifeste du foie ; elle présentait en outre une anorexie complète et avait une diarrhée continuelle, Le diagnostic de pellagre se trouvait ainsi confirmé par la coexis-

tance de trois ordres principaux de symptômes : l’érythème, les trou-

bles mentaux, les troubles digestifs.

LE AD La cachexie fit des progrès rapides et la malade succomba le 7 sep-

tembre 1900.

(L'autopsie a été reprodu:te ailleurs).

REMARQUES. — Nous attirons l'attention: Sur les troubles mentaux apparus pendant la période prodromique.

Sur l'erreur du diagnostic du début.

Sur notre trépied symptomatique, qui a été relaté très soigneusement dans cette observation de M. Sergent.

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